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L’EXCELLENCE DU VIN ITALIEN NE CONNAÎT PAS LA CRISE
La notoriété de la marque, l’importance des sols, la qualité du cépage, le millésime, le rapport qualité/prix constituent le règlement moral dont s'inspirent la plupart des producteurs de vin italiens, basé sur ces cinq critères, véritables références pour quiconque envisage de se lancer sérieusement dans le vin en Italie et d’exporter avec succès. « Ces principes de base - explique Lamberto Vallarino Gancia, depuis plus d’un an à la tête de Federvini, fédération des industries des producteurs, exportateurs et importateurs de vins, eau-de-vie, liqueurs, vinaigres et assimilés - ont permis, en situation actuelle de crise économique globale, au secteur vitivinicole de se maintenir. Il en va de même pour l’exportation, où notre filière continue à être largement en tête dans l’industrie alimentaire ». Le secteur a en effet atteint 3919,4 millions d’euros en 2008, dépassant la pâtisserie (2274,9 millions) et les pâtes (2016,5 millions). Les chiffres confirment donc que le vin italien, en dépit d’une crise qui n’épargne personne, est en excellente forme et continue à représenter l'un des fleurons de l'exportation nationale, une carte de visite de l'excellence italienne.
Le fait que sur le front interne, la consommation de vin ait constamment baissé au cours des neuf dernières années, passant de 31 millions d'hectolitres en 2000 à 25,4 millions d'hectolitres n'inquiète pas : il s'agit avant tout d'un phénomène que connaissent tous les pays producteurs. Ensuite, ajoute Vallarino Gancia, « les données confirment une tendance de la consommation qui favorise le produit de qualité. En Italie, une sagesse dans la façon de boire s’est affirmée, entrant dans le cadre d’une culture responsable et civile. Nous sommes heureux d’avoir fortement contribué à la naissance de cette culture. Autrement dit, en Italie on boit moins mais mieux, selon la définition de « style méditerranéen » commun à d’autres pays tels que la France et l’Espagne. La baisse des volumes n’est donc non seulement pas significative, mais réellement conforme à nos attentes. En revanche, le résultat économique - souligne-t-il - peut sans aucun doute être qualifié de positif ».
En attendant, les vendanges 2009 avancent toutes voiles dehors, laissant prévoir des résultats qualitatifs, quantitatifs et commerciaux exceptionnels. « Nous prévoyons un excellent millésime - souligne encore le président de Federvini - tant au niveau de la qualité du raisin que de la quantité. Ce succès provient sûrement, en partie, des conditions météorologiques particulièrement favorables, qui devraient permettre à l’Italie de confirmer sa deuxième place parmi les pays producteurs. Les vendanges sont donc conformes aux prévisions et aux attentes de tous les opérateurs du secteur. Par ailleurs - conclut Vallarino Gancia - des succès devraient venir couronner les produits typiques ».
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