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LA BROSSE ITALIENNE EST SYNONYME DE DESIGN DANS LE MONDE ENTIER

Dans un produit classique issu de l'ancienne économie, celui des brosses, des pinceaux et des balais, l'industrie italienne parvient à rivaliser sur les marchés traditionnels. Monsieur Gianantonio Pogliani, le président d'Assospazzole (www.assospazzole.it), l'association du secteur qui réunit les fabricants, mais aussi les fournisseurs de matières premières, nous en donne la raison : " Notre valeur ajoutée est la même qui distingue le " Made in Italy " de façon générale : le design, qui se traduit dans notre capacité à créer des produits différents, comme celui de la brosse industrielle, ou à innover dans les produits existants ".
C'est le cas des pinceaux, dont les manches sont dotés de matériaux de type " soft touch " (" doux au toucher ") afin de rendre la prise en main plus agréable et pratique. " Les balais eux aussi ", poursuit M. Pogliani, " se sont transformés en objets de design, à l'image des brosses pour laver les assiettes, qui ont désormais des formes plus originales par rapport aux brosses traditionnelles ". Pourtant, tout cela ne suffit pas : les concurrents favorisés par une main-d'oeuvre plus qu'abordable peuvent facilement contrefaire des produits de faible technologie, ne nécessitant aucun investissement important pour les produire.
" Toutefois, il existe une autre contre-mesure ", assure M. Pogliani. Pour certains types de produits, comme les brosses orthodontiques, les multinationales entrent en jeu et font fabriquer leur marque par des entreprises italiennes, qui sont sélectionnées pour leur capacité à développer un produit innovant, de concert avec le donneur d'ordre. Et ces innovations sont plus difficiles à imiter car les multinationales du secteur sont à même de protéger les brevets déposés. " C'est sensiblement la même chose pour les produits de niche du secteur cosmétique, comme les brosses à mascara ", ajoute le numéro un d'Assospazzole.
Outre leur design et les accords de production en partenariat avec les grands groupes internationaux, les sociétés italiennes du secteur ont commencé à suivre, elles aussi, la voie de l'internationalisation. " Les régions préférées ", explique M. Pogliani, " sont l'Europe de l'Est et la Chine, qui est d'ailleurs le premier fabricant au monde de soie de porc, c'est-à -dire la matière première de toutes les brosses ". Dans le processus de délocalisation, les entreprises italiennes rencontrent cependant quelques difficultés qui sont liées au facteur dimensionnel. " Notre secteur est composé de petites entreprises : l'acteur principal, la société Ponzini, emploie 300 personnes au maximum ". Les autres acteurs de premier plan sont la société Nespoli pour les pinceaux et la société Sit Tecnospazzole pour la niche des brosses industrielles. De plus, le secteur compte des fournisseurs, comme la société dirigée par M. Pogliani et qui porte son nom, ainsi que les fabricants de machines permettant de produire des brosses ou des balais, dont le tête de file incontesté est le groupe Borghi.
De façon générale, le secteur a clôturé l'année 2005 (dernières données disponibles) avec un chiffre d'affaires estimé à environ 219 millions d'euros. La tendance à l'exportation est quant à elle élevée : 149,28 millions d'euros, c'est-à -dire 68 %, sont issus des ventes à l'étranger. Par rapport aux importations, égales à 85,68 millions d'euros, la balance commerciale du secteur est positive à 63,6 millions d'euros. En revanche, le nombre d'employés a légèrement diminué depuis douze mois, passant de 2 550 à 2 450 personnes. Les marchés européens représentent la zone de référence en matière d'exportations.
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