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TECNOLOGIE ET RESPECT DE L’ENVIRONNEMENT POUR LES MACHINES AGRICOLES SIGLÉES TONUTTI
Avec 98 % du chiffre d’affaires qui provient des exportations, une tradition familiale dans la production de machines agricoles qui se perpétue depuis 1864, le respect de l’environnement et du secteur des énergies renouvelables qui est désormais devenue la véritable valeur ajoutée. Ce sont les atouts du groupe Tonutti dont le siège est situé à Remanzacco, dans la région du Frioul-Vénétie Julienne, et qui possède des bras opérationnels en Italie, Russie et aux États-Unis. Nous avons rencontré son président, Carlo Tonutti, et nous lui avons demandé quelles « armes » avaient permis à son entreprise de faire face à la crise économique mondiale, quels étaient les marchés étrangers les plus importants et quelles valeurs constituaient l'héritage de son entreprise.
Monsieur Tonutti, votre secteur n’a pas été épargné par la crise de ces dernières années. Comment avez-vous réagi ?
Nous avons en effet été touchés. Cette année a été celle de la stabilisation, après la crise. 2012 sera l’année de la reprise effective.
Nous avons réagi en misant sur la R&D et sur le capital humain sur lesquels il est utile de s’appuyer en temps de crise pour résoudre des dysfonctionnements éventuels.
Dans quels pays le groupe Tonutti est-il présent dans le monde ?
Depuis 1985, nous sommes présents aux États-Unis et au Canada d’où sont parvenus les premiers signes de faiblesse en raison des taux de change défavorables, il y a 10 ans déjà. Nous nous sommes alors tournés vers le marché russe où, dans la région de Perm, en 1997, nous avons ouvert le premier (et pour l’instant le seul) district industriel de machines agricoles italiennes du pays.
En ce qui me concerne, j’ai toujours été convaincu de l’importance de la production locale et pour nous l’expérience a été concluante aussi bien aux États-Unis (l’un des sites de Tonutti Group se trouve à Memphis n.D.r) qu’en Russie. Nous sommes par ailleurs présents dans d’autres pays, y compris dans des réalités importantes comme en Chine et en Inde.
Dans quelle mesure le fait de croire à l'internationalisation a été important pour votre groupe industriel ?
Cela été fondamental. Je me souviens qu’à mon arrivée dans l’entreprise en 1972, j’ai compris que le marché italien était devenu trop « étroit » pour tous les producteurs. J’ai fait mon premier voyage aérien, au Pakistan et, dès lors, je n’ai pas arrêté de prendre l’avion pour me rendre dans les quatre coins du monde. Aujourd’hui, je suis convaincu qu’il est fondamental d'investir dans des pays qui, en raison de leur superficie, sont devenus de véritables continents, comme la Russie et la Chine, et de se rapprocher d’une réalité aussi complexe que celle de l’Amérique du Sud dont chaque état peut apporter des satisfactions. Il reste que le continent africain n’a jamais été suffisamment exploré.
En tant que groupe, vous avez investi dans les énergies renouvelables. Pouvez-vous nous parler des projets concernés ?
Il s’agit notamment de la production de biogaz, de biodiesel et de biomasse. Notre mécanisation agricole est à l’avant-garde dans la réduction des émissions de CO2 et trouve également des applications utiles dans le domaine des énergies propres.
Que reste-il aujourd’hui de la tradition ?
Il nous reste surtout un merveilleux musée qui raconte l’histoire de la mécanisation agricole et des valeurs telles que la protection de l’environnement.
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