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GRÂCE À NOUS, L'HOMME PEUT RÉALISER SON RÊVE : VOLER

Rome - (Adnkronos Multimedia) - " La perspective de planer seul dans le ciel, sans aucune machine, est probablement la conquête dont l'homme a le plus rêvé. Être l'une des premières entreprises qui ont contribué de façon significative à ce qui semblait seulement être un rêve nous satisfait pleinement. " C'est ainsi qu'Andrea Boschi présente sa société, Paradelta (www.paradelta.it), qui se trouve sous les projecteurs du salon Italtrade cette semaine. La société Paradelta fabrique des voiles de parapente (appareils de vol libre qui utilisent les mêmes stratégies qu'un planeur ou un deltaplane), mais aussi des dispositifs d'urgence pour les avions, des manches à air et tout le nécessaire pour le sport, le jeu et l'industrie. Comment l'idée de fabriquer des voiles de parapente vous est-elle venue à l'esprit ? Notre société à responsabilité limitée a vu le jour en 1982 après sa première constitution en 1980 sous le nom de Paradelta Parma. Nous nous sommes lancés dans cette expérience car nous pratiquions le parapente et les produits offerts par le marché ne nous satisfaisaient pas. Nous avons ensuite vu que nos produits plaisaient aussi à d'autres personnes et nous avons continué. Au début, nous nous sommes consacrés à la fabrication de dispositifs d'urgence destinés au vol libre qui, à cette époque, était exclusivement synonyme de deltaplane, ainsi qu'à la conception d'ailes de lancement en spinnaker destinées au parachutisme. Notre société s'est ensuite affirmée en prenant le nom de Paradelta en 1983. C'est alors que nous avons commencé à fabriquer des voiles de parapente. Au fil des ans, nous avons ajouté aux produits sportifs des produits de publicité et d'autres destinés à l'industrie. Aujourd'hui, quelles sont les dimensions de votre entreprise ? Notre chiffre d'affaires atteint un million d'euros et nous sommes 15 salariés au total. Nous exportons 15 % des produits que nous fabriquons. C'est une baisse importante par rapport à quelques années auparavant lorsque nous parvenions à exporter 60 % de notre production. Les raisons à cela ? Essentiellement, l'augmentation des prix et le passage à l'euro qui nous a rendus moins compétitifs d'un point de vue tarifaire. De plus, après la chute du dollar, nous rencontrons également de nombreuses difficultés sur le marché américain. Quelques commandes arrivent pourtant : nous avons encore de nombreux fidèles qui visent à la qualité du produit. Possédez-vous des produits sous copyright et brevet ? Vous touchez là une corde sensible. Nous avons déposé trois brevets. Il y a tout juste un mois, j'ai dû me rendre en Russie car notre brevet était utilisé par une société locale qui lançait ensuite ses produits sur le marché européen par le biais d'un importateur allemand. Nous venons de signer un accord (pour lequel à l'évidence nous avons eu besoin des conseils d'un avocat) et nous espérons que tout est résolu et qu'ils nous paieront les droits qu'ils nous doivent. Je comprends que ce genre de choses puisse se produire, mais une société comme la nôtre, qui vit aussi et surtout grâce aux inventions, aux innovations et à la satisfaction de ses clients, peut se retrouver dans ce cas dans de sérieux problèmes. J'ai remarqué que votre site Internet est très à jour et à l'avant-garde. De quelle façon les nouvelles technologies vous ont-elles aidés dans vos activités ? Énormément. Notre site Internet nous a permis de recevoir de nombreuses commandes, principalement de l'étranger, car les utilisateurs peuvent se faire une idée relativement précise de nos produits. Internet nous a également permis de développer un marché pour tous ces produits (par exemple, les manchons à air) qui représentaient d'abord un créneau de vente et pour lesquels nous avons ensuite reçu beaucoup de demandes. Pour une petite entreprise comme la nôtre, c'était la panacée. Et comme nous ne recevons aucune aide de l'État, personne ne peut nous vendre : pour résumé, nous faisons tout nous-mêmes ! Parlez-nous des caractéristiques du nouveau produit de la société Paradelta, la voile Bamboo. Expliquez-nous également pourquoi tous vos produits portent des noms qui commencent par B ? Bamboo est le parapente idéal pour ceux qui cherchent à s'amuser en toute sécurité lorsqu'ils volent. C'est une voile intermédiaire/basique qui permet de mettre en concurrence maximale toutes les voiles des sportifs, du champ au cross country. Selon moi, sa particularité qui sera la plus appréciée par les amateurs est son extrême facilité de décollage dans toutes les situations ainsi que sa parfaite stabilité dans les turbulences. Pour ce qui est de la lettre B au début de son nom, ce n'est pas la première fois qu'on me pose cette question. Il est vrai que notre premier produit qui rencontra un immense succès fut Brocken Wind. Son nom a été choisi presque au hasard et de façon ironique, mais les sportifs lui ont réservé un accueil des plus chaleureux. C'est pourquoi depuis lors, plus pour conjurer le mauvais sort que pour une autre raison, nous avons souhaité conserver la lettre B comme un porte-bonheur. Et nous avons créé les autres voiles : Bingo, Bora2, Breathless, BiBreak… Concluons par une question indiscrète : on retrouve aussi parmi vos produits des cerfs-volants. Pourquoi ? Dans ce cas également, il a été question d'une coïncidence qui nous a porté bonheur. Il nous arrivait souvent d'aller voler, mais le vent soufflait trop fort pour nous y autoriser. Nombre de nos amis emportaient des cerfs-volants fabriqués de façon artisanale et ils les faisaient voler comme un passe-temps. Avec Silvio Macarozzi, une célébrité dans ce domaine, nous avons décidé de travailler ensemble afin d'apporter notre savoir-faire à ce secteur. C'est ainsi qu'est née Piro Piro, une gamme de cerfs-volants disponible en trois modèles qui se caractérisent tous par une conception semblable à celle des parapentes, développés par le biais de la CAO aéronautique. De plus, nous sommes les fournisseurs de la société Alivola à qui nous proposons des cerfs-volants acrobatiques très distrayants. À l'image de notre activité principale, nous avons lancé les cerfs-volants pour nous amuser. Et finalement, ils sont devenus une affaire des plus sérieuses. C'est génial de jouer sérieusement…
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