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BOGGI MILAN, APRÈS LE MOYEN-ORIENT LE CLASSIQUE POUR HOMME MADE IN ITALY VISE LA CHINE

La valeur ajoutée pour atteindre le succÚs est la sérénité : cette sensation agréable de se sentir à l'aise que le client éprouve chaque fois qu'il entre dans un des nombreux magasins que l'on rencontre en Italie ou dans le monde. Cette sensation existe grùce à une politique transparente des prix et à une identité précise de la marque : Claudio Zaccardi en est convaincu ; il est directeur général de Boggi Milano, une entreprise spécialisée dans la mode classique pour homme.
Monsieur Zaccardi, quâest-ce qui caractĂ©rise la marque Boggi?
Le fait dâavoir une identitĂ© claire et de donner un message prĂ©cis au client. Nous sommes connus pour notre excellent rapport qualitĂ©-prix qui met le consommateur Ă lâaise dans nos magasins. Ceci est Ă©galement dĂ» au fait que la production est dirigĂ©e directement vers le point de vente, sans les intermĂ©diaires qui contribueraient Ă faire gonfler les coĂ»ts et donc augmenter le prix de nos vĂȘtements.
Comment vous placez-vous sur les marchés étrangers ?
Nous avons Ă©tabli un partenariat avec un groupe libanais, Azadea, qui sâoccupe du placement de certaines marques comme la nĂŽtre dans de grands centres commerciaux comportant 200 Ă 300 magasins dans le monde entier.
Existent-ils des pays étrangers que vous privilégiez pour vos exportations ?
Les marchĂ©s sur lesquels nous sommes actuellement les plus forts sont ceux du Moyen-Orient (Liban, BahreĂŻn, KoweĂŻt, les Ămirats arabes). LâInde nous apporte Ă©galement pas mal de satisfactions, vu ces signaux nous espĂ©rons pouvoir atteindre un nombre de magasins similaires dans les 5 Ă 10 annĂ©es Ă venir.
Et il y a-t-il un marché qui soit encore un défi à relever ?
Sans aucun doute la Chine sur laquelle nous commencerons Ă travailler en dĂ©butant par Hong Kong. Bien quâune concurrence sĂ©rieuse caractĂ©rise le marchĂ© chinois, nous sommes certains que nous pouvons faire trĂšs bien, câest pourquoi nous prĂ©senterons non seulement un produit mais un concept. C'est-Ă -dire le goĂ»t dans la façon de sâhabiller qui est inimitable et qui fait partie de la culture et de lâhistoire du made in Italy.
Croyez-vous en lâimportance de la dĂ©localisation de la production ?
Dans une rĂ©alitĂ© italienne comme la nĂŽtre, si vous ne dĂ©localisez pas, vous ĂȘtes morts. Les coĂ»ts par rapport Ă dâautres pays sont trĂšs Ă©levĂ©s, trois fois supĂ©rieurs. Mais lâidĂ©e demeure toujours celle dâune marque 100 % italienne, surtout parce que le « cerveau » est ici ainsi que le modĂ©liste et le monde de la couture. Et puis nous essayons de privilĂ©gier le made in Italy particuliĂšrement pour les tissus en les utilisant Ă chaque fois que cela est possible.
Quâest-ce qui vous diffĂ©rencie de vos concurrents ?
DâaprĂšs moi, câest que nous fassions partie des rares dĂ©taillant italiens, Ă part nous il y a Zegna mais qui se place au niveau mondial dans le secteur des vĂȘtements de luxe ; notre clientĂšle est par contre absolument transversale : du jeune homme de dix-sept ans qui a besoin dâun vĂȘtement pour une fĂȘte jusquâĂ lâhomme dâaffaires.
Et comment se présente votre futur proche ?
Nous sommes sur notre lancée, avec une possibilité de changement trÚs rapide et des objectifs toujours plus ambitieux. Le projet le plus important concerne une expérience de partenariat, en clair une franchise, que nous allons réaliser à Catane, en Sicile.
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