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LE SECTEUR PÉTROLIER ITALIEN AU SALON ADIPEC À LA RECHERCHE DE COMMANDES MAJEURES DANS LE GOLFE
C'est l'un des rendez-vous de référence DU secteur global de l’industrie pétrolifère : le salon Adipec, qui se tiendra à Dubaï du 3 au 6 novembre 2008, attend plus de 1 500 exposants venant d’une cinquantaine de pays différents. L’industrie italienne du secteur pétrolier sera également présente. À l’image de ses concurrents internationaux, elle vise à établir des liens commerciaux et à jeter des bases solides en vue d’obtenir des commandes futures sur un marché régional qui vaut des centaines de milliards de dollars. Un marché où l’Italie veut conquérir elle aussi sa part de marché grâce également à l’engagement sur le front de la promotion de l’ICE, l’Institut italien pour le Commerce Extérieur, qui a organisé une participation collective à cette manifestation.
Les estimations officielles des pays du CCG (Conseil de Coopération du Golfe qui compte, parmi ses membres, l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar) prévoient que d’ici 2018, les pays de la région du golfe Persique investiront plus de 320 milliards de dollars dans le développement et des projets dans les domaines pétrole & gaz, pétrochimie et énergétique afin de répondre à la demande croissante en hydrocarbures des économies émergentes. Parmi les « dépensiers » les plus actifs, citons les Émirats arabes qui prévoient sur leur marché, bien avant les pays émergents, une augmentation constante de la demande en énergie électrique pour atteindre une valeur de plus de 40,8 gigawatts en 2020 (soit un taux moyen de croissance annuelle égal à 9 % à partir de 2007).
L’industrie italienne, qui sera présente dans l’un des 18 pavillons nationaux du salon Adipec 2008, est en mesure d’offrir des compétences de premier ordre au secteur de l’exploration et de la production, grâce à sa fabrication de machines, de systèmes et de matériel au service de l’industrie pétrolifère. Au vu du dernier rapport conjoncturel de l’Anima (www.anima-it.com), la Fédération de l’Industrie mécanique italienne, ce secteur peut se targuer d’un niveau d’internalisation élevé : en 2007, la part des exportations a atteint 78 % du total des recettes, c’est-à-dire 720 millions d’euros pour un total de 920 millions d’euros. En valeurs absolues, les exportations ont légèrement augmenté par rapport à l’année précédente : +1,6 %. Pour l’année en cours, une augmentation est prévue (+1,4 %), essentiellement alignée sur l’année 2007, avec une augmentation des emplois passant de 11 500 à 11 750 personnes et des prévisions d’investissements en croissance de 25 % à 25 millions d’euros.
Le scénario des acteurs de l’industrie italienne des services du pétrole et du gaz est résolument varié : notons la présence de géants comme Saipem (groupe Eni), le plus grand et le plus équilibré des fournisseurs internationaux, pouvant proposer à l’industrie pétrolifère des solutions clés en mains, ou Tenaris, le premier producteur italien de tubes en acier sans soudure pour l’industrie énergétique, entre autres. Ces deux groupes devraient clôturer l’année 2008 avec des recettes respectives de 10,02 et de 12,16 milliards d’euros. Signalons également la société Trevi Finanziaria, un groupe plus petit, spécialisé dans l’offre de services de forage dans le secteur du pétrole et du gaz, mais aussi dans l’offre de matériel de forage sur la terre ferme et offshore : la société envisage un chiffre d’affaires de 1,04 milliard d’euros pour la fin de l’année. Citons ensuite une multinationale italienne de « petite » taille, mais extrêmement spécialisée (ses recettes sont estimées à 350 millions d’euros pour fin 2008) : le groupe Socotherm, l’un des principaux fabricants mondiaux de revêtements pour tuyaux, avec des usines en Italie, en Espagne, en Australie, en Malaisie, en Chine, au Nigeria, en Angola, au Qatar, en Argentine, au Brésil, au Venezuela et aux États-Unis. Sans oublier un acteur aux dimensions vraiment réduites : la société Bellelli Engineering. Cette société a moins de 10 ans (elle a été créée en 2001), son chiffre d’affaires atteint quelques dizaines de millions d’euros et pourtant, elle est la seule au monde habilitée aux technologies de séparation de l’air du géant américain Air Products sur le marché du pétrole et du gaz.
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