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LE LABEL PRIVÉ "MADE IN ITALY": UN BUDGET DE 8 MILLIARDS
Le label privé conquiert de nouveaux espaces. En 2008, le chiffre d'affaires des produits labellisés a atteint en Italie, un pourcentage de 13% sur la valeur totale des ventes de produits de grande consommation, avec un chiffre d'affaires variable, entre 7,5 et 8 milliards d'euros. L'aspect le plus intéressant est que certains producteurs commencent à réaliser une part importante de leur revenu à l'étranger, grùce à un partenariat commercial avec d'importantes enseignes internationales. La prochaine foire internationale Plma, figurant au calendrier se déroulera à Amsterdam, du 26 au 27 mai 2009. Elle se présente comme un rendez-vous immanquable permettant d'apprécier la richesse de l'offre "Made in Italy" des labels privés. En vue de l'un des rendez-vous clés pour les opérateurs du secteur, l'ICE (Institut National pour le Commerce Extérieur) a organisé une participation collective divisée en plusieurs secteurs, "alimentaire", "denrées périssables" et "non-alimentaire".
L'Ă©dition 2009 du salon hollandais devrait ĂȘtre encore plus frĂ©quentĂ©e que la prĂ©cĂ©dente, qui a accueilli 1 693 exposants provenant de 64 pays, rĂ©partis en 27 pavillons nationaux. Cette annĂ©e la Plma's World of private Label devrait mĂȘme accueillir environ 3 000 stands et plus de 30 pavillons nationaux et rĂ©gionaux. Les catĂ©gories de marchandisage reprĂ©sentĂ©es sont : les produits frais, surgelĂ©s et congelĂ©s, boissons et produits alimentaires dĂ©shydratĂ©s, mais encore, parmi les variĂ©tĂ©s non alimentaires, les cosmĂ©tiques, produits de beautĂ© et pour la santĂ©, articles mĂ©nagers, pour la cuisine, l'entretien de la voiture, le jardinage et le bricolage.
La conjoncture dĂ©favorable, ainsi qu'une plus grande attention de la part des familles pour la sĂ©lection des produits de grande consommation a favorisĂ© une vĂ©ritable rĂ©volution en matiĂšre de styles de courses. En Italie, dĂ©sormais, plus de 90% des consommateurs acquiĂšrent au moins un produit de label privĂ© pendant l'annĂ©e. Ceux qui profitent de ce changement sont les producteurs italiens qui produisent des denrĂ©es alimentaires vendues sous la marque du distributeur : des pĂątes aux plus innovateurs des plats surgelĂ©s, des fromages aux en-cas et aux boissons, des glaces Ă l'huile. Mais le label privĂ© n'est pas uniquement synonyme de nourriture, mĂȘme si le secteur alimentaire reste son activitĂ© principale. Ces derniĂšres annĂ©es, les investissements pour une diversification commerciale ont augmentĂ© : ainsi sont apparus, les produits pharmaceutiques (en 2008, l'aspirine de la marque Coop, a Ă©tĂ© lancĂ©e sur le marchĂ©, www.e-coop.it), produits de beautĂ©, pour la santĂ© et le bien-ĂȘtre, articles mĂ©nagers et mĂȘme des services tĂ©lĂ©phoniques, proposĂ©s par la chaĂźne Conad.
Désormais les produits de label privé représentent presque 10% de l'offre de la grande distribution italienne. Un supermarché, en moyenne, propose environ 840 produits de sa propre marque. Ce chiffre dépasse les 1 500 produits dans les hypermarchés. Et ainsi, grùce à la demande croissante de marques commerciales de la part de tous les intervenants de la distribution, que ce soit des coopératives (Coop et Conad) ou des privés (Esselunga), les grands groupes de l'agroalimentaire ne sont plus seuls sur le marché, mais un espace est conquis par les petites et les moyennes entreprises qui peuvent consacrer une place importante à la fourniture de lignes de marque privée.
Quelques exemples : Il Molino Fratelli Chiavazza, qui depuis cinquante ans produit de la farine de blĂ© dur et fabrique une vaste gamme de produits dĂ©shydratĂ©s de consommation familiale, a enregistrĂ© une augmentation impressionnante des approvisionnements pour la grande distribution (Gdo), qui ont doublĂ©s cette derniĂšre dĂ©cennie et qui arrivent, en 2008, Ă reprĂ©senter entre 35 et 40% des revenus, Ă©gal Ă environ 35 millions d'euros. Cependant, grĂące aux labels privĂ©s il y a de la place aussi pour les petits. C'est le cas de la sociĂ©tĂ© Vis, PMI lombarde, qui produit des confitures et qui mise sur la possibilitĂ© d'ouvrir de nouveaux marchĂ©s. Et mĂȘme si aujourd'hui l'export ne reprĂ©sente que 5% des revenus (un peu plus de 7 millions d'euros), l'objectif de la sociĂ©tĂ© est d'arriver Ă un taux de 20-30%.
Si les PMI, elles aussi se mettent Ă penser en grand et voient loin, cela signifie que la vĂ©ritable opportunitĂ© rĂ©side en dehors de l'Italie, Ă©ventuellement dans les pays oĂč le pourcentage des labels privĂ©s pĂšse pour plus d'un quart sur la valeur totale des ventes. C'est le cas de l'Espagne (30,9%), des USA (30,5%), et la France (26,1%). Sans oublier nos hĂŽtes hollandais, pour qui les labels privĂ©s constituent un pourcentage de 26,4%.
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