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L’ITALIE DE LA « PUISSANCE FLUIDE » Á LA MDA DE BANGALORE POUR EXPLORER L’INDE
L’industrie italienne du secteur oléo-hydraulique et pneumatique est prête à tester le marché indien : sous l’égide de l’ICE ( l’institut national pour le commerce extérieur) une escouade nourrie de Pmi – productrices d’appareillages qui trouvent leur champ d’application dans différents secteurs, des engins de terrassement aux engins de construction, des machines textiles aux machine agricoles – s’apprête à participer à la première édition de l’Iternational Trade Fair for Motion, Drive and Automation (MDA INDIA).
Le début de MDA INDIA (www.mda-india.com) est prévu pour la période du 4 au 7 décembre 2007 dans le nouveau complexe Bangalore International Exhibition Center (Biec) de la ville indienne. Le choix de ce lieu n’est pas un hasard : la région de Bangalore est la plus industrialisée de l’Inde et, en son sein s’y concentrent les plus importantes industries mécaniques, d’ingénierie, chimiques, textiles, avec également d’importantes représentations des domaines de la sidérurgie et de la métallurgie.
Les perspectives du marché indien dans le secteur de l’automation sont accueillantes : même si le taux de diffusion des quatre roues par millier d’habitant est de 80 à 100 fois inférieur à celui des marchés occidentaux plus anciens (Allemagne, Etats-Unis, Royaume-Uni), l’Inde a le potentiel pour devenir l’une des cinq premières économies mondiales dans l’automation d’ici à 2025. Les dernières données disponibles par rapport à la production de camions et de semi-remorques placent déjà l’Inde au quatrième rang mondial, avec un taux de croissance annuel de 32%. Dans le secteur agricole – champ d’application privilégié pour les produits oléo-hydrauliques (de transmission et d’axes ) – le sous-continent indien se vante d’un taux de mécanisation agricole moyen (18 tracteurs pour 1000 hectares par rapport aux 28 tracteurs pour 1000 hectares des agricultures développées aux Etats-Unis et en Europe). Et s’il est vrai que l’industrie indienne des moyens mécaniques pour l’agriculture est mûre et laisse peu de place aux occidentaux, le scénario local offre quand même de bonnes opportunités de délocalisations, peut-être avec des jv italo-indiennes, pour produire à des coûts plus compétitifs.
L’objectif de la participation italienne est donc d’accroître parmi les opérateurs indiens la connaissance des technologies italiennes dans le secteur de l’oléo-hydraulique, de la pneumatique, et des organes de transmission et d’engrenages. Et, dans le même temps, de favoriser le développement graduel des rapports de collaboration industrielle et commerciale entre les entreprises italiennes et indiennes. Les conditions sont particulièrement favorables, surtout pour les engrenages et pour les mécanismes de transmission : l’Inde est en expansion continuelle en tant que marché d’importation et de production mécanique et les opérateurs étrangers peuvent satisfaire la demande de mise à jour technologique de l’industrie locale de secteur.
Un autre élément qui devrait favoriser la pénétration sur le marché local, c’est la traditionnelle tendance à l’export de ce secteur : en 2006 l’industrie italienne de la « puissance fluide » (pompes, moteurs, cylindres, appareils de lubrification, composants pour le vide) a marqué un progrès de 13% dans l’oléo-hydraulique et de 18% dans la pneumatique. Des augmentations à deux chiffres ont également été enregistrées pour la production, qui a marqué dans les deux champs des progrès respectifs de 12% et de 15%. Une période positive qui devrait se poursuivre en 2007 : comme relevé par l’association de secteur Assofluid (www.assofluid.it), la dynamique des commandes à fin 2006 (+20%) laisse présager d’une année excellente. Pour la dernière année, la valeur du marché italien de l’oléo-hydraulique et pneumatique s’est confirmée à une part de marché de 2,2 milliards d’euros, dont 1,6 milliards pour l’oléo-hydraulique. La valeur de l’export s’est confirmée à 1,6 milliards d’euros, dont 1,3 pour l’oléo-hydraulique. Le secteur comptera environ 470 entreprises (dont 350 dans l’oléo-hydraulique), pour la grande majorité des Pmi.
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