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LE DESIGN DE CHAUSSURES UNIQUES :LE MADE IN ITALY VU PAR ALESSANDRO OTERI
S’il y a quelque chose qu’Alessandro Oteri sait faire mieux que les autres, c’est de rendre toutes les femmes du monde heureuses en créant des chaussures uniques, entièrement fabriquées avec des matériaux de grande qualité, jamais en série.
C’est la clé du succès de ce designer ligure, très attaché à la mer qui baigne sa région natale et dont il s'est inspiré pour créer certains modèles qui font partie des plus demandés par les femmes qui veulent se distinguer et porter des chaussures à la fois élégantes et bien évidemment confortables.
Après quelques difficultés liées à la gestion économique de sa marque rencontrées récemment et résolues avec l’arrivée dans la société d’Emanuele Barilla (l’héritier des créateurs de la plus célèbre marque de pâtes au monde) et du comte Galvano Landi di Chiavenna, il regarde l’avenir avec beaucoup d’enthousiasme. C’est ce qui ressort des réponses à nos questions.
Revenons quelques années en arrière : comment la marque Oteri est-elle née ?
La marque Oteri est née en 2005, un peu par hasard. D’un côté, il y avait l’émotion et la passion pour mon travail, l’envie de faire quelque chose d’important et, de l’autre, un zeste de courage qui m’a poussé à prendre des risques. Je n'ai pas vraiment planché sur les aspects économiques de cette opération.
Je me suis dit que c’était la seule chose que je pouvais faire : comme les autres, j’ai d’abord essayé de travailler avec d’autres marques, mais cela n’a pas été concluant. C'est ainsi que j'ai décidé de me lancer et que je suis tombé littéralement amoureux de l’univers de la fabrication des chaussures. Grâce aux artisans de Parabiago et de Vigevano, j’ai par exemple appris qu’il y avait 310 étapes à suivre pour fabriquer une chaussure.
Qu'est-ce qui devrait nous inciter à choisir des chaussures Alessandro Oteri, surtout à l'étranger ?
Selon moi, leur principal attrait est d’être Made in Italy, d’être le produit d'une culture ancestrale qui nous précède depuis toujours. Ce n’est pas un hasard si les plus célèbres designers de chaussures au monde, Manolo et Christian, produisent leurs chaussures en Italie, à Vigevano pour être précis.
À l’étranger ensuite, où l’on peut considérer que j’ai découvert mon métier, je crois que c'est l’idée du sur mesure qui retient l’attention : le fait de réaliser les chaussures avec la cliente, de les concevoir sur la base de ses exigences. Cette opération demande deux ou trois mois de travail, mais, au final, la satisfaction est totale des deux côtés.
Sur quels projets travaillez-vous en ce moment ?
Je suis très occupé par mon showroom principal, celui de la via Cerva, à Milan, et je travaille sur l’ouverture d’une boutique à New York. J'investis également dans une importante campagne de promotion dans les médias japonais.
Quels défis vous attendent ?
Deux types de défis nous attendent : le premier concerne ma marque, avec l’ouverture à de nouveaux marchés et à un véritable concept d’entreprise, sans pour autant trahir l’authenticité artisanale des chaussures ; le second, en revanche, est un défi personnel, celui d’une recherche continue de nouveaux styles innovants et élégants et de matériaux sans cesse renouvelés et recherchés.
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