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SPÉCIALISATION DU PRODUIT ET MARCHÉS ÉTRANGERS : LES OBJECTIFS DU SECTEUR DES MACHINES POUR LE TRAVAIL DU MARBRE
« Une spécialisation encore plus importante du produit, une nouvelle politique tarifaire et une rationalisation de l'approche des marchés ». Ce sont les réponses données par les fabricants italiens de machines pour le travail du marbre à la crise économique mondiale, explique Flavio Marabelli, président honoraire de Confindustria Marmomacchine. « Au niveau gouvernemental, continue monsieur Marabelli, ce sont Confindustria et Federmacchine qui ont donné le coup d’accélérateur décisif permettant au secteur de sortir de la crise avec la promulgation d'une loi appelée TremontiTer instituant la défiscalisation des investissements dans de nouvelles machines et dans de nouveaux équipements. Il faut souhaiter que cette mesure soit prolongée jusqu’à fin 2010 ».
Pour le secteur des machines pour le travail du marbre, les exportations sont très importantes. « L’Italie, continue encore monsieur Marabelli, a toujours été et reste le leader de la technologie d’extraction et de travail du marbre et des pierres naturelles en général. Cette place de leader a permis aux fabricants italiens d’être présents dans toutes les régions du monde, avec une propension à exporter qui représente 65 % de la production totale. Pour protéger le leadership du Made in Italy dans ce secteur, nous avons également créé un label identifiant les machines de travail du marbre 100 % italiennes : le label « MARMO MACCHINE ».
À l’échelle internationale, la crise a bien évidemment eu un impact significatif sur les exportations des entreprises marbrières avec une baisse de 32 % en 2009 par rapport à l’année précédente qui est plus ou moins comparable avec les baisses enregistrées dans d’autres secteurs. Mais les conséquences du resserrement du crédit ont également entraîné une intéressante et profonde refonte des marchés de référence. Comme l’a souligné le centre d’études de Confindustria Marmomacchine dans son rapport, « les États-Unis, qui étaient jusqu’en 2007 le marché le plus important et le plus intéressant pour les fabricants italiens de machines, d’équipements, d’outils et de consommables pour la transformation lapidaire, ont inexorablement chuté à la cinquième place du classement des principaux pays acheteurs ». Par ailleurs, les exportations à destination de deux autres marchés de premier plan pour les produits italiens, la Russie et l'Inde, sont également en baisse.
Parallèlement, on constate l’émergence de nouveaux clients importants. « Pour l’année 2009, le premier marché est en effet l’Égypte dont les importations totales de technologies italiennes atteignent presque 42 millions d‘euros ». L’Algérie occupe la deuxième place. « Les achats de technologies italiennes y ont enregistré une hausse remarquable de 140 % » souligne le Centre d’études. À la troisième place, on trouve l'Arabie Saoudite où, « peut être aussi en raison des investissements remarquables dans le secteur de la construction qui visent à transformer dans les prochaines années l’aménagement urbain du pays, les achats de machines italiennes ont enregistré une hausse de 26 %, soit l’équivalent de 35 millions d’euros d’importations ». La Chine occupe quant à elle la quatrième place avec une hausse de 40 % environ de ses importations de technologies lapidaires italiennes. Parallèlement, on observe un fléchissement sur les principaux marchés européens.
Les mutations importantes de la répartition géographique des exportations posent un défi vraiment stimulant au secteur. « L’aspect positif d’une crise hors normes comme celle-ci, continue monsieur Marabelli, est d’avoir véritablement marqué une rupture avec des schémas habituels de penser et d’aborder les marchés. Les entreprises ont été contraintes de repenser leurs politiques commerciales, d’imaginer de nouvelle solutions, de trouver de nouvelles dynamiques et de nouveaux réseaux promotionnels. Par chance, les entreprises italiennes sont depuis toujours maîtres dans l’art de se renouveler en inventant de nouvelles façons de faire des affaires ». Et la capacité à innover et à se renouveler sera déterminante pour le secteur du marbre, y compris dans les mois à venir. Selon le président honoraire de Confindustria Marmocchine, « l’année 2010 sera certainement une année encore difficile, mais nous nous attendons à une confirmation des signaux de reprise reçus au cours du premier semestre. Le chemin à suivre pour sortir de la crise sera encore long et semé d’embûches, surtout pour les fabricants de biens d’équipements. C’est la raison pour laquelle la collaboration dans le domaine de la promotion et de la formation professionnelle à l’étranger développée conjointement par l’Institut national italien pour le Commerce Extérieur (ICE), le Ministère italien de l’Économie et le Ministère italien des Affaires Étrangères, reste très importante et, en tant qu’association, nous espérons réitérer les excellents résultats obtenus ces dernières années dans ce domaine ».
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