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ITALIAN LEATHER GOODS: LUXURY TO THE FINEST ART

Rome - (Ign) - Un secteur en expansion continue, avec des chiffres flatteurs qui témoignent de la croissance ininterrompue dans les années et d'un style qui est sa vraie valeur ajoutée. C'est le secteur de la maroquinerie italienne, qui - malgré la concurrence mondiale - est reconnue partout dans le monde comme synonyme de qualité. Selon les données de l'Aimpes (www.aimpes.it) - l'association de ce secteur qui regroupe la plupart des entreprises de production les plus qualifiées - 2005 s'est conclu avec un bilan assez satisfaisant pour la maroquinerie : les principaux indicateurs conjoncturels ont en effet montré une tendance positive, même si elle s'est un peu ralentie par rapport à l'année précédente. En augmentation les exportations, la production, et même si plus lentement, la consommation interne. La forte remontée débutée en 2004 s'est en effet poursuivie l'année dernière en termes d'importance, particulièrement par rapport aux autres secteurs de la mode; les exportations totales ont augmenté en 2005 de 10,6%, arrivant à un peu moins de 2.417 millions d'euros. Dans la composition du chiffre d'affaires pour l'export, la présence des articles en cuir est significative, et représente plus de 70% des ventes avec une valeur en augmentation de 5,6% par rapport à 2004. Les sacs féminins - depuis toujours fleuron de la production italienne - sont le produit le plus exporté (en augmentation de 9,3% par rapport à 2004) : la demande étrangère privilégie des produits de marque et d'une gamme de prix moyen-haut. Ce sont toutefois les ceintures qui enregistrent le meilleur résultat en termes de croissance en pourcentage des exportations, avec un +19,4% significatif, suivies de la petite maroquinerie avec 16%.
Sur le front des marchés de débouché, après la Suisse (qui est cependant pour les produits un pays de transit vers d'autres nations) où est envoyé 19,5% de notre export, c'est le Japon qui consolide sa position de partenaire commercial le plus important pour la maroquinerie italienne avec une part de 13,75% et une augmentation de 18,7% : l'export italien de ce secteur s'est confirmé à la deuxième place parmi les fournisseurs de produits en cuir au Japon. La tendance des ventes aux Etats-Unis a par contre souffert d'un contrecoup technique (-1,1%) après le boom de 2004. Les sacs représentent une part de 67% du total exporté de ce marché, pour un total de plus de 180 millions d'euros. En Europe, parmi les pays qui accueillent le plus grand nombre de produits, les exportations augmentent en France (+7,7%), Royaume-Uni (+3,1%), Allemagne (+11%), mais surtout en Russie (+32,1%) et en Autriche (+38,6%). Dans les marchés hors-Europe, la tendance résulte largement positive vers Hong Kong (+23,9%) et Singapour (+24,0%). Les données les plus récentes - encore provisoires - de l'Istat (l'Institut des statistiques italien) confirment la tendance : en tout, dans les premiers mois de l'année 2006, le chiffre d'affaires du secteur a augmenté de 10,3%, alors qu'en février seulement les commandes ont augmenté de 16%.
Les griffes et les marques fortes de la maroquinerie italienne sont sans aucun doute à l'origine de cette impulsion, en réussissant grâce à une indiscutable capacité innovatrice et créative d'exercer une forte attraction chez le consommateur. Les productions dans le haut de gamme du marché ont donc une fonction de locomotive qui génère des retombées positives en boule de neige aussi bien pour les entreprises qui opèrent en compte de tiers, que pour les producteurs du segment moyen appelé "luxe accessible", qui ont poursuivi des politiques de différentiation d'image et de qualité, en misant sur l'innovation de la marchandise, et les stratégies de communication. En ce qui concerne le produit, on note une forte présence de matières prisées, comme le reptile.
Des résultats flatteurs et une tendance en augmentation continue pour toutes les entreprises du secteur : la confirmation que la maroquinerie italienne garde sa validité intacte et qu'elle réussit à s'imposer pour son niveau de classe et de service. Pour s'améliorer encore, le rôle croissant de la grande distribution impose d'optimiser les coûts des matières premières et de réduire les temps de travail et de livraison.
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