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EMBALLAGES ET CONDITIONNEMENTS : INVESTISSEMENTS ET INNOVATION DANS DES MACHINES POUR CONQUÉRIR LE MONDE

Les fabricants de machines automatiques pour le conditionnement et l’emballage constituent un exemple vertueux dans le monde italien de la production. Loin d’avoir été épargné par la crise, ce secteur ne s’est pas laissé déstabiliser, en jouant surtout la carte des exportations à destination vers des marchés qui ont été moins touchés par le resserrement du crédit.
« Je ne dis pas que le marché intérieur est négligeable, explique Giuseppe Lesce, président de l’Ucima, l’association qui réunit plus de 100 entreprises, une entité plus que significative du secteur, nous l’avons même bien occupé, mais les exportations ont représenté 88 % des chiffres d’affaires en 2009. L’année dernière, de nombreux marchés étrangers ont accusé des baisses, mais il y a eu des exceptions notables dont nous avons su profiter. Je pense ici à la Chine où nos exportations ont enregistré une hausse de 28 % ou à l’Inde où elles ont augmenté de 21 %. Nous aimons jouer sur tous les terrains, souligne Lesce. J’ai évoqué la Chine et l’Inde, mais le sud est asiatique en général est une région très intéressante, sans oublier le Brésil où l’année dernière nos exportations ont enregistré une hausse de 80 % tandis que des signaux de reprise arrivent de Russie. » En ce qui concerne les marchés occidentaux, « en Europe et en Amérique du Nord, la reprise est plus lente, mais cela ne signifie pas pour autant que ce sont des marchés négligeables, ils restent même très importants. » Pour le secteur des machines automatiques pour le conditionnement et l’emballage, la propension à exporter n’est pas un dote improvisée, mais une caractéristique appartenant au patrimoine génétique. « Ce qu’il est intéressant de noter, souligne encore le président d’Ucima, est que les 88 % des exportations obtenus en 2009 sont le point d’arrivée d’une tendance de croissance progressive. Dans les années 80, en effet, les exportations se situaient autour de 60 %, dans les années 90, elles s’établissaient aux alentours de 80 %, avant de connaître une hausse ultérieure.
Mais la capacité à exporter avec profit et compétence ne constitue pas le seul point de force du secteur. « Je crois que notre force principale, souligne encore Lesce, est d’avoir le courage d’investir et de savoir innover. Je dis toujours que nous sommes « condamnés » à innover. Nous devons en effet rester capables d’offrir toujours plus et toujours mieux à 360 degrés. Et ce n’est pas un hasard si les investissements en R&D de notre secteur ont augmenté malgré la crise ». Le monde des machines pour le conditionnement et l’emballage, observe le président de l’Ucima, se caractérise par une série « d’activités différenciées car nos partenaires, bien qu’utilisant le titre de conditionnement et d’emballage, interviennent dans des secteurs variés, allant du médical au cosmétique en passant par l’alimentaire et les boissons. En Italie, et notamment, mais pas uniquement, en Émilie-Romagne, on trouve un district important produisant des machines automatiques. La mécanique, notamment la mécanique de précision, a des racines très profondes. Au fil des ans, il s’est différencié en réalisant des systèmes de conditionnement et d’emballage que l’on retrouve dans de nombreuses applications utilisant du carton, des emballages souples, du plastique, des bouteilles ou des flacons pharmaceutiques ».
En ce qui concerne les perspectives à court terme, Lesce est optimiste et évoque certains signaux encourageants. Ainsi, entre janvier et août, par rapport aux 8 premiers mois de 2009, les commandes ont augmenté de 26 % environ et le chiffre d’affaires est à nouveau en hausse depuis le second trimestre 2010. Mais ce qui est important pour nous –conclut-il- c’est continuer à bien dominer les marchés les plus porteurs. J’espère que, dans ce sens, au sein de l’Ucima, les membres trouveront comment développer des synergies et des collaborations. »
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