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ACCESSOIRES TEXTILES, PRODUITS HAUT DE GAMME 100% MADE IN ITALY AVEC LA VOCATION A L'EXPORT

Les détails changent la mode : c'est le titre d'un récent volume promu par le Ministère italien du Commerce International et l'ICE (l'Institut national pour le Commerce Etranger), présenté à New York et à Barcelone en juillet dernier. Un titre qui peut être aussi le slogan de l'industrie italienne des accessoires textiles, un secteur de niche qui revendique la propre spécificité au vu de chiffres importants. En 2006 le service a facturé 1.982 millions d'euros, avec une production en légère augmentation (+0,6%) malgré les difficultés du textile européen.
Giorgio Giardini, président de Tessilivari, association de référence des entreprises du secteur (www.tessilivari.it), invite toutefois à ne pas interpréter les chiffres de manière univoque. En effet, Tessilivari comprend trois divisions : textile mode au sens strict, textile pour interior design et textile à usages techniques. Même si les esprits divergent, une caractéristique unit toutes les réalisations du service. " Nos produits - explique Giardini - sont 100% Made in Italy, faits pour s'imposer à l'étranger et placés sur une tranche de marché haute et moyenne haute. Le secteur est varié et compte par exemple des producteurs de tissus pour rideaux, des producteurs de rubans, des renvideurs de soie et des boudineurs de polyester". En général, ceux qui réalisent des détails-mode prennent comme point de repère le secteur textile de l'habillement. Ceux qui produisent des tissus, en revanche, sont liés davantage au monde des propositions, de la distribution et des tissus pour rembourrages.
Selon Giardini la tendance de cette dernière année " indique une reprise timide, sauf pour les tulles, dont les exportations ont chuté aussi bien en quantité qu'en valeur. Il est possible d'affirmer, pour dresser un classement que le textile-mode a mis en évidence une dynamique plus brillante par rapport au service ameublement, qui souffre d'une certaine difficulté du point de vue de la demande interne ", contrebalancée en partie par les exportations ; en 2006 l'excédent de la balance commerciale de secteur était de 25 millions d'euros.
" Nous exportons plus ", observe Giardini, au sommet d'un univers d'entreprise qui a été en mesure de changer profondément par rapport aux années soixante-dix, quand seul 25-30% des chiffres d'affaires étaient réalisés hors de l'Italie. Actuellement, au moins la moitié des revenus du secteur (entre 50% et 55%) est réalisée hors frontière, sans tenir compte des cas d'entreprises dont la part d'export arrive à 70% et si le contexte de référence est global, les marchés européens restent les marchés de référence. Les parts élevées d'export, toutefois, sont 'défendues' et accrues en comprimant toujours davantage les marges, bloquées entre l'augmentation continue de la valeur de l'euro et la concurrence de beaucoup de Pays de l'Asie.
Du point de vue de l'export, les stratégies varient selon le type d'entreprise. " Pour celles qui opèrent dans l'ameublement - explique le président de Tessilivari - l'organisation distributive et commerciale n'est pas directe : elles vendent à travers des chaînes (aussi bien de vendeurs directs que de représentants), dans un rapport intermédié avec le client final. Dans le textile mode, par contre, les producteurs d'accessoires pour le produit fini vendent directement aux grands noms du style mondial ".
Dans ce sens, les activités de soutien à l'export des entreprises réalisées avec la contribution de la Fédération Tessilivari ont été décisives. Elle a agi de concert avec l'ICE et le Ministère pour favoriser la participation des entreprises du secteur aux évènements à l'étranger et de délégations étrangères à nos foires internationales, avec une activité continue de soutien avec les ententes opérationnelles de secteur. " Cela ne veut pas dire - précise Giardini - que les initiatives spontanées ont fait défaut. Il y a des 'pionniers' qui, dès les années soixante-dix, se sont aventurés sur les marchés internationaux, à partir des Etats-unis. Cela revient à dire qu'aujourd'hui le secteur bouge de manière concertée, sans disperser les énergies en initiatives isolées, mais le désir de nous imposer hors de l'Italie est depuis toujours dans nos cordes".
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