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LAURO BUORO : RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT, LE SECRET DE NICE

Rome (Ign) - " Une multinationale de poche ". C'est ainsi que Lauro Buoro définit Nice (www.niceforyou.com), une entreprise d'électromécanique de Trévise dont il est le président, qui produit et commercialise des systÚmes automatisés pour les habitations et l'industrie. C'est une entreprise qui s'est développée avec un désir d'internationalisation et qui a réussi à se faire une place sur le marché global.
Pourquoi cette définition ?
La premiĂšre fois que j'ai utilisĂ© cette expression, c'Ă©tait il y a quelques annĂ©es, justement pendant un entretien alors que l'on me demandait de dĂ©finir Nice. DĂ©jĂ la propension de l'entreprise Ă s'ouvrir au marchĂ© global Ă©tait Ă©vidente et c'est pour cela, qu'au fil des annĂ©es, la dĂ©finition est restĂ©e valable. Aujourd'hui Nice est une entreprise prĂ©sente physiquement dans divers pays du monde oĂč elle Ćuvre avec le soutien des ressources locales et oĂč elle fait partie intĂ©grante du tissu socio-Ă©conomique autochtone. C'est pour cette raison que je peux la qualifier de multinationale. Toutefois, bien qu'Ă©tant en forte expansion, nos dimensions sont celles d'une entreprise moyenne, Ă la structure souple et flexible.
à la différence de nombreuses réalités d'entreprise, la vÎtre s'est caractérisée jusqu'à présent comme une entreprise à forte vocation internationale. De quelle façon avez-vous réussi à attaquer avec efficacité les marchés étrangers ?
Quand Nice est nĂ©e le marchĂ© national Ă©tait " occupĂ© " par des compĂ©titeurs dĂ©jĂ structurĂ©s. Investir sur des marchĂ©s Ă©trangers a Ă©tĂ© un choix presque obligatoire pour pouvoir se dĂ©velopper rapidement. Miser sur les marchĂ©s en expansion s'est rĂ©vĂ©lĂ© ĂȘtre une stratĂ©gie efficace, appuyĂ©e par la capacitĂ© de dĂ©velopper des produits dĂ©diĂ©s aux divers pays. Miser sur une forte prĂ©sence de la force de vente, soutenue aussi par les filiales, s'est rĂ©vĂ©lĂ©e une autre stratĂ©gie efficace.
à quel point la recherche et le développement sont-ils importants pour vous ?
" Recherche et développement " avec le design et la communication sont les moteurs principaux du succÚs de Nice, les facteurs qui nous ont permis, et qui nous permettent encore, de nous différencier de nos concurrents. En effet, l'investissement dans cette branche a augmenté d'année en année, en passant de 1,8 % en 2003 à quasiment 3 % de notre chiffre d'affaires annuel en 2005. Cette année il dépassera 3 %.
Vous avez rĂ©cemment acquis Motus S.r.l., une sociĂ©tĂ© qui produit des automatismes pour stores et volets roulants ainsi que des dispositifs de protection solaire. Une opĂ©ration qui a permis Ă Nice d'offrir une ligne complĂ©mentaire (ligne Screen) en plus de la ligne originaire Gate. Les achats se poursuivront-ils, peut-ĂȘtre avec des objectifs Ă l'Ă©tranger ?
Le premier objectif consiste Ă Ă©largir l'importance des lignes de produit internes : la ligne Gate pour les systĂšmes d'automatisme des portails, les portes de garage et les portails industriels, et la ligne Screen pour les systĂšmes d'automatisme des stores et des volets roulants. Toutefois nous n'excluons pas la possibilitĂ© de dĂ©velopper l'offre avec des produits peut-ĂȘtre complĂ©mentaires par le biais de l'acquisition d'entreprises italiennes ou Ă©trangĂšres.
Pour créer votre affaire, vous avez eu recours à une banque locale. Le problÚme de nombreuses entreprises aujourd'hui, c'est justement celui de trouver des financements et des crédits. Pouvez-vous nous raconter comment vous avez fait et ce que vous conseilleriez aux entrepreneurs qui rencontrent ce problÚme ?
Effectivement, trouver des financements et des crĂ©dits a Ă©tĂ© difficile au dĂ©but. Avant de monter Nice, j'avais fondĂ© une autre petite entreprise qui travaillait pour le compte de tiers. Avec cette entreprise, pour la premiĂšre fois, j'ai dĂ» entrer en contact avec des banques afin d'obtenir des financements afin de lancer l'entreprise. Mes parents ont aussi dĂ» fournir les garanties nĂ©cessaires. C'est ainsi qu'avec le temps j'ai fait mes preuves en tant qu'entrepreneur sĂ©rieux et fiable et que j'ai pu accĂ©der assez aisĂ©ment Ă des financements et Ă des prĂȘts.
De façon plus générale, que devraient faire les entreprises italiennes pour sortir du cercle vicieux du " nanisme de l'entreprise (difficulté à se développer) et de la concurrence des pays à faible coût du travail " ?
Le " nanisme de l'entreprise " dans le passĂ© a plutĂŽt Ă©tĂ© une chance pour les entreprises, surtout celles du nord-est, puisqu'il Ă©tait synonyme de flexibilitĂ© et qu'il garantissait des standards de qualitĂ© Ă©levĂ©s et de faibles coĂ»ts de gestion. Aujourd'hui, sur le marchĂ© global, se mesurer Ă des entreprises qui opĂšrent sur des marchĂ©s oĂč le coĂ»t du travail et des matiĂšres premiĂšres est beaucoup plus bas qu'en Italie ne constitue pas seulement une limite, mais un risque qui peut compromettre la survie d'une entreprise. Il faut donc avoir une vision diffĂ©rente du marchĂ©, se focaliser sur les perspectives que le marchĂ© global et l'internationalisation des entreprises peuvent gĂ©nĂ©rer sans abandonner les spĂ©cificitĂ©s qui singularisent les entreprises italiennes. De plus, l'entrepreneur devrait crĂ©er une Ă©quipe, apporter des motivations, se mesurer aux autres, remettre en question les procĂ©dĂ©s de production ainsi que ses choix commerciaux et stratĂ©giques. S'associer Ă des entreprises opĂ©rant dans le mĂȘme secteur pourrait, selon moi, Ă©galement ĂȘtre une solution Ă ne pas redouter pour augmenter la compĂ©titivitĂ©.
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