|
 |
Home > FRANCE > Zoom sur
LORSQUE L'UTILE EST UNE OEUVRE D'ART

Rome - (Ign) - Dans n'importe quel vêtement se cache un secret. Parfois, ce secret est une véritable petite œuvre d'art. L'étiquette, cachée à l'intérieur d'un vêtement, respecte non seulement des lois précises en matière de transparence et de reconnaissabilité, mais elle a connu au fil des ans une évolution pour finir par revêtir une valeur ornementale. Envisager ces rectangles de tissu comme de simples indications de la marque, de la composition et des instructions de lavage est très réducteur. Les étiquettes peuvent être fabriquées de dizaines de façons différentes : avec une lisière, thermodécoupées, à ultrasons, adhésives, découpées, en satin, demi-satin, taffetas, polyester, Bemberg, coton. De plus, avec les nouveaux châssis électroniques de dernière génération, l'étiquette est devenue une petite " tapisserie ", pouvant reproduire dans son tissage n'importe quelle photo ou image.
Ce sont des étiquettes qui mettent en valeur les produits italiens en trois mots très simples : " Made in Italy ". C'est un produit qui assure et identifie la qualité du vêtement, surtout dans le secteur de l'habillement. Malheureusement, la réglementation européenne ne défend pas comme elle le devrait la production italienne. La législation sur la traçabilité, qui entrera en vigueur en 2007, ne fera aucune différence entre des produits fabriqués au sein de l'Union européenne. Cette nouvelle législation impose la présence, sur les étiquettes des articles vestimentaires d'une " carte d'identité " du produit, qui garantit l'indication de la provenance des matières et des lieux de production, mais qui ne tiendra nullement compte de l'endroit où les vêtements sont fabriqués dans les pays de l'Europe de l'Est.
Les entreprises italiennes qui fabriquent des étiquettes sont donc contraintes de rechercher de nouveaux moyens de valoriser leurs produits afin de les rendre compétitifs, tout en continuant à offrir cette valeur ajoutée au vêtement.
À Volpiano, dans la province de Turin où se concentrent les plus anciennes et importantes sociétés d'étiquetage pour les articles vestimentaires, le fabricant d'étiquettes Inmetess est prêt à miser sur une petite révolution technologique. En effet, cette société a breveté un système de tissage à l'échelle industrielle d'étiquettes accompagnées d'une numérotation progressive. L'article vestimentaire devient ainsi une œuvre d'art, avec son histoire unique qui en atteste la qualité. Des fils alphanumériques spécifiques, insérés de façon presque invisible dans la trame ou dans la chaîne du tissu garantiront incontestablement l'originalité du vêtement en empêchant toute contrefaçon. Un autre moyen, toujours placé sous le signe de la haute technologie, est celui que plusieurs entreprises commencent à adopter : équiper les étiquettes des articles vestimentaires d'une puce qui, par le biais d'un système d'identification par radiofréquence, peut contrôler le produit à tout moment. Cette technologie se nomme la " RFID " (Radio Frequency Identification) et elle permet de protéger le vêtement sur lequel se trouve la puce contre toute forme de contrefaçon et d'en vérifier la position dans la chaîne de fabrication. Avec une telle technologie, non seulement il est possible de localiser un produit, mais il est également possible de mettre à jour les données en fonction des besoins du fabricant et du vendeur. Résultat : une étiquette qui peut en dire long sur l'histoire du vêtement à chacune de ses étapes, rendant de ce fait la contrefaçon impossible. Cette technologie détient un rôle prépondérant dans les usines de ladite " Etna Valley ", une zone ultra technologique aux portes de Catane, fortement souhaitée par la multinationale St Microelectronics. C'est une autre partie de l'Italie qui a été choisie dans ce domaine pour défendre le Made in Italy.
|
|
|