Home > BELGIUM > Showroom

TOP AUTOMAZIONI : DES EMBARREURS POUR TOURS A LA DIMENSION DES PME
Les embarreurs pour tours existent depuis une trentaine d’années. Le succès de l'entreprise italienne Top Automazioni , fondée en 2000, mais qui a pu obtenir en moins de dix ans un chiffre d'affaires de 10 millions d'euro, se mesure dans sa capacité de conception d’embarreurs pour tours entièrement automatiques. Des machines qui ont un avantage non dénué d'intérêt : la possibilité d'usiner des barres de métal de divers diamètres sans modifier l'assiette de la machine afin d’éviter de coûteux arrêts de production. « Nos embarreurs », explique le fondateur de la société, Bruno Bargellini, « peuvent passer de l'usinage de barres de 70 millimètres à des barres de 20 millimètres en 90 secondes, alors que les technologies classiques nécessitent jusqu'à plusieurs heures pour la même opération ». Une caractéristique qui fait de l'entreprise italienne, établie à Poggio Berni dans la province de Rimini, le fournisseur idéal des centres de tournage automatiques, même artisanaux, qui gèrent des séries de production assez « courtes », de 100 à 2 000 pièces maximum à la fois. Pour la plupart, ce sont des petites et moyennes entreprises, même si Top Automazioni compte parmi ses clients de grands noms comme l’entreprise suédoise Skf ou des sociétés du groupe Fiat et du groupe Manuli.
La valeur ajoutée qui définit les solutions Top Automazioni est l'informatisation des machines, fruit des efforts en R & D, entièrement au sein de l'entreprise par une équipe de quatre ingénieurs qui travaillent en contact permanent avec les clients, dans le but d'adapter et de tester les innovations du produit.
« Dès la première année d'activité, » souligne M. Bargellini, « une grande part du chiffre d'affaires de l'entreprise a été réinvestie dans l’innovation et dans la participation à des salons en Italie et à l'étranger. Nos efforts en termes de recherche nous ont ainsi permis de mettre au point au fil des années des embarreurs qui demandent à l'opérateur de sélectionner simplement le diamètre de la barre qu'il souhaite usiner : tout le reste est pris en charge par l'ordinateur qui pilote la machine ». Il est ainsi possible de changer, même fréquemment, les diamètres traités en s'adaptant parfaitement aux exigences des PME qui gèrent aussi des lots de production limités et qui ont besoin de changer d'usinage jusqu'à deux ou trois fois par jour.
La flexibilité est donc le mot d'ordre des embarreurs pour tours de Top Automazioni, une société qui ne subit pas la crise du secteur mécanique et qui continue à exporter ses produits en Allemagne, en France, en Autriche et commence à se positionner aussi en Espagne, grâce à des accords avec un revendeur local. « En Europe, » explique M. Bargellini, « nous avons créé des filiales commerciales en Allemagne, en Autriche et en République tchèque. Le mécanisme est celui de la joint venture avec des distributeur locaux : nous détenons dans certains cas la majorité des parts de la société, alors que dans d'autres, nous en possédons moins de 50 % ». Hors Europe, une filiale commerciale existe aussi aux états-Unis. « Mais le marché américain, » déplore le fondateur de la société, « ne nous a pas apporté beaucoup de satisfactions au cours de cette dernière année. La dynamique monétaire défavorable a entraîné un recul par rapport à une année 2007 excellente. Disons que nous avons perdu ce que nous avons gagné, en termes de contrats et de parts de marché aux États-Unis ». Toutefois, ces difficultés n'ont pas réduit l'impact des exportations sur les recettes. Au contraire, de plus grandes difficultés sur le marché intérieur, plus mature, ont renforcé le rôle des marchés hors Italie. Sur l'exercice 2007, qui s'est clôturé avec un produit de 10 millions d'euros (+47 % annuel), l'influence des exportations était de 38 %. « Cette année, » anticipe M. Bargellini, « nous prévoyons un résultat calqué sur la tendance de 2007 en termes de produit, mais avec une participation plus forte des exportations, jusqu'à 50 %, si non davantage, du chiffre d'affaires ». D'une manière générale, le produit devrait augmenter en fin d'année 2008 de 1,5 à 2 % sur une base annuelle, même si M. Bargellini n'exclut pas « d'afficher une augmentation de 5 % ».
Ce n'est toutefois pas qu'une question de change euro-dollar qui a pénalisé la société Top Automazioni aux états-Unis. Il y a aussi des raisons liées à la rigidité de la demande américaine. « Les Américains », explique-t-il, « sont des clients particuliers. Ils ne sont pas aussi sensibles à l'innovation que les Européens et s'en tiennent presque exclusivement au facteur prix ». On assiste ainsi à des situations quasi paradoxales. Top Automazioni, par exemple, propose un service d'assistance gratuite à distance via Internet, permettant de gérer en temps réel, depuis l'Italie, des pannes et/ou des dysfonctionnements d'embarreurs installés dans le monde entier. « Bien entendu, » précise M. Bargellini, « ce service influence le coût final de la machine, mais l'économie générée par le fait de ne pas être contraint d'arrêter la production pendant des heures, voire des jours, pour des pannes compense plus que largement les frais supplémentaires supportés par l'acquéreur. Mais aux États-Unis, ce service n'est pas perçu comme un apport qualitatif à nos solutions. Nous ne parvenons pas à en transmettre les avantages au client final qui, aux USA, cible avant tout une rentabilité supérieure sur le plan des coûts ».
Si l'Europe est un marché consolidé et si les États-Unis, euro fort mis à part, représentent un grand débouché, l'Est est encore une inconnue pour Top Automazioni. « Nous sondons le marché japonais, mais sans grands résultats concrets à ce jour », explique M. Bargellini, qui ajoute : « En Inde et en Chine, nous ne sommes pas encore présents et je ne pense pas que ce sera pour bientôt : la concurrence est impitoyable dans ces pays et avec nos prix, supérieurs de six ou sept fois la moyenne d'un producteur oriental, nous sommes encore complètement hors marché. Nos solutions, qui permettent de réduire les temps morts, tant lors de changements d'usinage qu'en présence de dysfonctionnements, sont idéales pour des marchés à forte influence de la main d'œuvre sur les coûts de production ». Ce facteur fait de la Russie une opportunité intéressante, à la différence de l'Inde et de la Chine. « En Russie, » poursuit-il, « les charges de main-d’œuvre commencent à augmenter. Et c’est en Russie justement que nous venons de signer un contrat avec un distributeur local pour la fourniture de dix embarreurs, que le revendeur russe distribuera à son tour à trois autres clients ».
|
|