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DES ŒUVRES D’ART PROTEGEES PAR LES SYSTEMES DE SECURITE MADE IN ITALY
Les entreprises italiennes de la sécurité ont atteint un degré de spécialisation dans des secteurs hautement technologiques qui leur a permis de devenir une référence d'excellence au niveau international au point d'être convoitées par les plus grands groupes mondiaux du secteur. « Les grandes multinationales - explique Franco Dischi, président de l’association de catégorie Assosicurezza - souhaitent souvent acquérir ces entreprises pour s’approprier leur savoir-faire et développer leur activité ». Les profils les plus recherchés sont les sociétés spécialisées en protection de grands risques comme les aéroports et les installations militaires ainsi que les sociétés opérant dans la protection de biens culturels.
Assosicurezza regroupe les fabricants et les distributeurs italiens de technologies électroniques ou mécaniques. « Dans la sécurité électronique - explique F. Dischi - la part la plus significative en termes de solutions est celle de la vidéosurveillance, de la détection et du contrôle des incendies, suivie des produits et systèmes antivol, anti-intrusion et de contrôle d’accès ». Les solutions de sécurité mécanique se côtoient au quotidien : on retrouve les « sas » (entrées de banques avec détecteurs de métaux), les portillons d’accès, les coffres-forts, les coffrets de sécurité, les trésors permanents et les distributeurs automatiques de billets.
En 2007 (dernières données disponibles), le chiffre d’affaires de la filière sécurité et automatisation des bâtiments a augmenté de 5,7%, mais les systèmes anti-intrusion italiens ont enregistré une croissance plus marquée (+7,5%) grâce aux ventes d’installations avec des caméras à circuit fermé. Les ventes de ce secteur ont progressé de 17,8%. Globalement, la filière a réalisé un chiffre d’affaires de 1,9 milliards d'euros, avec une part d'exportation de 11,5%, dont la valeur a augmenté de 3,9%, atteignant 214 millions d’euros. Le principal débouché a été l’Europe qui a absorbé 89,4% du total des exportations. Le secteur montre, cependant, des signes de repositionnement sur les marchés d’exportation : la demande a davantage augmenté dans les pays européens hors de l’UE à15. Les parts d’exportation dans les autres macro-zones de destination sont relativement stables, avec l’Asie en tête (7,4%).
Dans un contexte global très concurrentiel, les entreprises italiennes se sont elles aussi engagées dans l'externalisation de la production. « Aujourd’hui - observe F. Dischi - il n’est plus raisonnable de tout réaliser en interne. Des économies d’échelle doivent être faites en confiant à des sous-traitants spécialisés la fabrication de pièces accessoires comme les boîtiers, les coffrets électriques et les fusions ». Avez-vous des solutions personnalisées pour résoudre des problèmes spécifiques ? « Une étroite collaboration est alors établie avec des fournisseurs étrangers très spécialisés », souligne le président d’Assosicurezza.
Il n’est pas toujours facile pour les PME italiennes du secteur d’opérer dans un contexte global. Le rôle de l’association est en ce sens stratégique, car Assosicurezza peut rassembler les opérateurs qui souhaitent participer aux salons mondiaux du secteur, en leur assurant une assistance complète à des coûts inférieurs à ceux du marché. « Il existe - ajoute F. Dischi - de nombreuses opportunités de collaboration sous diverses formes avec l’ICE, l’Institut italien pour le Commerce Extérieur : voici quelques années, l’ICE a, par exemple, traduit en anglais un important manuel édité par notre association qui traitait des technologies de sécurité les plus actuelles ».
La protection du patrimoine artistique est un autre champ d’application du savoir-faire des entreprises italiennes. Un savoir-faire acquis « sur le terrain » national, qui recèle plus de 50% du patrimoine historique et artistique mondial. La protection des biens culturels implique les entreprises italiennes depuis des années sur plusieurs fronts : Assosicurezza a notamment rédigé des cahiers des charges qui permettent, en les appliquant, de réaliser des installations dans les règles de l’art et conformément aux normes en vigueur en matière de protection et de sauvegarde des biens culturels. Dans les pinacothèques et les galeries, les entreprises italiennes ont mis au point des systèmes ad hoc pour la protection de tableaux et de sculptures. « Ces systèmes étant très flexibles - conclut F. Dischi - ils s’adaptent aux différents agencements des salles d’exposition. Dans ce cadre, nous avons obtenu de grands résultats de collaboration internationale pour la mise en sécurité d'un important musée de Caroline du Nord». Les références acquises sur le terrain permettront aux entreprises italiennes qui ont participé au projet de trouver demain de nouveaux débouchés commerciaux aux États-Unis.
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