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L'INDUSTRIE ITALIENNE DES COMPOSANTS REDEMARRE GRACE A L'EXPORT

Un secteur de 38,3 milliards de chiffre d'affaires, qui emploie presque 250 mille salariés dans 2.131 entreprises constituant la filière automobile italienne. Ce sont les chiffres de l'industrie des composants automobiles Made in Italy, un secteur qui, avec une nouvelle tendance à l'export, démontre avoir trouvé les solutions pour surmonter la crise vécue par le principal groupe automobile national (Fiat) au début des années 2000. Et même si le plus important constructeur de voitures italien reste une référence pour le secteur, la dépendance de Fiat a légèrement baissé lors de la dernière année : 42% des entreprises italiennes des composants sont désormais complètement indépendants de Fiat.
L'édition 2007 de l'Observatoire des composants automobiles italiens (www.to.camcom.it/osservatoriocomponentisticauto veicolare), enquête organisée par la Chambre de Commerce de Turin et réalisée auprès de 789 sociétés appartenant à tous les stades de la filière, photographie donc un secteur en nette reprise : en 2006, les recettes ont augmenté de 9 % par rapport à 2005, avec une performance particulièrement significative pour les concepteurs-réalisateurs de système (dont le chiffre d'affaires a augmenté de 11,4 %). Le seul secteur de la filière inférieur à la moyenne est celui des sous-traitants, capable cependant de réaliser une progression importante de 6,7 %.
<>. La tendance à l'export est, en effet, une des caractéristiques marquantes de ce secteur, où 72 entreprises sur cent sont présentes au-delà des frontières italiennes. En 2006 le solde commercial du poste "parties d'accessoires pour véhicules et moteurs" a enregistré un actif de 5,5 milliards d'euros.
La principale zone de débouché est l'Europe occidentale, suivie de l'Europe Centrale, qui a conquis l'année dernière la deuxième place du classement au détriment des USA, passés en troisième position. Dans les trois dernières années, les entreprises ont ouvert de nouveaux canaux commerciaux, principalement en Europe occidentale (dans 39 % des cas), en Europe de l'Est (21 %) et en Asie (20 %). Les entreprises italiennes sont donc capables de s'internationaliser également en Orient, même si c'est justement dans le Far East que se concentrent les concurrents les plus agressifs : le fait que les soldes commerciaux négatifs du Japon, de Taiwan et de la Chine aient augmenté durant la dernière année démontre que ce sont ces zones là où se concentre la concurrence la plus forte à l'égard de l'industrie nationale du secteur.
Une industrie où, il faut le dire, les petites entreprises abondent (jusqu'à 10 millions d'euros de chiffre d'affaires), représentant 65 % du total. Un obstacle théorique à l'internationalisation qui requiert une dimension adéquate, mais qui devient à chaque fois un peu moins insurmontable. <>. Qui donc va donc au-delà des frontières est uniquement celui qui a les dimensions adaptées pour le faire. <>.
Dernier élément significatif de 2006, la tendance croissante des entreprises du secteur à établir des rapports toujours plus étroits avec le monde de la recherche. << 55 % de l'échantillon interviewé par l'Observatoire - commente Barberis - a investi au moins 2 % de son chiffre d'affaires en R&D au cours de l'année 2006. Il y a une autre bonne nouvelle. Le rapport avec le monde académique semble finalement décoller : 92 sociétés ont déjà lancé des projets de R&D avec des Universités>>.
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