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LA MÉCANIQUE ITALIENNE MISE SUR LES EXPORTATIONS ET SURMONTE LA CRISE
« La mécanique italienne est un secteur sain qui possède les ressources pour remonter la pente. » Cette analyse de Sandro Bonomi, président d’Anima, une organisation qui, dans le cadre de Confindustria, représente les différentes entreprises de la mécanique, est placée sous le signe de l’optimisme. Les secteurs de référence d’Anima sont : les machines et les installations de la production d’énergie et de l'industrie chimique et pétrolière ; le montage d'installations industrielles ; la logistique et la manutention des marchandises ; les technologies et les équipements pour produits alimentaires ; les technologies et produits pour l’industrie ; les installations, machines et produits de construction ; les machines et installations pour la sécurité de l'homme et de l'environnement ; les constructions métalliques en général. Environ 200 000 personnes sont employées dans ce secteur, pour un chiffre d’affaires de plus de 40 milliards d’euros et une part des exportations sur le chiffre d’affaires égal à 55 %.
« Certains secteurs, explique M. Bonomi, avait déjà au cours du mois d’avril montré des signes de reprise, comme celui de l’alimentation et de l’énergie, et ces signaux semblent se renforcer au cours du second semestre. Les autres secteurs semblent quant à eux avoir largement accusé le coup par rapport à d’autres, mais, d'une manière générale, l'augmentation des commandes, qui consolide le climat de confiance, alliée à une légère reprise des investissements, renforcent le sentiment que la fin de la crise est pour bientôt. » Et ce sentiment est d’autant plus confirmé par la dernière enquête conjoncturelle d’Anima, relative au troisième trimestre 2009, menée sur un échantillon de plus de 400 entreprises : la majeure partie de ces entreprises estime que les niveaux de production, l’emploi et les investissements ont atteint un degré de stabilité satisfaisant.
Pour sortir de la crise, le secteur mécanique s’en remet avec décision à sa vocation aux exportations, qui est depuis toujours sont point fort. L’un des marché les plus intéressants sur lequel il convient de miser est sans aucun doute le Brésil, dont le programme économique prévoit par exemple des investissements dans des installations pétrolières et les infrastructures urbaines et extra-urbaines (routes et autoroutes), dans les sources d’énergie alternative, comme la cogénération, dans la construction et l'aménagement des hôtels et dans l’industrie alimentaire. « Il s’agit de secteurs dans lesquels la mécanique « made in Italy » excelle et est numéro 1 dans le monde entier », souligne Sandro Bonomi. Au mois de septembre dernier, Anima a signé un protocole d’accord avec Abimaq, l’association homologue brésilienne : c’est une opportunité « d’intensifier davantage les synergies qui, au cours de cette dernière période, ont incité nombre d'entreprises italiennes du secteur de la mécanique à entrer en contact avec le marché brésilien, en obtenant des résultats très intéressants. » De plus, l’association Anima a récemment confirmé, par la signature d’un accord, sa collaboration avec l’Union des Entreprises de la Mécanique russe. Il s’agit d’un accord d’importance stratégique majeure si l’on considère que la Russie est l’un des pays vers lesquels les exportations italiennes ont enregistré une forte croissance au cours des dernières années. En outre, cet accord avec l’organisation russe peut favoriser les entreprises italiennes au vu des Jeux olympiques d’Hiver de 2014 qui auront lieu à Sochi. L’organisation des JO prévoit en effet d’importants investissements qui nécessitent des technologies de savoir-faire de haut niveau : des technologies que l’industrie mécanique italienne est en mesure d'offrir grâce à un réseau efficace de petites et moyennes entreprises.
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