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UNE TURBINE ITALIENNE SIGNÉE « TURBEC » POUR L’ÉNERGIE SOLAIRE ISRAÉLIENNE

Le soleil d’Israël et la technologie italienne réunis pour créer de l’énergie propre dans le Kibboutz Samar. Le moteur de l’installation solaire de 100 kW situé dans le désert d’Arava au sud d’Israël, est une micro-turbine de haute technologie produite par une entreprise émilienne, la société Turbec S.p.A., dont le siège se situe à Cento dans la province de Ferrare. L’entreprise, détenue à 75 % par des industriels italiens et à 25 % par Ansaldo Energia au travers de Turboenergy S.r.l., est dirigée par le président Carlo Mauri, le fondateur et le numéro un de Api Com, l’entreprise née en 1978 et spécialisée dans le développement et la réalisation de systèmes de tests pour les entreprises productrices de motocycles, d’automobiles et de moteurs.
La micro-turbine a été installée avec succès en collaboration avec la société Aora du kibboutz Samar, au sein d’une Unité de Conversion de Puissance (Power Conversion Unit), qui convertit l’énergie solaire en 100 kW d’énergie électrique et en 170 kW d’énergie thermique.
C’est un succès italien, choisi par Israël mais aussi par la centrale d’Almeria en Espagne et il y a déjà d’autres demandes provenant des États-Unis.
« Notre micro-turbine est la seule au monde à disposer d’une alimentation à air chaud – explique Mr Mauri – et c’est pour cette raison qu’elle a aussi été choisie par Israël. Par ailleurs, Turbec avait déjà expérimenté avec un centre de recherches allemand une application identique ». Mais comment fonctionne cette technologie ? « Les rayons solaires se concentrent sur la tour à travers les surfaces réfléchissantes des miroirs d’un champ héliostatique – poursuit le président de la société Turbec – rejoignant un unique « récepteur solaire » qui réchauffe l’air comprimé qui actionne la turbine ». L’entreprise de Ferrare a atteint un succès international en très peu de temps : « Nous avons acheté Turbec à Volvo Aero et ABB en 2002 – ajoute Mr Mauri – et nous avons commencé la production en Italie en 2005. Le développement de cette technologie a nécessité au moins trois ans de travail ».
Et le travail de recherche ne s’arrête pas là : Turbec travaille sur d’autres produits de pointe.
« Nous sommes en train d’appliquer la même typologie de machine en l’associant à des chaudières à biomasse – annonce l’entrepreneur – c’est un projet sur lequel nous sommes particulièrement concentrés en ce moment, au point de pouvoir dire qu’il s’agit de notre principal travail. Nous sommes toujours la seule entreprise au monde à avoir développé un produit qui est désormais en phase d’industrialisation. Ce gros investissement réalisé dans le secteur de la biomasse a déjà donné des résultats très intéressants et devrait se traduire rapidement par d’importantes productions pour ce type de machines. Notre objectif sera d’atteindre, par des développements supplémentaires, un rendement de 20 % sur la production d’énergie électrique obtenue par biomasse, directement utilisable ».
La recherche sur les énergies renouvelables, dans laquelle Turbec a investi plus de 20 % de son chiffre d’affaires au cours des deux dernières années, est un choix très précis de l’entreprise qui, en plus d’avoir l’avantage évident d’émettre peu de gaz à effet de serre, bénéficie également de retombées économiques remarquables. « Ce choix a non seulement présenté des avantages – conclut Mr Mauri – mais il représente aussi la seule voie possible pour faire croître une réalité économique telle que Turbec. L’utilisation d’énergies renouvelables et de déchets de type organiques sont le « pétrole » de nos générateurs d’énergie électrique et de chaleur ».
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