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DISTILLATS ET LIQUEURS ITALIENS VEDETTES DES TABLES MONDIALES

Rome (Ign) - La production de boissons alcooliques intervient à la fin d'un long processus de fermentation auquel fait suite la distillation finale qui permet, à travers un processus d'évaporation et de condensation, d'extraire la fraction à gradation alcoolique la plus élevée. Les ingrédients principaux nécessaires pour réaliser des boissons alcooliques de qualité élevée sont au nombre de deux : la matière première et la tradition. Et les deux ne font certainement pas défaut à l'Italie : grande culture du vin et disponibilité, donc, des meilleurs marcs et moûts à partir desquels distiller des grappas, eaux-de-vie et autres innombrables liqueurs. La production italienne de vin, du reste, est parmi les premières au monde, aussi bien quantitativement que qualitativement, à côté de son éternelle rivale, la France, et suivie à distance par l'Espagne et par les nouveaux producteurs émergents : Etats-Unis, Australie et Chili. Deux données essentielles pour se rendre compte des dimensions du secteur : 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires et une valeur patrimoniale, se référant à toute la filière vitivinicole qui comprend également l'ensemble des entreprises qui opèrent dans la production de liqueurs et distillats, de plus de 50 milliards d'euros.
L'importance du secteur vitivinicole italien se reflète naturellement également sur les marchés étrangers : selon les données Istat, les exportations de marcs et de moûts italiens en 2005 ont frôlé les 300 millions d'euros (272.547.424), augmentant par rapport à l'année précédente de 7,6 % ; les liqueurs et les autres boissons alcooliques ont vendu à l'étranger pour 103 millions d'euros, tandis que 180 millions proviennent des ventes d'eaux-de-vie. En somme, les entreprises italiennes qui produisent des boissons alcooliques réalisent une part croissante de leur chiffre d'affaires à l'étranger. Un exemple emblématique de distillat italien à succès est celui de la grappa, produit national, qui conserve sa force sur le marché grâce à une grande expérience, à une tradition et au soin avec lesquels les entreprises productrices, presque toutes petites et moyennes et étroitement liées au territoire, opèrent. C'est justement cette continuité géographique et historique qui a permis au cours du temps à la grappa made in Italy de se construire une solide niche sur les marchés internationaux en prenant désormais une dimension considérable avec 40 millions de bouteilles par an. Provenant totalement et directement des marcs, la grappa est produite dans toutes les régions italiennes, acquérant ainsi les caractéristiques organoleptiques particulières du cépage d'où elle est distillée et provenant des traditions de la culture de la zone de production, du territoire et des traditions artisanales.
La fragmentation et les petites dimensions des entreprises du secteur ne permettent pas d'affronter individuellement les marchés traditionnels en recourant à des activités promotionnelles de masse. Mais il est possible de remédier positivement à cette limite à travers l'activité des consortiums qui réunissent de nombreuses petites entreprises qui opèrent dans d'autres domaines du secteur agro-alimentaire. Mais ce qui a été également déterminant dans le succès des distillats italiens est la forte action innovatrice qui a été développée sans jamais abandonner la tradition, et qui a permis d'offrir des produits toujours renouvelés, grâce surtout au choix de produire des grappas de mono cépage, provenant d'un seule type de raisin. Une stratégie qui a permis aux entreprises italiennes d'entrer sur de nouveaux marchés en devenant rapidement
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