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LES MARCHÉS INTERNATIONAUX TOUJOURS PLUS CONVOITÉS PAR LA TRADITION DES VÊTEMENTS TOMBOLINI
Chaque jour, depuis maintenant quarante ans à Urbisaglia, petite ville des Marches, l’entreprise Tombolini renouvelle la tradition des vêtements italiens haut de gamme, fondée essentiellement sur le goût du sur-mesure, la mise en avant du savoir-faire local et une attention toujours portée sur les perspectives de l’internationalisation.
Tels sont les principes dont s’inspira, dans les années 50, Eugenio Tombolini, qui s’apprêtait à ouvrir une boutique de confection artisanale de costumes pour homme. Aujourd’hui, sa fille Fiorella Tombolini, se base sur ces mêmes critères. Nous lui avons posé quelques questions.
D’un atelier artisanal aux défilés du Pitti Uomo, quel a été l’impact de l’exportation au cours du développement de votre entreprise ?
L’exportation est depuis toujours l’un des principaux défis pour Tombolini. Mon père, qui fut l’un des pionniers de l’arrivée des vêtements pour homme italiens sur le marché américain, l’avait compris et cette perspective s’applique encore aujourd’hui, vingt ans après sa disparition. Bien entendu, les choses ont changé, nous avons des agents et des bureaux dans presque toutes les principales capitales européennes et le marché américain, avec le Canada, est désormais acquis.
Quels sont les nouveaux marchés qui suscitent votre plus grand intérêt ?
Nous nous intéressons beaucoup à l’Amérique du Sud, notamment au Brésil et à l’Argentine. À Buenos Aires, nous avons par exemple un espace d’exposition et de bonnes perspectives se présentent pour le futur, malgré une certaine instabilité politique qui fragilise les consommations dans cette région du monde.
Il en est de même pour le continent européen et la Russie. Nous y avons instauré un partenariat avec d’autres marques de qualité, mais, comme pour l’Amérique du Sud, la fragilité du système politique nous préoccupe.
Quels sont les prochains défis du groupe Tombolini ?
Dans cette période de crise économique généralisée, le principal défi est de résister et de travailler pour être compétitifs à tous les niveaux, avec les autres maisons de mode internationales. Tombolini insiste particulièrement sur la valorisation de la marque, car l'élément majeur que nous souhaiterions communiquer à l'étranger est l’art de vivre italien, fait de l’excellente manufacture mais aussi du goût typique du Belpaese.
Pour l’avenir, nous envisageons de réaliser des « plans Pays » spécifiques, avec des collections dédiées et une distribution ciblée, car nous pensons que pour toute structure à laquelle nous sommes commercialement confrontés, l’approche est différente et basée sur des goûts différents. Nous avons également mis au point un plan de communication, destiné quasi exclusivement aux points de vente.
En général, le système italien de la mode a besoin d'être assisté dans l'exportation, le rôle de l'ICE dans ce cadre est donc d'une importance cruciale.
Quelle est la part des collections de mode féminine dans votre entreprise ?
Nous avons appliqué au secteur de la mode féminine, inauguré en 2002, les mêmes critères de rigueur et de qualité que la mode masculine, notamment dans le choix des matières. Nous pensons à une femme active et qui préfère un tailleur de style classique.
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