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CELUI QUI MANGE BIO, MANGE ITALIEN
Rome - (Ign) - Pour les touristes, l'Italie est synonyme d'histoire, de paysages, de vacances, de bord de mer, mais aussi de bonne chère. La qualité de ses produits alimentaires constitue certainement l'un des aspects qui font la notoriété du pays. Aujourd'hui, on entend de plus en plus parler d'O.G.M. (Organismes Génétiquement Modifiés) et du manger sain. Le bio italien apparaît de plus en plus comme un joyau dans le système de production national. C'est aussi et surtout pour cette raison que, au cours des dernières années, la participation italienne aux salons professionnels qui constituent autant de vitrines du secteur s'est accrue ; le pays fait désormais partie des leaders si l'on considère le nombre d'entreprises participantes. Cela n'est pas un hasard si, aux termes des données de Coldiretti pour 2005, l'Italie occupait la troisième place du classement mondial des productions biologiques agricoles ; c'est le leader européen absolu par le nombre d'entreprises présentes (un tiers du marché européen).
En Italie, selon les données du SINAB (système d'informations italien sur l'agriculture biologique) et de la AIAB (association italienne pour l'agriculture biologique - www.aiab.it), pour 2005, on comptait 44 733 entreprises dédiées à la production biologique, ce qui représente une nette hausse par rapport à l'année précédente. Elles ont réalisé un chiffre d'affaires de 1,7 milliards d'euros sur le territoire national auquel il faut ajouter 700 millions provenant des exportations. Les 2,4 milliards d'euros générés au cours de la seule année 2005 se répartissent comme suit : 22 % produits en boîte, 21 % produits laitiers et dérivés, 18 % fruits et légumes, 13 % pain, pâtes et riz, 12 % boissons, 9 % viande et œufs, 5 % produits diététiques. C'est un secteur très important qui concerne toutes les régions italiennes, mais pour lequel le sud arrive en tête par le nombre d'entreprises productrices. Sicile (7 936), Pouilles (5 715) et Basilicate (4 885). Pour cette dernière, le nombre d'entreprises en 2005 a augmenté par rapport à l'année précédente. Il a enregistré une hausse de 142,5 % par rapport au +81,1 % des Pouilles et au +24,6 % de la Sicile. Ces chiffres concernent la production car le leadership sur le plan commercial est différent : ce sont les régions du nord et du nord-est du pays, en effet, qui font augmenter significativement le chiffre d'affaires de la production biologique même si elles ne comptent pas le plus grand nombre d'entreprises présentes sur le territoire.
Le mérite revient aussi aux aides destinées à financer la croissance exponentielle d'un secteur important et à la culture biologique qui, au cours des dernières années, est devenue un must pour les consommateurs. L'Italie joue un rôle de premier plan dans le marché mondial des produits de l'alimentation biologique. Ensuite, il ne faut pas oublier le fait que les entreprises qui produisent des aliments bio sont le plus souvent des micro entreprises, des sociétés agritouristiques à gestion familiale dont le travail, en dépit de leur petite taille, a un fort impact sur le marché, notamment sur l'étranger. La première vitrine de la production biologique italienne dans le monde c'est le tourisme œnogastronomique ; ce phénomène pousse vraiment les exportations nationales des produits alimentaires biologiques. Selon les données de Coldiretti, pour les premiers mois de 2006, 68 % des touristes étrangers ont choisi de rapporter exclusivement comme souvenir des produits alimentaires italiens.
C'est un secteur en plein essor qui ne craint pas la comparaison. Ces résultats excellents ne font que démontrer le leadership mondial italien qui ne montre aucun signe de faiblesse et ce grâce aux nombreux rapports bilatéraux que les entreprises italiennes ont su construire avec leurs partenaires étrangers et avec les professionnels des marchés internationaux. Il s'agit donc d'une véritable perle du " Made in Italy " dans le monde : Les chiffres en témoignent : selon Coldiretti, 68 % des consommateurs dépenseraient bien davantage en produits alimentaires biologiques si ceux-ci avaient une étiquette qui en montrerait l'origine italienne. En résumé : " Si tu veux manger bio, mange italien, sinon abstiens-toi ".
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