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LE MADE IN ITALY SOUTIENT L'EXPORTATION MALGRÉ LA CRISE
Le Made in Italy soutient les exportations italiennes malgré la crise économique globale. D'après le Rapport I.C.E. 2008-2009 basé sur les données de l’Istat (l’institut national de statistique), elles sont restées relativement stables, avec une légère augmentation de 0,3 % en 2008. Le premier importateur de produits italiens est l’Allemagne, malgré une diminution de 1,3 % des exportations à destination de Berlin. La France qui enregistre une baisse de 2,5 % est en deuxième position, suivie de l'Espagne qui reste troisième avec, cependant, une diminution plus nette, de 12,7 %. Les États-Unis, qui ont réduit leurs importations italiennes de 5 % sont quatrièmes. Les nouveaux marchés des pays de l’Est et de l’Asie sont toutefois très prometteurs pour les produits italiens. Dans le palmarès des pays importateurs de produits italiens, la Russie a progressé et arrive en septième position (+ 9,5 %). Les exportations italiennes vers la Chine ont augmenté de 2,5 %. Dans le classement, la Chine (14ème) et le Japon (17ème) conservent leurs positions. En revanche, les importations italiennes ont progressé de 1,1 %, notamment depuis les pays exportateurs de matières premières énergétiques comme la Lybie (qui passe de la huitième à la cinquième place), la Russie (sixième) et l’Algérie (+ 4,1 % par rapport à 2007) qui gagne deux places dans le rang des principaux fournisseurs de l'Italie.
Sur le plan de la répartition territoriale des exportations, l’année 2008 a été marquée par une baisse significative de part de l'Italie centrale et du nord-est, principalement due aux pertes de la Vénétie, de la Toscane et des Marches, dont l’exportation a fortement pâti de la crise économique globale, notamment dans les secteurs traditionnels. L’Émilie-Romagne a, par contre, enregistré une nouvelle augmentation de part, poursuivant sa disposition au développement, en cours depuis de nombreuses années. Une croissance des exportations, supérieure à la moyenne nationale, est à noter aussi dans les Abruzzes, favorisée surtout par le marché de l'automobile.
Dans l’industrie, le solde manufacturier enregistre une nette progression (de 51 à 62 milliards d’euros), due à une diminution des importations supérieure à celles des exportations. Des progressions sont à noter dans d'autres secteurs, notamment les moyens de transports (de - 6,4 à - 2,8 milliards d’euros), la métallurgie (de -6,3 à -3 milliards), la mécanique (de 48 à 50 milliards), des produits alimentaires (de -4,4 à-3,3 milliards) et l’habillement (de 4,2 à 4,3 milliards). Certains secteurs de spécialisation traditionnelle (textile, chaussures, électroménager, ameublement, bijoux) sont en contre-tendance ; la baisse des exportations a été tellement forte qu’elle a provoqué une aggravation du solde.
Les données disponibles sur les cinq premiers mois de 2009 enregistrent un solde négatif de 3,5 milliards d’euros, en nette diminution par rapport à la même période de 2008 (-6,2 milliards). Dans un contexte global de réduction des échanges, le résultat positif des exportations italiennes en Chine ressort nettement. Elles ont augmenté de 1,3 % sur les cinq premiers mois de 2009 (de 18,9 % en mai seulement) grâce, surtout, au bon résultat de la mécanique.
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