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UNE ANNÉE DE GRANDE QUALITÉ POUR L'HUILE D'OLIVE ITALIENNE
Moins d'huile pour une qualité meilleure : on peut résumer par ces termes les prévisions pour la saison 2009-2010 de la campagne pour l'huile d'olive italienne. La baisse de production par rapport à l'année dernière qui devrait se confirmer à 15 %, selon les estimations d'Unaprol (Consortium olivicole italien) et de l'Aifo ("Associazione italiana frantoiani oleari") sera compensée par un produit final haut de gamme, avec des pointes d'excellence bien réparties sur le territoire national. Le fléchissement de la production n'est pas homogène dans toute l'Italie, mais il est surtout marqué dans les régions centrales (-30 % pour la Toscane et les Marches, -35 % pour le Latium et l'Ombrie). Au contraire, la Ligurie présente la tendance inverse, puisqu'elle enregistre une croissance de 40 %.
La qualité particulièrement élevée de l'huile produite provient du climat chaud et sec, qui n'a pas favorisé le développement de maladies, et la quantité convenable de pluie a permis aux plantes d'accumuler une bonne réserve hydrique.
En Italie, les entreprises olivicoles, selon les dernières données de l'Istat, sont au nombre de 1 200 000 environ, pour une surface cultivée égale à 1 139 630 hectares. La saison à venir représente une étape importante pour les producteurs italiens. En fait, pour la première fois il sera obligatoire d'indiquer sur l'étiquette l'origine de l'huile d'olive extra vierge : une mesure déterminante pour rendre la traçabilité de l'authentique huile d'olive extra vierge made in Italy transparente, devenue absolument nécessaire pour défendre ce produit national d'excellence des dommages causés par les faux et la contrefaçon. "La véritable huile d'olive extra vierge italienne, souligne Massimo Gargano, président d'Unaprol est rare mais très bonne : c'est pourquoi elle doit être défendue et valorisée".
L'indication de l'origine sur l'étiquette rapportera également des bénéfices dans le domaine clé des exportations : en effet, chaque année, l'Italie exporte 20 mille tonnes d'huile, environ un tiers de la production totale. Les USA sont le premier pays importateur. En 2008, ils ont acheté 120 mille tonnes d'huiles, huile d'olive et huile de grignons confondues (statistiques Istat), suivis par l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, le Canada et le Japon. Ce sont surtout les huiles de qualité certifiée qui tirent vers le haut les exportations italiennes. Les huiles AOP (appellation d'origine protégée) et IGP (indication géographique protégée) reconnues dans toute l'Union européenne sont au nombre de 98, elles représentent 12,5 % des produits agroalimentaires et figurent à la quatrième place sur l'échelle de l'Union européenne des produits d'appellation d'origine par secteur. Cette catégorie est précédée par les secteurs des fruits et légumes et des céréales, avec 182 reconnaissances, des fromages avec 163, et des viandes fraîches avec 104 reconnaissances. Parmi les huiles reconnues de l'Union européenne, ce sont les huiles italiennes qui remportent la part la plus importante, avec 38-39 %, un pourcentage bien plus grand que les autres pays ayant une vocation d'oliviculture, comme la Grèce (26 reconnaissances) et l'Espagne (20).
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