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LE SIAL PARIS ATTEND UN AGRO-ALIMENTAIRE « MADE IN ITALY » EN PLEINE SANTÉ
Il s'agit de la plus grande manifestation mondiale du secteur agro-alimentaire : du 19 au 23 octobre, Paris accueillera l'édition 2008 du Sial, un salon qui se déroule tous les deux ans dans la capitale européenne et estimé comme la référence au niveau des salons de l'agro-alimentaire. Le Sial est considéré à tous points de vue comme l'évènement européen le plus important de l'année 2008 pour l'ensemble du secteur nourriture et boissons. L'universalité de la manifestation est confirmée par le nombre des pays de provenance des plus de 140 000 visiteurs de la dernière édition de 2006: ils sont venus de 191 nations et ont visité les stands parisiens des 5 302 exposants issus de 99 pays. Pour le salon de fin octobre, la surface d'exposition s'accroît, grâce à l'ouverture d'un autre hall de 15 000 m².
Mais quel est l'état de santé de l'industrie agro-alimentaire italienne qui s'apprête à participer au salon parisien grâce à la participation collective organisée par l'ICE (Institut italien pour le Commerce Extérieur) ? La vue la plus actuelle du secteur a été fournie par le rapport de l'Ismea (Institut de Services du Marché agro-alimentaire) de juillet dernier. Le document, faisant référence à l'année 2007, souligne la tendance particulièrement favorable de l’année passée en matière d’exportations du secteur agro-alimentaire, qui ont augmenté de 6,4 % à 23,71 milliards d'euros. Une croissance fortement soutenue par les produits caractérisés par une plus grande typicité et une valeur ajoutée associables à la dénomination « Made in Italy ». La performance la plus intéressante a été affichée par le secteur agricole, avec une progression de 10 %, en évolution sensible par rapport au 6,7 % de 2006. En baisse, par contre, la croissance des exportations de l'industrie alimentaire (de 8,4 % à 5,5 %). Mais les volumes des exportations de l'industrie alimentaire, presque quatre fois supérieures à la valeur des exportations agricoles (18,86 milliards d’euros par rapport à 4,85 milliards d’euros), ont davantage subi les effets de la dynamique monétaire défavorable.
L’Europe s'est confirmée comme le principal marché de débouché de l'agro-alimentaire italien et a absorbé 71,3 % du total : en première position, l'Allemagne (avec une part de 20,1 %), en deuxième position la France (à 11,5 %). Le marché des États-Unis, témoignant des tensions sur le front du change euro/dollar, a connu une baisse de 1,5 %, seul cas de l'évolution négative dans les vingt premières nations de destination des exportations italiennes. Un autre aspect intéressant ressort des statistiques de l'Usda américaine. D'après le département américain de l'Agriculture, qui prend le dollar comme monnaie de référence, l’Italie s'est située à une position élevée sur le marché mondial en 2007, avec une part des exportations totales de 2007 égale à 5,2 %. Une valeur supérieure à la part de marché des grandes économies exportatrices telles que le Canada, l'Australie, l'Argentine, plus vastes et à forte vocation agro-alimentaire. Le positionnement de l'Italie s'est par ailleurs avéré très positif par rapport à certains grands concurrents européens comme le Royaume-Uni et l'Espagne.
Concernant les exportations explicitement « made in Italy », c'est-à-dire celles qui comptent un panier de produits aussi bien frais que transformés, représentant la compétence dans l'agro-alimentaire national et auxquels une forte typicité est reconnue, la variation en valeur a été supérieure à la moyenne ( 6,4 %), enregistrant aune augmentation de 7,6 % à 14,70 milliards d'euros en valeur. En 2007, l'influence du « Made in Italy » sur les exportations agro-alimentaires totales a été de l'ordre des deux tiers environ (62,3 %) et les exportations de nourriture et de boissons ont été dynamisées en valeur par le vin (23 % de l'ensemble), soit une augmentation de 9 %, le double, par rapport à la variation moyenne annuelle du quinquennat (4,5 %). Mais le secteur qui a présenté l'augmentation la plus nette, même en valeur absolue, a été la confiserie/pâtisserie : 28 % par rapport à 2006. Selon l’Ismea, ce résultat s’explique principalement par la forte augmentation des valeurs unitaires ( 20 %), accompagnée d'une croissance importante des volumes exportés ( 5,9 %).
La tendance à l’augmentation parallèle des quantités et de la valeur unitaire a de fait caractérisé la quasi-totalité des secteurs de l'agro-alimentaire « made in Italy » en 2007. L'énième nouvelle tentative pour l'Italie de rester compétitive sur le marché international, non en vertu des stratégies liées à la baisse du prix de vente, mais à la haute valeur ajoutée et au niveau qualitatif de ses productions.
La participation officielle italienne au SIAL 2008 Paris Le Sial
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