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CALLIGARIS, QUAND LA CHAISE HABILLE LE BOIS AVEC LE STYLE ITALIEN

En 1966 il a succédé à son père à la direction d'une petite entreprise artisanale du Friuli-Venezia-Giulia qui produisait des chaises. Depuis lors Alessandro Calligaris a travaillé, risqué et innové pour rendre son entreprise ( www.calligaris.it ) un des leaders sur le marché de la chaise, des tables et des compléments d'ameublement. Une évolution qui est allée de paire avec la consolidation d'une excellence productive sous le signe du Made in Italy. Mais qu'est-ce qui a changé durant ces dernières 40 années, pour la Calligaris?
Notre entreprise s'est profondément transformée: de laboratoire artisanal pour compte tiers nous sommes devenus un groupe qui facture environ 167 millions et exporte vers plus de 80 marchés. Non seulement. Au cours des années, nous avons aussi inventé un nouveau concept de l'ameublement, fils de l'évolution des goûts, des tendances et du marché. Notre proposition s'est ainsi étendue de la chaise - qui maintenant est un produit de design enrichi de matériaux alternatifs au bois - à une série de produits et compléments d'ameublement qui permettent de décorer la propre habitation selon notre style. Le modèle est celui de l'"italian living", dans le sens de produits pour la maison inventés et développés par des designers Italiens et réalisés en Italie. Italien donc, que ce soit le projet ou l'industrialisation.
Mais l'ambition du " Made in Italy " doit s'adapter aux exigences organisatives imposées par la globalisation. Quel rapport avez-vous avec l'internationalisation?
Notre organisation d'entreprise ne peut pas faire abstraction de la matière première, qui se trouve à l'étranger. Et puisque l'Italie n'a pas de bois, la première phase du travail nous la devons réaliser nécessairement en Europe de l'Est. Surtout en Croatie où nous achetons le bois et nous le transformons en semi-élaboré. Le transporter coûterait trop et c'est pour cette raison que nos unités de production sont principalement à l'étranger, où nous sommes généralement présents par partenariat avec les entreprises locales. L'unique exception est le marché Croate, où est présente la Calligaris Do, une entreprise contrôlée à 90% et qui représente le plus important investissement à l'étranger jamais affronté par le groupe.
Les productions étrangères, à ce qu'il semble, entrent en force dans la réalisation du produit en ce qui concerne les phases initiales de la production. Mais quel rôle a l'Italie dans la création de valeur ajoutée?
Un rôle absolument primaire. Dans le district Frioulien de la chaise nous avons quatre sites productifs, qui travaillent comme usines d'assemblage des matériaux semi-élaborés importés d'Europe de l'Est. Pour les matériaux, nous nous adressons en revanche au marché national : le plastique de Brescia, le cuir de Vicenza: c'est l'effet de l'évolution progressive de notre structure d'entreprise de vertical à horizontal avec la révision contextuelle de la topologie productive et un fort recours à la délocalisation productive sur produits uniques, composants ou matériaux.
La délocalisation est une solution obligée pour répondre aux goûts et aux exigences du design qui a enrichi ces dernières années le produit traditionnel avec de "nouveaux" matériaux comme métal, plastique, cristal et cuir. Et pourtant, on ne risque pas d'oublier le bois en mortifiant l'excellence traditionnelle de la culture artisanale du Frioul dans l'élaboration?
Nous n'avons jamais abandonné le bois, mais aujourd'hui le monde de l'ameublement demande des matériaux hétérogènes et les designers le négligent en préférant produits alternatifs. Calligaris cherche, cependant, de mettre en exergue les projets qui utilisent le bois comme matériel de base. Il est à l'étude l'idée d'un concours pour les écoles de design et les universités d'architecture qui présentent des projets d'ameublement basés sur le bois. Nous espérons organiser la première édition du prix pour l'automne prochain.
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