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UNE USINE ITALIENNE CONTRE LA SOIF D'ABU DHABI
Rome - (Ign) - Riches en ressources naturelles, mais pauvres en eau potable. De nombreux pays de la péninsule arabe vivent depuis des siècles cette contradiction qui les oblige à utiliser la technologie pour apaiser la soif de leurs citoyens. Par exemple, les Émirats Arabes Unis (UAE), un petit pays d'une population d'environ 3 millions et demi d'habitants, et d'une énorme importance, en raison aussi bien de sa position géographique que de ses ressources pétrolières.
Dans ce pays qui consomme près d'un milliard de mètres cubes d'eau par an, la crise de l'eau potable est une urgence. L'eau des fleuves et des lacs n'est pas assez abondante, et les précipitations annuelles sont en moyenne de 50 millimètres (en Italie, elles atteignent environ 1000 millimètres). L'eau douce fournie par les puits couvre à peine 13% des besoins, alors que les usines de dessalement en produisent presque le double (23%). L'une des plus importantes installations est celle de Tit, à Al Tawelaah - près de la capitale Abu Dhabi - inaugurée en 1995 et construite par SAE Sadelmi, une entreprise italienne.
Le site d'Al Tawelaah produit à la fois de l'énergie électrique et de l'eau potable. Dans les pays disposant d'importantes ressources d'énergie - comme le pétrole et le gaz naturel - la distillation "multi-flash" s'avère être la technologie la moins onéreuse, en raison du haut degré de salinité des eaux du Golfe Persique qui baignent les Émirats Arabes. Et le Tit a justement choisi cette technologie qui prévoit une dépuration en plusieurs étapes utilisant l'énergie résiduelle issue d'autres procédés: un système économique, qui permet une exploitation optimale des ressources sans répercussions sur l'environnement. Les 6 unités multi-flash installées à Al Tawelaah - pour une capacité totale de plus de 14 000 mètres cubes par heure - ont été fournies par la société Fisia Italimpianti; il s'agit des plus grandes unités actuellement en fonction dans le monde. La chaleur issue des groupes de turbines à gaz qui produisent de l'électricité est exploitée pour obtenir l'énergie thermique nécessaire à l'évaporation de l'eau de mer. En 2000, la société Sadelmi a agrandi l'usine d'Al Tawelaah, avec la construction de deux nouvelles turbines à gaz pour l'énergie électrique, et de trois distillateurs multi-flash supplémentaires. La capacité de dépuration atteint ainsi actuellement plus de 17 000 mètres cubes par heure.
Forte de ses soixante ans de tradition, la société Sadelmi travaille depuis 1947 dans les secteurs de l'ingénierie et de la construction d'usines de production d'énergie. L'entreprise a conçu et réalisé des centrales hydroélectriques, à gaz, à vapeur et à cycle combiné dans presque tous les pays du monde. Au cours des dix dernières années, elle a construit des centrales électriques qui représentent au total plus de 60 turbines et plus de 8000 MW de puissance électrique installés. Parmi ces centrales, citons par exemple Alba et Al Hidd au Bahreïn, Acajutla au Salvador, Izmit en Turquie, Jebel Ali à Dubaï, Rabigh en Arabie Saoudite, Ras Abu Fontas au Qatar, Shajibazar au Bengladesh, Zarqa en Jordanie. En 1989, Sadelmi est entrée dans le groupe Abb, devenant ainsi la Abb Sae Sadelmi. Dix ans plus tard, une joint venture a été créée sur une base paritaire avec le groupe Alstom, fusionnant toutes les activités d'installation de leurs secteurs respectifs. C'est ainsi qu'est née la société Abb Alstom Power, à laquelle s'est unie Abb Sadelmi, qui deux ans plus tard a modifié sa raison sociale en "Alstom Power Italia", après qu'Alstom a repris la part d'Abb dans la joint venture. La dernière réorganisation a eu lieu il y a trois ans: toutes les activités d'installations d'Alstom ont été transférées à la société Sadelmi, qui aujourd'hui travaille de nouveau sous son propre nom dans l'installation et dans le contracting, et qui assiste ses clients pour l'ensemble des étapes nécessaires à la réalisation d'une usine: de l'étude de faisabilité au choix des procédés, de l'examen du project financing à l'ingénierie, en passant par la construction, le commissioning/start-up et la maintenance
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