|
 |
Home > FRANCE > Zoom sur
LORSQUE LES ROBOTS PARLENT L'ITALIEN

Rome - (Ign) - Avec le développement des nouvelles technologies et en particulier de celles de nature informatique, l'industrie italienne des machines-outils et industrielles et des systèmes de production qui occupe déjà depuis des décennies les premières places au niveau international ne pouvait que jouer dans le domaine de la robotique un rôle accru sur les marchés mondiaux. Et aujourd'hui, le secteur de la robotique italienne (www.ucimu.it) occupe la deuxième place mondiale si l'on considère la valeur de sa production et le nombre d'unités produites. Elle occupe même dans certains secteurs la première place absolue. Elle devance même le leader historique nippon dans cette niche très particulière du vaste secteur de la production de biens d'équipements. Mais cela ne suffit pas. L'Italie est non seulement un grand constructeur de ce type de machines, mais elle représente aussi un marché aux débouchés si vastes qu'il la place à la deuxième place relative et à la quatrième place absolue dans le classement mondial des pays ayant investi le plus dans les machines d'automation industrielle. Si au Japon le parc de robots actuellement en service est estimé à 350 000 unités, il est d'environ 110 000 unités en Allemagne et aux États-Unis et de 70 000 unités en Italie. Et si l'on considère le nombre de robots pour 10 000 employés de l'industrie manufacturière, l'Italie occupe la deuxième place avec 100 machines pour 10 000 employés derrière l'Allemagne qui en compte 130. Il s'agit d'un marché intérieur fort qui a pu soutenir l'industrie nationale du secteur en lui permettant de se vendre avec succès y compris sur les marchés étrangers. C'est surtout au cours des années 80 que les entreprises du secteur se sont consolidées, y compris dans des secteurs éloignés des applications de l'industrie automobile. C'est en fait l'industrie automobile qui a joué un rôle moteur depuis la fin des années 70 avec le développement de machines automatiques pour le vernissage et la soudure. C'est de ces premières expériences qu'est née Comau, appartenant au groupe Fiat, qui est aujourd'hui le plus important constructeur mondial de robots pour la soudure dans les applications automobiles et parmi les premières au monde dans les secteurs collatéraux tels que la manutention, le fraisage, le perçage et le vernissage. Mais c'est justement en étant bien enracinée en Italie dans une puissante industrie de biens d'équipements et de machines que la tendance au développement de machines automatiques a pu s'affirmer même dans d'autres secteurs où l'industrie italienne est le leader absolu depuis des décennies. C'est le cas des robots pour le travail des pierres et du marbre, des systèmes robotisés de chargement des marchandises emballées, des robots pour le chargement et la taille des métaux, des machines pour le moulage des matériaux plastiques et leur montage. Mais elle s'est également affirmée face à l'essor des applications potentielles de l'automation en dehors du domaine industriel, des premières générations de robots de service, destinés à exécuter des tâches trop risquées ou de toute façon peu faciles pour l'homme. Il s'agit des robots pour l'élimination des mines antipersonnel et des mines sous-marines, des machines pour les applications spatiales, des robots utilisés dans le domaine de la santé et même de la chirurgie. Ce sont les premiers pas d'un chemin que l'industrie italienne du secteur a entrepris avec une grande détermination ; forte d'un système structuré de plus de 300 entreprises, de presque 10 000 salariés et d'un chiffre d'affaires global qui, en 2004, a frôlé les 400 millions d'euros. Les exportations sont en hausse continue ; elles représentent presque un tiers du chiffre d'affaires soit un total d'environ 1 500 machines vendues en 2004 dans le monde. Et l'on table sur une croissance constante pour les années à venir y compris en dehors du domaine classique des machines pour l'industrie automobile.
|
|
|