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LE MADE IN ITALY MISE SUR LA QUALITÉ ET LA PERSONNALISATION

Qualité, flexibilité et personnalisation: voilà les trois caractéristiques distinctives des entreprises italiennes qui réalisent des machines, des équipements et des produits pour la fonderie. Un secteur qui réalise, à l’Étranger, environ les deux tiers du chiffre d’affaires qui, en 2007, a été de 1,5 milliards d’euros (+5%-7% par rapport à l’année précédente : ces données sont encore provisoires). L’export italien dans le secteur des machines pour la métallurgie et pour la fonderie, en 2007, a augmenté de 19%: ces valeurs, dont la source est l’Istat, ne permettent pas d’isoler avec précision les données relatives au seul secteur des fonderies, mais elles offrent, cependant, une image positive de la situation.
«Notre secteur – explique Fabrizio Carmagnini, directeur de l’association Amafond – compte environ 140 entreprises, dont 85 sont associées à l’Amafond, dans lesquelles travaillent à peu près 7.000 personnes. La majorité d’entre elles est représentée par des PME, même si quelques-unes se distinguent par des représentants de premier plan, les seuls qui aient été en mesure d’entreprendre des stratégies d’internationalisation productive sur les marchés actuellement les plus prometteurs dans le secteur de la fonderie, c’est-à -dire la Chine, l’Inde et le Brésil».
Les autres entreprises restent bien enracinées en Italie, qui demeure, de toute façon, un pays de référence, se situant devant les producteurs allemands, américains et japonais. «Ce qui nous distingue - continue Carmagnini -, c’est la capacité de suivre constamment nos clients : nous nous accréditons comme des partenaires complets, à partir de la phase préliminaire où on commence à évaluer une collaboration commerciale jusqu’à la réalisation du produit fini, ou à sa livraison. Nous sommes en mesure de sélectionner les solutions les plus efficaces pour garantir le jet et le type de machinerie requis: notre support est décisif pour garantir des solutions de qualité et avec un contenu technologique innovant».
La fonderie Made in Italy fournit des machines à former pour réaliser les pièces de fonte nécessaires aux exigences des secteurs de construction de l’automobile, du bâtiment, éolien, de l’industrie des machines pour mouvement de terre, des machines agricoles, des machines-outils qui requièrent des socles réalisés avec des structures fondues sur mesure. Une partie importante de la demande vient aussi du secteur de l’automobile. «L’Italie – précise le directeur d’Amafond – est sans aucun doute le leader mondial du coulage sous pression, grâce à ses machines de moulage sous pression, de coulure sous gravité et de moulage sous basse pression, avec lesquelles on réalise des composants fondamentaux comme les roues, les blocs-moteur, les pistons cylindriques réalisés dans des métaux non ferreux et utilisés massivement par l’industrie de l’auto». Dans ce sens-là , le secteur des machines pour la fonderie se différencie de celui de la sidérurgie, qui réalise des façonnages de produits de consommation (laminés, tôlerie, ronds de béton, rails) : «Le produit de fonderie - ajoute Carmagnini - è une pièce de fonte créée sur un dessin particulier, en un certain nombre de lots, selon la demande de l’entreprise commanditaire pour satisfaire ses exigences spécifiques».
Les marchés principaux pour les producteurs de machines, de fours et de produits de fonderie sont les Pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine), c’est-à -dire les zones géographiques où l’industrie de l’auto est en train de se déplacer, à cause des prix de production plus compétitifs. En Europe, ils gardent tout de même des tranches de marché d’export intéressantes, à part l’Italie même, surtout en ce qui concerne l’Allemagne, l’Espagne, la France et la Turquie. «Ce secteur - conclut Carmagnini – est en train de se déplacer des économies occidentales vers les Pays qui commencent à compter sur la scène internationale, mais l’Italie pourra encore dire son dernier mot au cours des prochaines années grâce, surtout, à un avantage très compétitif : celui de la technologie. Un exemple, sur tous les autres: nous sommes à l’avant-garde, également, du point de vue de l’automatisation des processus, réalisant des voitures qui vont du début à la fin du parcours de leur production. Et dans un secteur où le travail doit tenir compte des temps de refroidissement du métal, porté à des très hautes températures, l’optimisation des passages, moyennant des machines robotisées, joue un rôle fondamental en termes de réduction des temps de production et du personnel nécessaire».
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