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PIVATO FAIT VOYAGER LA TECHNOLOGIE ITALIENNE DANS LES INFRASTRUCTURES A TRAVERS LE MONDE

Soixante ans d'expĂ©rience dans les secteurs du gĂ©nie civil, des rĂ©habilitations, restaurations et infrastructures : des domaines dans lesquels le groupe Pivato (www.guerrinopivato.it) a rĂ©alisĂ© des ouvrages de grand prestige et de fort impact conceptuel et technologique. Et dans un contexte oĂč le secteur des constructions publiques et privĂ©es connaĂźt des difficultĂ©s sur les marchĂ©s matures (Europe et USA), l'entreprise italienne parvient Ă ne pas perdre de part de chiffre d'affaires, explique le conseiller dĂ©lĂ©guĂ© au systĂšme qualitĂ© d'information et au contrĂŽle de gestion Nicola Pivato.
Question : Quels sont les pays qui offrent aujourd'hui des opportunitĂ©s, mĂȘme dans un contexte de ralentissement de votre marchĂ© de rĂ©fĂ©rence ?
GrĂące au travail et Ă la crĂ©dibilitĂ© acquise au fil des ans, nous sommes aujourd'hui des opĂ©rateurs exclusifs au Pakistan, oĂč Pivato est la seule entreprise italienne de constructions qui soit prĂ©sente. Nous travaillons depuis 1993 dans le pays asiatique Ă la requalification d'ouvrages de voirie existants, avec l'objectif de garantir un cycle de vie prolongĂ© par rapport aux standards habituels.
Comment parvenez-vous Ă prolonger la survie des infrastructures ?
Notre valeur ajoutĂ©e est le «Pavital», une technologie innovante pour la rĂ©alisation de la sous-couche routiĂšre. Le Pavital est un mĂ©lange catalysĂ© rĂ©alisĂ© avec un sous-produit du traitement de la fonte mĂ©langĂ©e Ă des matĂ©riaux inertes (mĂȘme du sable) et un catalyseur Ă base de gypse. Sa performance est meilleure par rapport Ă la sous-couche traditionnelle : il est plus rĂ©sistant dans le temps et Ă©vite la formation d'affaissements dans l'asphalte Ă©talĂ© au-dessus de la sous-couche. Il rĂ©duit l'Ă©paisseur de 30-35 centimĂštres en moyenne, contre les 50-70 cm de la sous-couche traditionnelle ; il diminue de 30% le temps d'exĂ©cution, le mĂ©lange Ă©talĂ© se compactant et ayant immĂ©diatement une plus grande stabilitĂ©, rĂ©duisant les coĂ»ts de 30%. La technologie Pavital peut non seulement ĂȘtre utilisĂ©e dans la construction de routes et autoroutes mais aussi de pistes de dĂ©collage et aires de stationnements des aĂ©roports, aĂ©rogares de fret, ports et dans le renforcement de remblais de voies ferrĂ©es.
Mais Pivato, ce n'est pas seulement Pavital. Au fil des ans, votre groupe s'est spĂ©cialisĂ© dans la rĂ©alisation d'usines, bĂątiments, centres commerciaux, ponts, viaducs, voies ferrĂ©es, pistes aĂ©roportuaires et, les derniĂšres annĂ©es, mĂȘme dans la restauration d'immeubles.
Bien sûr. Nous sommes une entreprise polyvalente. Dans le cadre de l'un des nouveaux marchés sur lesquels nous arrivons, le Maroc, nous avons obtenu l'adjudication, début 2007, pour la réalisation de trois viaducs de l'autoroute Fez-Taza. Il s'agit d'un chantier d'une valeur de 35 millions et qui prévoit la réalisation de l'ouvrage qui sera le plus haut viaduc marocain. Nous avons, au début, suscité et subi un certain scepticisme, c'est indéniable. Mais aujourd'hui, la confiance autour de notre savoir faire est unanime. Parmi les compagnies internationales impliquées dans la construction de l'autoroute marocaine, nous sommes l'entreprise la plus en avance dans la réalisation des travaux. Juste une anecdote qui nous a remplis de fierté : un concurrent français est venu prendre des photos sur notre site pour essayer de comprendre notre capacité à développer des projets.
Mais concrĂštement, qu'est-ce qui plait chez Pivato au Maroc et sur les autres marchĂ©s oĂč vous avez des contrats ?
Nous travaillons bien, simplement. Ce qui signifie, concrÚtement, respecter les standards de qualité et les délais de livraison, en tendant à anticiper par rapport aux échéances préalablement fixées. Cependant, cela ne suffit pas. Pour bien comprendre les marchés extérieurs, nous ne partons pas au hasard, mais nous créons d'abord des contacts avec des entreprises locales qui nous aident à comprendre les logiques de fonctionnement d'un pays donné et les opportunités qu'il offre. L'étape suivante est la participation à des appels d'offres.
Au-delĂ de l'Afrique du Nord et du Pakistan, oĂč vous ĂȘtes prĂ©sents dans le domaine des travaux publics, avez-vous aussi des commandes dans la construction civile ?
Nous avons commencé une opération de constructions résidentielles de prestige, en Suisse. Il s'agit de 82 habitations au total, entre appartements en chalets et mini appartements en résidence. La valeur du contrat est d'environ 35 millions.
Des chiffres importants pour un groupe qui a clÎturé l'année 2007 avec un chiffre d'affaires de 75 millions d'euro (35% réalisés à l'étranger), équitablement répartis entre bùtiment (34%), infrastructures (46%) et réhabilitations (20%). De ces trois lignes de business, quelle est la plus rentable ?
Nos meilleures marges proviennent de l'activité de management de projet qui repose un peu sur diverses compétences : en quelques mots, nous fournissons notre savoir faire à des entreprises externes qui gÚrent en totale autonomie le développement d'un projet.
Nous avons récemment conclu un accord de ce genre en Libye, qui prévoit des oeuvres d'urbanisation primaire et secondaire dans la région de la Cyrénaïque. La valeur de l'initiative approche les 40 millions d'euro. Et la marge est à deux chiffres. Je n'entre pas dans les détails, mais je peux assurer que par rapport au business traditionnel, il s'agit de marges jusqu'à dix fois supérieures.
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