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DIVELLA : LES PÂTES DE QUALITÉ RÉSISTENT À LA CRISE

Forte de ses 120 ans de tradition, la Société Divella est la marque symbole du produit Made in Italy par excellence : les pâtes. Aujourd’hui, la société née à Rutigliano, de la volonté de son fondateur Vincenzo Divella, emploie au sein de son entreprise la quatrième génération de la famille, obtenant des résultats vraiment convaincants.
En générant 300 millions d'euros de bénéfices dans 80 pays du monde, la société Divella est devenue une véritable entreprise du secteur agroalimentaire. Dans cet entretien, le directeur général Vincenzo Divella retrace l’histoire de son entreprise et en définit les futures lignes stratégiques.
La société Divella produit des pâtes depuis 1890. Comment avez-vous réussi à garder une marque aussi forte depuis plus de 120 ans ?
Le caractère familial de l’entreprise, qui en est aujourd’hui à sa quatrième génération, est à la base de notre succès, aussi bien en Italie qu’à l’étranger. Notre entreprise est structurée en société anonyme, mais sa direction est familiale. C’est ce qui a donné à Divella un caractère de passion, d’attachement que les autres entreprises n’ont pas.
Quels sont à l’heure actuelle les points forts de Divella ?
En plus de la direction familiale, il y a également de gros investissements dans le domaine technologique, que nous avons réalisé dès les années 90, et qui se sont traduits par la création de fabriques dotées d’une technologie de pointe. Grâce à cela, la société Divella est aujourd’hui une entreprise pouvant fabriquer des produits de grande qualité à des prix compétitifs. Aujourd'hui encore, nous suivons une politique d’investissements dans les technologies à laquelle nous consacrons 5 millions d’euros par an.
Quelles sont les stratégies de Divella sur les marchés internationaux ?
Nous sommes présents à l’heure actuelle dans 80 pays dans le monde et nous recevons également des demandes venant des pays d’Afrique, comme du Bénin par exemple. Nous bénéficions d’un réseau de vente capillaire au niveau international. Nous avons réalisés de gros investissements pour le développement à l’étranger et, aujourd’hui, 25 % de notre production est destinée au marché extérieur. Il y a à l’heure actuelle une forte demande de pâtes à l’étranger. De notre côté nous avons également choisi d’associer aux pâtes une « Ligne Rouge » (c’est-à-dire de sauces tomates, de tomates pelées, etc, ndr), qui nous a placé au rang de grande entreprise en termes de chiffre d’affaire, 300 millions d’euros par an environ.
Sur quels marchés pensez-vous investir le plus dans les années à venir ?
Pour cette année la réalisation d’une nouvelle fabrique de pâtes fraîches ainsi qu’une nouvelle biscuiterie sont en cours. En ce qui concerne les investissements dans le domaine technologique, nous sommes en train de négocier une nouvelle machine qui nous permettra de produire des pâtes sèches à raison de 7500 quintaux par jour, par rapport aux 6000 quintaux actuels. Cette augmentation de la production comporte le lancement de gros investissements dans le secteur du stockage. En revanche, pour ce qui est des marchés extérieurs, nous espérons diversifier la « Ligne Rouge ».
Comment vous êtes-vous préparés pour affronter la crise internationale ?
La crise ne nous a pas touchés. Au cours de ces deux dernières années nous avons augmenté aussi bien notre production que les ventes. Nous avons pris une direction opposée par rapport au marché. En termes de chiffre d’affaire, le prix des pâtes ayant baissé et nos volumes ayant augmenté, nos espérons clôturer 2009 avec un chiffre d’affaires tournant toujours autour des 300 millions d’euros.
Êtes-vous en train d’évaluer l’hypothèse d’une cotation en Bourse ?
L'entrée en Bourse ne nous intéresse pas pour l'instant. L’entreprise s’autofinance et nous n’avons pas besoin de liquidités supplémentaires.
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