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DUCATI ENERGIA RELÈVE LE DÉFI ASIATIQUE

Rome - Forte de cent ans d'histoire, elle a connu les deux guerres, le grand déclin des années 1960 avec sa vente à des groupes industriels étrangers, puis la renaissance pour finalement revenir entre des mains italiennes. Et, pour finir, il faut citer le parcours de Ducati Energia, l'une des entreprises italiennes les plus importantes dans le secteur des composants électroniques. Un parcours long et difficile qui a commencé sur les cendres de l'ancien groupe Ducati de Bologne qui, au cours des années 1920 et 1930, avait des dimensions très importantes avec six établissements et des milliers de salariés. Puis une longue crise a suivi. Avant cette crise, l'entreprise avait fait le choix de la diversification de son activité dans le secteur des véhicules à moteur en donnant vie à l'actuelle Ducati Motor SpA. Enfin, il faut citer, dans les années 1980, la naissance de Ducati Energia, de ses 500 collaborateurs pour un chiffre d'affaires annuel qui flirte avec les 200 millions d'euros, dont 45 % sont réalisés à l'international. Ces chiffres importants vont même jusqu'à placer l'entreprise dans une position de leader sur le plan européen dans des secteurs tels que la production de condensateurs de puissance. À la tête de l'entreprise, depuis plus de vingt ans, il y a Guidalberto Guidi aujourd'hui secondé par sa fille Federica, trente-six ans, qui a rejoint l'entreprise il y a plus de dix ans et qui a bâti sa carrière en gravissant un à un les différents échelons. Nous lui demandons comment Ducati Energia a fait face à la concurrence internationale dans un secteur aussi difficile que celui des composants électroniques.
" Notre entreprise - répond Federica Guidi - est une réalité industrielle complexe. Ducati Energia, ses lignes de produits, ses générateurs de courant et ses condensateurs électriques, intervient dans des secteurs exposés à la concurrence, mais en opérant, via Ducati Sistemi, dans le secteur des systèmes de production, l'entreprise a le privilège de compter sur des marchés moins sensibles. Sans aucun doute, le secteur de l'énergie est en train de vivre une mutation complexe. Mais notre entreprise ne se referme pas sur elle même : elle cherche même à relever ces défis difficiles en investissant dans l'innovation, la recherche et la technologie. Et cela ne vise pas uniquement à nous permettre de nous maintenir sur le marché existant, mais également à nous permettre de pénétrer de nouvelles régions. "
Vous intéressez-vous également à l'Asie ?
" Oui, nous nous intéressons à l'Extrême-Orient et nous avons déjà réalisé d'importants investissements productifs en Inde. En Chine, au contraire, notre stratégie est différente. Nous avons décidé d'ouvrir deux filiales de nos sociétés bolognaises ainsi qu'un centre de recherches. Nous estimons pour l'instant que le marché chinois est encore risqué. Le marché indien est en revanche un marché plus mature et nous sommes en train de finaliser un accord portant sur la constitution d'une joint-venture pour produire en Inde et dans laquelle nous serons majoritaires. En Chine, nous avons récemment participé à une conférence sur le thème de la pollution en présentant un système à injection électronique pour les véhicules à moteur qui a suscité un intérêt certain. La Chine se tourne également très rapidement vers ces nouvelles technologies liées à la réduction de la pollution urbaine. Bref, notre principal concurrent pourrait devenir dans les prochaines années un grand débouché commercial "
Hormis l'innovation en matière de produits, comment réagissez-vous face à la concurrence de pays où les coûts de production sont bien plus faibles qu'en Europe ?
" Nous travaillons également beaucoup sur les politiques d'achats de matériaux. Nous réussissons souvent à réduire les coûts à travers les systèmes d'achat en ligne où les matières premières et les composants font l'objet de véritables enchères. Je suis personnellement en charge de ces politiques qui portent leurs fruits en termes de gestion des coûts de production ".
Comment vous sentez-vous dans ce rôle peu banal de femme manager ?"
" Notre entreprise compte beaucoup de femmes même à des hauts niveaux de responsabilité. Elles sont formées, capables et motivées. Mais la route est encore longue. Je crois que les femmes peuvent énormément apporter au monde des entreprises ".
Contact :
Ducati Energia spa via M. E. Lepido, 182 40132 Bologne Italie Tél. : +390516411511 www.ducatienergia.it
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