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L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE ITALIENNE : UN SECTEUR QUI NE CONNAÎT PAS LA CRISE

Rome (Ign) - Une croissance moyenne du chiffre d'affaires qui s'établit à 7,7 %. Une valeur de la production qui atteint 19 milliards d'euros. Le secteur pharmaceutique italien se porte bien. Fort d'une solide tradition, il est organisé autour d'une douzaine de grandes entreprises et d'un grand nombre de PME qui sont prêtes à faire le grand saut vers les plus hauts sommets internationaux que représentent les sociétés de grande envergure. Et l'avenir semble des plus encourageants grâce à sa capacité à rester sur le marché et à l'anticiper en créant des projets de recherche dont le développement est prometteur.
L'industrie pharmaceutique naît de la science et ce lien est indissoluble. En Italie, ce secteur (qui a rencontré une crise à la fin des années 1990) n'a jamais été aussi dynamique : selon les données de Farmindustria (l'association de ce secteur, www.farmindustria.it), il emploie aujourd'hui 74 000 personnes, avec une augmentation régulière de l'emploi depuis 10 ans. De 1995 à 2005, la croissance de la production a été multipliée par deux par rapport à celle de l'économie italienne, avec un chiffre d'affaires de 19 milliards d'euros, dont 60 % a été réalisé à l'étranger, et elle confirme chaque année sa vocation de l'innovation : uniquement pour l'an dernier, les entreprises ont effectué des investissements en matière d'innovation technologique d'un montant égal à un milliard d'euros alors que la recherche et le développement emploient 6 400 employés. La raison en est simple : par sa structure typique, ce secteur nécessite un processus continu en termes d'innovation, soit pour un marché fortement concurrentiel, soit pour l'apparition régulière de nouvelles pathologies qui requièrent de développer rapidement de nouveaux principes actifs ou substances chimiques à action thérapeutique. L'innovation devient fonctionnelle dans la phase de recherche et de développement du médicament, mais elle devient également structurelle sur un marché compétitif, où l'internationalisation est, elle aussi, essentielle : les 12 plus grandes entreprises comptent 76 établissements en Italie et 197 à l'étranger, et elles possèdent 181 projets de recherche à différentes étapes de développement dans le monde entier.
La production du secteur italien est très connotée d'un point de vue géographique : la Lombardie est la première région italienne par le nombre d'entreprises du secteur chimico-pharmaceutique, et la deuxième en Europe. L'Émilie-Romagne compte plus de 3 000 employés alors que la Vénétie emploie plus d'un quart du total du secteur de la recherche et du développement industriel. Et les résultats sont visibles : aujourd'hui, 35 médicaments italiens sont en phase d'expérimentation (dont 28 issus de la biotechnologie) alors que 52 projets stratégiques sont en cours dans le secteur de la santé, dans des domaines qui vont du domaine des tumeurs et des maladies dégénératives au domaine biomédical. Entre 2000 et 2005, plus de 3 000 expérimentations cliniques ont été lancées en Italie, et 50 % d'entre elles ont abouti à la phase III, c'est-à -dire la phase de test du médicament sur un échantillon de patients significatif d'un point de vue statistique : c'est la phase qui précède la commercialisation du produit. L'oncologie, la neurologie et l'urologie sont les trois domaines qui font appel à plus de 50 % des projets de nouveaux médicaments italiens.
Il convient également d'ajouter des produits et des technologies, fruit de la recherche italienne, qui se sont affirmés ces dernières années à l'échelle internationale : l'iopamidol, le produit de contraste le plus utilisé, qui est à même de révolutionner la pratique du diagnostic des 15 dernières années ; la technologie Modulite qui permet de réaliser des formulations d'aérosol dosées avec des gaz propulseurs HFA éco-efficaces, sans altérer les dosages et la biodisponibilité et avec une excellente souplesse de formulation ; le Surfactant, utilisé pour la thérapie des pathologies respiratoires chez les enfants nés avant terme. C'est un secteur fort, mature et fortement anticonjoncturel, qui a survécu même lorsque la croissance du produit intérieur brut italien a connu un ralentissement, ce qui est généralement un gage de qualité.
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