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LA STRATÉGIE DU BOIS ITALIEN POUR RENOUER AVEC LA COMPÉTITIVITÉ : EXPORTER POUR FAIRE FI DE LA CRISE ET REDÉMARRER LA CROISSANCE
La baisse de la consommation imposée par la crise ne modifie en rien les résultats des exportations pour l'industrie italienne du bois qui, cette année aussi, confirme sa présence sur les marchés internationaux.
Le marché intérieur freine le secteur alors que le marché extérieur se positionne en première place et devient « le point d’ancrage de tout le secteur ». Tel est l’avis du président de FederlegnoArredo, Roberto Snaidero, qui, en faisant référence aux résultats des exportations pour 2011, envisage pour l'industrie du meuble de nouvelles missions, plus intéressantes, hors du continent et véhiculant la griffe made in Italy.
Pour le président de l'association professionnelle, la récession de 2009, qui a vu les exportations chuter à moins de 1 %, est loin. Le secteur s’appuie désormais sur un taux rassurant de +5,1 % des exportations enregistrées en 2011. En somme, tout l’ensemble des producteurs nationaux a traversé une mauvaise passe et revient maintenant sur le devant de la scène. « Les résultats des stratégies de commercialisation extérieure - commente Roberto Snaidero – traduisent les efforts accomplis par le secteur pour vaincre la crise. La récupération rapide des marchés étrangers doit représenter une claire priorité pour nous et notre pays ».
La balance commerciale est positive avec 10, 5 milliards d’euros mais le marché intérieur empire : la consommation nationale est descendue à 13 milliards contre les 14,4 milliards de 2010.Pour le secteur du bois et ameublement-bâtiment, des nouvelles positives arrivent du marché étranger avec une hausse des ventes de 5,9 % alors que le marché national n’a enregistré qu’une hausse de 0,7 %LA STRAT. Les performances de l'export du secteur ameublement compensent dans ce cas aussi les données du marché intérieur qui peine à croître. Il faut actionner le levier de l'international, les chiffres concernant le domaine de l'ameublement le disent aussi : l'augmentation de l'export global pour 2011 a été de 5 % contre 4,1 % pour les importations.
« L'internationalisation - poursuit Roberto Snaidero - est un impératif auquel la fédération ne peut pas se soustraire : la recherche de nouveaux marchés étrangers représente une priorité absolue, qu'il faut affronter en développant des relations B2B que la fédération développe depuis longtemps ». En somme, les acteurs nationaux de l'ameublement se sont imposés de raisonner maintenant en termes toujours plus délocalisés et d'encourager les nouvelles incursions territoriales, comme ce qui est advenu au cours des missions vers les pays émergents de la région des Balkans et du Moyen-Orient. De telles interventions fortes vers l'étranger sont parties d'initiatives promotionnelles de grande envergure, comme la création des salons du WorldWide. Le calendrier 2012 compte également des projets en direction des marchés turc, chinois et américain.
Place donc à l'international et aux productions de qualité made in Italy qui trouveront leur juste place dans les salons des secteurs ameublement et bois.
Il serait exagéré d'affirmer que le mérite revient exclusivement à l'export, mais il également vrai que la rançon de la crise et la projection vers les horizons futurs est due en grande partie aux politiques internationales adoptées. Un fait désormais acquis et, avant même les producteurs, les évolutions du marché le disent.
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