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LES AVIONS DE FLY SYNTHESIS SYNONYMES DE PERFORMANCE ET DE SECURITE

Des transports publics aux avions ultralĂ©gers. Il a fallu du courage pour remettre sur pied Fly Synthesis , une sociĂ©tĂ© qui, en 2000, traversait une crise grave et s'apprĂȘtait Ă fermer. Mais la famille de Sonia Felice, prĂ©sidente actuelle de la sociĂ©tĂ© de Mortegliano, dans la province d'Udine, a dĂ©cidĂ© de relever le dĂ©fi.
Nous demandons au numéro un actuel de la société quelles raisons l'ont conduite à changer complÚtement de cadre d'activité pour tenter l'aventure des avions ultralégers.
La capacitĂ© de voir plus loin a Ă©tĂ© importante : la sociĂ©tĂ© Fly Synthesis, fondĂ©e par quelques passionnĂ©s, a Ă©tĂ© transmise Ă ma famille aprĂšs plusieurs actes de propriĂ©tĂ© qui ne lâavaient cependant pas fait progresser. Ă notre arrivĂ©e, son chiffre dâaffaires sâĂ©levait Ă l'Ă©quivalent actuel de 100 000 euro et elle produisait cinquante-six avions par an. Aujourd'hui, nous arrivons Ă produire 150 avions, entre les « prĂȘts-Ă -voler » et les avions en « kit de montage » et notre chiffre dâaffaires atteint deux Ă trois millions d'euros, dont 80 % sur le marchĂ© Ă©tranger.
Il ne doit pas ĂȘtre facile de rivaliser sur les marchĂ©s mondiaux dans la niche des avions ultralĂ©gers. Quels sont les aspects qui qualifient prĂ©cisĂ©ment votre production ?
Ă la diffĂ©rence de la trĂšs grande majoritĂ© des industries qui produisent des ultralĂ©gers, Fly Synthesis peut proposer une large gamme de produits. En gĂ©nĂ©ral, nos concurrents tendent Ă proposer un seul modĂšle en plusieurs versions. Nous, par contre, nous proposons trois types diffĂ©rents d'avion. Et en avril 2009, nous pensons lancer un nouveau modĂšle dit « Ă aile haute ».
Quelles caractéristiques présentera l'avion que vous allez lancer sur le marché ?
Nous avons beaucoup travaillĂ© sur la sĂ©curitĂ© : parmi les Ă©lĂ©ments de qualitĂ© du nouveau modĂšle qui s'appellera « Syncro », citons le rĂ©servoir anti-dĂ©flagration, un systĂšme d'extinction automatique des incendies Ă bord et un parachute balistique permettant de mettre Ă lâabri l'avion et les occupants en cas d'urgence. Et je peux d'ores et dĂ©jĂ dire que nous dĂ©veloppons actuellement d'autres systĂšmes de sĂ©curitĂ© Ă l'intĂ©rieur de l'habitacle.
MĂȘme s'il s'agit de petits avions, ils n'ont rien Ă envier aux grands, en termes de protection du pilote.
Absolument. La sĂ©curitĂ© est un aspect fondamental pour de multiples raisons. En premier lieu, le respect des normes dĂ©terminĂ©es est une condition impĂ©rative pour obtenir les certifications de la part des autoritĂ©s aĂ©ronautiques qui dictent les rĂšgles sur nos principaux marchĂ©s d'exportation. Si en Italie, le vol avec des avions ultralĂ©gers est assimilĂ© Ă une activitĂ© ludique, il n'en est pas de mĂȘme Ă l'Ă©tranger, oĂč l'utilisation peut aussi prendre un caractĂšre professionnel et de ce fait, les processus de certification sont aussi beaucoup plus stricts. Il en est ainsi, par exemple, aux Ătats-Unis ou en Australie.
Un nombre excessif d'instruments et d'accessoires en garantie dâune sĂ©curitĂ© maximale ne risque-t-il pas de diminuer les performances des ultralĂ©gers ?
Nos avions peuvent atteindre des vitesses Ă©levĂ©es : le haut de gamme dĂ©passe les 250 km/h, la moyenne Ă©tant de 190-200 km/h. La seule façon de conjuguer sĂ©curitĂ© et performances Ă©levĂ©es consiste Ă dĂ©velopper notre savoir-faire dans l'utilisation des matĂ©riaux les plus Ă©voluĂ©s technologiquement. Nous n'utilisons que des fibres nobles comme le carbone ou le Kevlar, extrĂȘmement lĂ©ger et d'une rĂ©sistance jusqu'Ă six fois supĂ©rieure Ă l'acier.
La recherche, sur les matériaux et autres, est réalisée dans l'entreprise ou vous appuyez-vous sur des centres extérieurs ?
Nous disposons d'un laboratoire de R & D interne et d'un service technique : ces deux centres travaillent sur les nouvelles technologies des matériaux, réalisent des études aérodynamiques, développent la sécurité et le design pour que nos avions soient les plus attractifs et, je répÚte, les plus sûrs possible.
Je vois que vous tenez Ă insister sur le thĂšme de la sĂ©curitĂ©âŠ
Absolument : c'est notre fleuron. Jamais aucun de nos appareils nâa fait l'objet de dĂ©faillances structurelles.
Il ne saurait exister de meilleure carte de visite pour vendre dans le monde entier. Mais oĂč, prĂ©cisĂ©ment, votre fiabilitĂ© est-elle la plus apprĂ©ciĂ©e ?
Nos principaux marchĂ©s sont l'Australie, la Nouvelle-ZĂ©lande, l'Afrique du Sud et l'IsraĂ«l. L'Europe est un marchĂ© diffĂ©rent : si, dans les grands pays de l'hĂ©misphĂšre austral que je viens de citer, l'avion est un outil de travail ou un moyen de dĂ©placement assez courant, surtout dans les grandes propriĂ©tĂ©s fonciĂšres, les amateurs prĂ©dominent sur le Vieux Continent. Et pour eux, les options ne suffisent jamais, alors que pour un Australien par exemple, l'avion ne peut pas faire abstraction de grandes roues afin dâatterrir partout. Mais l'intĂ©rieur peut ĂȘtre simple et essentiel. Comment dire, dans notre secteur, c'est l'utilisation qui fait la diffĂ©rence.
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