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L’aérospatiale italienne se pose au Chili pour FIDAE 2008

Accompagner l’industrie aérospatiale italienne dont l’ambition est de nouer des contacts et de conquérir des parts sur un marché en forte expansion : c’est l’objectif que l’ICE (institut italien pour le commerce extérieur) s’est fixé en organisant en partenariat avec l’Aiad (association italienne des industries du secteur aérospatial et des systèmes de défense) le collectif italien qui participera à Fidae 2008 (International Air & Space Fair) qui se tiendra à Santiago du Chili à l’aéroport international Arturo Merino Benitez du 31 mars au 06 avril prochains.
Fidae est le principal salon de la filière avionique de l’Amérique Latine ayant des applications dans le domaine civil et militaire y compris dans la gestion du contrôle du trafic aérien et des communications par satellite. La dernière édition de ce salon, qui a lieu tous les deux ans et qui s’est tenue en 2006, a accueilli 378 exposants provenant de 45 pays sur plus de 21 000 mètres carrés. Lors de sa dernière édition, il a enregistré une fréquentation record avec plus de 130 000 visiteurs (134 000 plus exactement dont 41 282 responsables marketing, responsables achat d’entreprises productrices et journalistes envoyés par la presse professionnelle du secteur).
Le secteur des technologies spatiales connaît un véritable essor au Chili grâce à l’implication de l’agence chilienne de l’espace. La demande locale de produits et de services dérivant de la technologie spatiale représente 500 millions de dollars chaque année : la plus grosse partie de cette somme provient de la location de satellites par les institutions chiliennes publiques et privées. Les technologies satellitaires représentent donc le segment de marché en pleine phase de développement. Les acheteurs chiliens de technologies aérospatiales ont des profils variés : des organismes publics, des institutions militaires, mais aussi des entreprises privées et des réseaux commerciaux. Le Chili est notamment un grand importateur de technologies liées aux communications satellitaires et à l’avionique civile et militaire.
L’Italie est le quatrième partenaire commercial européen et l’un des plus gros investisseurs étrangers dans ce pays d’Amérique du Sud. L’industrie italienne de la défense, de l’aéronautique et de l’aérospatiale qui emploie plus de 50 000 personnes et qui génère presque 10 milliards d’euros (selon les derniers chiffres communiqués par l’Aiad) compte sur de nombreuses marques d’excellence ou de longue tradition comme Alenia Aeronautica, Alenia Spazio, Aermacchi, Agustawestland, Finmeccanica et Piaggio Aero Industries. Si on y regarde de plus près, le secteur de l’industrie aérospatiale est capable d’atteindre des niveaux d’excellence dans certaines niches très spécialisées comme la construction de satellites et de composants spatiaux. Les entreprises italiennes du secteur aérospatial se concentrent dans certains pôles de production spécialisés : les principaux districts sont situés dans le Piémont, en Campanie, dans les Pouilles et le Latium. Récemment, des districts appartenant à des zones de production italiennes distantes les unes des autres ont lancé des initiatives de collaboration interrégionale avec pour objectif de créer un Pôle aérospatial italien.
L’une des dernières initiatives italiennes du secteur aérospatial (annoncée le 19 février dernier) est le lancement de la phase opérationnelle de la Campagne Arbatax 2008 de la mission de « Pollux ». Ce second exemplaire de laboratoire volant aérospatial sans pilote conçu et réalisé par le Cira (le centre italien de recherches aérospatiales) a reçu l’appui d’importantes industries nationales du secteur. «Pollux» est très similaire à «Castor», le premier laboratoire aérospatial sans pilote mis au point par le Cira, mais son contenu technologique est plus avancé : l’expérience opérationnelle acquise avec le premier lancement et l’analyse des données collectées par les ordinateurs de bord et transmises par satellite aux stations terrestres ont en fait permis de perfectionner ce second aéronef. La seconde mission a donc été précédée d’une conception plus complexe, aussi bien du point de vue de la vitesse à atteindre que des manœuvres à effectuer au cours du vol expérimental qui durera environ 140 secondes par rapport au 47 secondes du premier vol du laboratoire Castor.
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