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ENGINEERING, 30 ANS DE SUCCÉS DANS L’INFORMATIQUE

Un véritable exemple de l’excellence italienne. Avec 13 sociétés, 37 sièges opérationnels en Italie et à l'étranger, 6 600 professionnels des technologies de l’information, l’un des principaux centres de données européens en matière d’externalisation à Pont Saint-Martin (Aoste), le groupe Engineering est la première entreprise italienne de conseil et de services. Cotée en Bourse depuis 2000, elle fêtera ses 30 ans l’année prochaine, et son fondateur et président, Michele Cinaglia, avec son vice-président, Rosario Amodeo, sont prêts à faire la fête. Et ils ont raison, 30 ans d’existence dans le secteur de l’informatique, c’est une ère à part entière.
Comment est né le groupe Engineering ?
Cinaglia : L’entreprise est née avec le rachat de la société Cerved par ses dirigeants,
la société de services d’information des chambres de commerce italienne, l’actuelle Infocamere. Nous avons commencé avec un capital limité, mais avec un important patrimoine de professionnalisme et de savoir-faire que nous voulions mettre sur le marché.
Quelques années plus tard, en 1984, Rosario Amodeo, l’actuel vice-président exécutif, est devenu actionnaire.
Amodeo : Ce qui a motivé mon entrée dans le capital de la société, c’est la collaboration étroite que nous entretenions avec Cinaglia : nous avons toujours travaillé ensemble. Après mon arrivée en tant qu’actionnaire de référence, en 1984, j'ai pris des fonctions opérationnelles au poste d’administrateur délégué. Aujourd’hui, 67 % de la société appartiennent à ses associés fondateurs et 33 % à des actionnaires.
Quelle est la position d’Engineering sur le marché actuel ?
Cinaglia : Nous détenons 7 % du marché et nous prévoyons d’atteindre 750 millions d’euros de bénéfices en 2009 avec un résultat net avant impôt situé entre 13 et 14 %. Le facteur le plus important, surtout ces temps-ci, c’est notre faible endettement. Nous intervenons comme un intégrateur système sur tous les marchés, allant de la finance à l’administration publique centrale et locale, en passant par la santé, mais aussi l’industrie. Nos clients sont les PME-PMI. Nous jouissons ainsi d’une véritable solidité financière. C'est le fruit de 29 ans de travail. Les investissements continus dans la recherche et l’innovation atteignent 50 millions d’euros déjà programmés pour le triennat 2008-2011. Nous employons 7 000 personnes, dont 92 % à 93 % en Italie et 7 % à 8 % à l’étranger dans une trentaine de pays.
Et en 2000, il y a eu l’introduction en Bourse.
Cinaglia : Nous sommes cotés sur le segment Star de la Bourse italienne. Tout l’argent provenant de l’introduction en Bourse a financé la croissance de l’entreprise. Il a été utilisé pour son développement et pour des achats qui lui ont permis de devenir un cas à part chez les intégrateurs systèmes. Notre modèle d’entreprise, en fait, intègre également ses propres solutions, mais aussi les solutions de tiers. Nous avons nos propres solutions intégrales et technologiquement avancées, créées dans notre entreprise, qui sont entièrement remboursées dès l’année de réalisation. Notre point fort c’est la qualification : nous avons un centre de recherche très développé qui compte 100 chercheurs répartis dans quatre ou cinq sièges en Italie et à Bruxelles qui collaborent de façon poussée avec les principales universités italiennes. Nos chercheurs sont très importants à nos yeux. Ils sont indispensables pour nous permettre de proposer une offre sérieuse sur le marché. Les marges exceptionnelles que nous réalisons dépendent beaucoup de notre haut niveau de qualification.
Que signifie l'internationalisation pour vous ?
Cinaglia : Pour Engineering, l’internationalisation a commencé avec le rachat d’Atos Origin Italie, début 2008. En général, nous allons à l’étranger lorsque nos clients vont à l’étranger. Par exemple, dans le secteur de la finance, nous sommes présents dans l’ensemble de l’Europe avec Banca Intesa et Unicredit. En ce qui concerne l’industrie, nous suivons des clients tels que Fiat, Piaggio et Ansaldo qui sont tous présents sur les marchés internationaux.
Amodeo : Nous avons ensuite également des sociétés actives à l’étranger, comme dans le cas de Bruxelles où nous sommes en train de racheter une petite entreprise et où se trouve le siège de la Direction des affaires institutionnelles et de Sao Paulo au Brésil où nous nous sommes implantés avec Telecom Italia comme client et où nous avons ensuite continué en créant Engineering Do Brasil.
Quelles sont vos stratégies sur les marchés étrangers ?
Amodeo : Notre philosophie est de ne pas avoir de stratégie rigide ou toute faite, mais de suivre attentivement les développements du marché et de saisir les occasions qui se présentent.
Comment vivez-vous cette période crise économique ?
Cinaglia : En termes de résultats, nous sommes en hausse, nos chiffres sont bons et nous ne sommes pas beaucoup endettés. Chez nos clients, nous observons un certain niveau d’incertitude du point de vue stratégique, notamment dans l’internationalisation. Nous avons toutefois le sentiment que nos clients apprécient nos qualités par ces temps difficiles. Il faut enfin compter avec le risque de tension sur les paiements de la part des clients qui, dans certains cas, est l’expression même de la crise économique et de plus grandes difficultés à trouver des financements.
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