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LES NANOTECHNOLOGIES ITALIENNES VOIENT LE JOUR EN VÉNÉTIE

Rome - (Ign) - L'objectif est très ambitieux : mettre l'industrie italienne à l'avant-garde dans le secteur des nanotechnologies, la nouvelle frontière qui, selon de nombreux experts, constituera le moteur du développement économique et de la production dans le futur. C'est pour atteindre cet objectif qu'une structure en consortium, Veneto Nanotech (www.venetonanotech.it), est née. Elle regroupe au sein d'une société par actions trois universités (Padoue, Venise et Vérone), la Région de Vénétie, d'importants centres de recherches publics et de nombreuses entreprises privées et les associations patronales des secteurs de production les plus variés. Les nanotechnologies qui représentent la capacité à manipuler des matériaux aux dimensions inférieures à un dix millionième de millimètres, sur l'échelle moléculaire, constituent en fait un ensemble différencié de compétences, de capacités et d'expériences qui ne peuvent pas être regroupées en un pôle de recherches unique. Une sorte de science transversale, utile et, même, dans un proche avenir, nécessaire pour amorcer un développement déterminant dans de très nombreux secteurs de production : de l'énergie, à l'électronique, de la chimie à la sidérurgie, des télécommunications au textile. Les champs d'application des nanotechnologies sont quasiment illimités et presque tous les secteurs de production les plus importants peuvent en être influencés de façon extraordinaire. Les recherches en cours et qui sont au cœur de l'expérience lancée par Veneto Nanotech, ont un spectre beaucoup plus large. Elles concernent le développement et l'application de nouveaux composants ou de composants améliorés pour les transports, les technologies de l'information, les télécommunications ou les nouveaux produits chimiques (par exemple, les nouveaux catalyseurs anti-pollution) ainsi que le développement de nouveaux médicaments et de nouveaux systèmes ou dispositifs de soins. Les applications potentielles sont également nombreuses en matière d'environnement et d'énergie, tout comme dans le secteur alimentaire et celui de la cosmétologie. Et, bien entendu, de nombreuses applications sont également attendues dans le secteur de la défense et de l'aérospatiale. Certains produits dérivants des nanotechnologies sont déjà disponibles sur le marché. C'est le cas des nanopoudres avec des propriétés anti-ultraviolets utilisées dans certaines crèmes de protection solaires, des poudres nanostructurées mises au point pour les revêtements optiques et les vernis, des disques durs des ordinateurs avec des surfaces nanostructurées qui permettent d'enregistrer des données à une très haute densité. D'autres produits sont attendus très prochainement, comme certains dispositifs photoniques pour les télécommunications, les superficies autonettoyantes, les systèmes de diagnostics et les nanocomposites. Enfin, à plus long terme, dans les 6 ou 7 prochaines années, on prévoit de concevoir des systèmes avancés pour l'administration de médicaments, des prothèses médicales plus résistantes et, grâce à une meilleure biocompatibilité et à des polymères conducteurs, de meilleurs systèmes de production et de stockage de l'énergie. Le marché dérivant des nanotechnologies est encore limité et difficile à évaluer mais ses perspectives à moyen terme présentent un intérêt extraordinaire. On estime en fait que dans les dix prochaines années, la contre-valeur des nouvelles applications nanotechnologiques pourra avoir des dimensions énormes au niveau mondial, supérieures à 600 milliards de dollars par an. Et l'industrie italienne, qui a déjà connu ses tout premiers et importants succès dans ce secteur, grâce au support offert par Veneto Nanotch, prétend jouer un rôle de premier plan dans les prochaines années.
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