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LE SECTEUR DE LA MÉCANIQUE SICILIENNE : AU SERVICE DU PÉTROLE ET DU GAZ

Né officiellement en 2006 avec le décret de reconnaissance officielle de la Région Sicile, le district de la Mécanique Sicilienne trouve ses racines dans un demi-siècle d’histoire industrielle du territoire. Tout a commencé avec la naissance d’un pôle de production dans la région de Syracuse-Priolo-Augusta dans les années Cinquante, avec l’arrivée en Sicile des multinationales de raffinage de pétrole et la transformation de l’économie locale agricole-commerciale en économie industrielle. Aujourd’hui encore, les 160 entreprises environ qui font partie du secteur sont essentiellement concentrées dans le triangle Syracuse-Priolo-Augusta, mais des réalités établies à Milazzo, Raguse et Gela ne manquent pas. L’effectif total s’élève à environ 4000.
Dans les années Soixante-dix la relève des générations et la diffusion d’un nouveau savoir-faire ont permis la naissance des premières entreprises mécaniques ainsi que le développement d’un véritable engagement personnel. Après plus de trois décennies le secteur est désormais devenu un système complexe, dans lequel coexistent et coopèrent de grands entrepreneurs généraux, des entreprises artisanales et des entreprises de services. Les entreprises associées opèrent à de hauts niveaux de spécialisation dans les domaines multiples qui tournent autour de l’industrie pétrochimique et des raffineries : conception, construction d’installations, essais, lancement, manutention, implémentation, réalisation d’infrastructures civiles et industrielles, composants, logistique, solutions technologiques, écologie et environnement.
Le secteur de la mécanique sicilienne se caractérise par sa capacité, garantie par le nombre et la variété de leurs entreprises associées, à couvrir toutes les phases du processus industriel et de fournir ainsi tous les services connexes liés aux activités de production du secteur Pétrole et Gaz. En particulier, les entreprises opèrent dans le secteur des constructions et des manutentions civiles et industrielles, dans les constructions routières, dans la construction et la manutention d’aqueducs et d’égouts, dans la construction et la manutention de pipelines dans le domaine urbain, dans la construction et la manutention de gazoducs et d’oléoducs, dans les restructurations et les restaurations, dans les montages mécaniques d’installation chimiques, pétrochimiques, de centrales électriques et d’autres installations industrielles, dans la pose de pipelines, dans la conception, la fabrication et le montage de charpenteries métalliques, de tuyaux et de modules off-shore, dans la manutention et la révision de rotatives, dans la conception et la construction de valves spéciales et d’actionneurs électro-hydrauliques et enfin, dans la conception et les travaux d’ingénierie.
Avant même la création du district, les entreprises se distinguaient pour leurs potentiels productifs, leur haut degré de spécialisation et leur investissement constant dans la recherche et le développement. Le point fort du secteur réside dans le fait d’avoir réussi à réunir ce savoir-faire et cette multiplicité d’expériences, en surmontant la vision individualiste et en donnant naissance à un sujet pouvant répondre à tout type d’exigence provenant de chaque client, et en fournissant des solutions personnalisées et clés en main. Fort de ces facteurs compétitifs, le secteur entend partir de cette excellente position commerciale – même hors d’Italie – de la majorité de ses entreprises associées afin de le renforcer encore plus.
Il faut souligner que les entreprises du territoire de Syracuse-Priolo-Augusta ont toujours eu une grande vocation à l’internationalisation, avant même d’entrer dans le secteur. Nombre des entreprises associées actuelles opèrent en fait de façon stable depuis plusieurs années dans des zones stratégiques pour le marché du pétrole et du gaz telles que la Lybie, le Moyen-Orient, et l’Afrique centrale. Actuellement la part de l’exportation sur les bénéfices du secteur (400 millions par an) se confirme sur 50%, avec des flux directs surtout vers la zone Méditerranéenne, le Moyen-Orient et l’Europe de l’Est. Le secteur, ainsi, a donc pour objectif de poursuivre une politique d’internationalisation sur trois niveaux superposés : renforcer les rapports commerciaux déjà existants, hérités des entreprises qui ont apporté leur expérience et leur portefeuille de relations commerciales ; mettre en œuvre une politique de promotion au niveau international grâce à la participation à des foires et à des événements, avec des planifications semestrielles/annuelles ; lancer des initiatives de pénétration commerciale autonome. Les Pays reconnus comme les plus prometteurs, dans ce cas, sont la Lybie et également, à moyen terme, L’inde, le Kazakhstan et l’Albanie, qui offrent d’intéressantes perspectives de développement et sur lesquels des analyses et des études sont menées.
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