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MAICO, LA MENUISERIE ITALIENNE DE L’ANTARCTIQUE À HAWAI
Les surprises du Made in Italy : on peut toujours être surpris de trouver des produits italiens là où l’on ne s'y attend pas. C’est le cas de Maico, une entreprise de Bolzano, leader dans les mécanismes de menuiserie, qui a récemment fourni, grâce à son client Danese Spa, les pièces de menuiserie équipant les 53 fenêtres de la base franco-italienne Concordia en Antarctique où vivent 32 scientifiques et devant résister à des températures pouvant descendre à -84°C. Mais la versatilité de Maico est totale : ses solutions pouvant être adaptées à n’importe quel type de condition climatique lui ont même permis de réaliser, en partenariat avec Albertini Spa, les volets de luxueuses villa hawaïennes au bord de l’Océan Pacifique.
Ces deux exemples confirment la capacité de Maico à imposer ses produits dans deux environnements « difficiles », aussi bien dans des climats chauds que dans des climats particulièrement rigoureux. « Dans les deux cas, indique le directeur général, Siegfried Zwick, il s’agit de situations limites qui font de nous les spécialistes des solutions extrêmes. Grâce à notre découverte exclusive antirouille « Tricoat », nous sommes capables de fabriquer des ferrures résistant à tout type d’agent corrosif ou usant : l’humidité, le chlorure de sodium, les acides ». Le brevet Tricoat a obtenu la certification européenne Din En Iso 9227, mais aussi le brevet d’aptitude aux États-Unis. Les débouchés potentiels sont donc quasiment illimités. Selon les dirigeants de Maico, le nouveau produit pourrait permettre à l’entreprise de pénétrer un nouveau marché d’au moins 5 millions d’euros dans les trente prochaines années.
Ces chiffres ont un fort retentissement pour un groupe dont les exportations se sont établies à 4 millions d’euros en 2007, soit une hausse de 20 % par rapport à l'année précédente. Si les exportations sont aujourd'hui à deux chiffres, le C.A total pour 2007 a enregistré une hausse moins spectaculaire au cours du dernier exercice avec 73 millions d'euros (+6,7 %). Pour l’année 2008, les dirigeants de la société tablent sur une nouvelle hausse des exportations, avec des performances intéressantes notamment en Espagne (plus de 10 %). « Les marchés étrangers où les ferrures Made in Italy sont les plus demandées, explique Siegfried Zwick, sont les États-Unis et le Japon ».
Les États-Unis sont notamment le premier importateur mondial de ferrures. Sur le marché américain, l’Italie est le treizième fournisseur absolu ; ses exportations représentaient 8 millions de dollars en 2007. Les valeurs des exportations Made in Italy à destination du Japon sont les mêmes, mais en Extrême Orient, l’Italie est le cinquième fournisseur absolu. « La ferrure est aujourd’hui considérée comme un complément de mobilier : fonctionnel, bien entendu, mais aussi élégant comme seul un produit Made in Italy peut l’être », souligne Zwick. Et pour proposer à un marché toujours plus exigeant des solutions au style séduisant, mais intégrant aussi des fonctionnalités avancées, Maico investit chaque année une part importante de ses bénéfices dans l’innovation technologique. En 2007, et ce n’est pas le fruit du hasard, le lancement de nouveaux produits sur le marché lui a permis de générer 13,5 % de son C.A.
Et si l’année 2008 s’avère prometteuse, l’objectif stratégique à moyen terme visé par la société est l’année 2010. C’est l’échéance que nous nous sommes donnés pour atteindre un C.A de 100 millions d’euros. Dans l’attente, Maico a conquis de nouvelles parts de marchés en 2007 pour la cinquième année consécutive (+1,8 %) en dépit de la morosité qui touche tout le secteur. « Malgré les difficultés du second semestre 2008, avance son directeur général, Maico table sur une hausse de 8 % de son C.A qui devrait atteindre 79 millions d'euros ».
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