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PISTOIA RENAÎT AVEC LE LUXE ET LES GRANDES MARQUES

Rome - (Ign) - Après quatre années de restructurations, on assiste à la reprise du district industriel de la chaussure de Pistoia. En 2006, la tendance s'inverse pour les 453 entreprises de la zone (il s'agit, dans la plupart des cas, d'entreprises familiales et artisanales) qui, en 2005 ont enregistré 200 millions de chiffre d'affaires total, avec 3600 employés et un quota d'exportation qui atteint presque les 60°%. Le district industriel rassemble dix communes de la Valdinievole toscane, une zone encaissée dans la région de Pistoia, d'environ 187 km² et comptant près de 96 000 habitants. Les industries sont spécialisées dans le secteur de la chaussure et du cuir et en 1991 elles employaient plus de 91°% des salariés. Elles ont connu la crise à cause de la concurrence chinoise.
Mais les entreprises de cette zone ont été capables de faire face au moment difficile en misant sur la qualité. Les deux phénomènes qui ont caractérisé la reprise sont le compte de tiers de luxe et l'émergence d'indépendants qui réussissent à conquérir des parts du marché: il y a ceux qui se sont mis à travailler en exclusivité pour les grands groupes du secteur et ceux qui, prenant plus de risques encore, ont décidé de créer leur propre marque ou de commencer une distribution sous licence. Et les effets se sont faits sentir : les ventes à l'étranger ont recommencé à s'envoler, avec une hausse significative de 8°%, au cours du premier semestre 2006. À présent, le district industriel regarde son avenir avec optimisme. Grâce également aux grandes marques italiennes qui se sont, entre-temps, implantées à Pistoia, de Ferragamo à Prada ou Dolce&Gabbana, jusqu'à Gucci qui, aujourd'hui, contrôle directement deux des plus grandes fabriques de chaussures de la région (Tiger Flex et Paoletti).
Mais avec l'avènement des grands groupes dans la zone de la Valdinievole, des producteurs qui ont leurs propres marques et leurs propres collections sont en train de se développer, tel que le groupe Panelli. Avant, tout était vendu à l'étranger, directement ou par le biais d'un unique gros client américain, puis le repositionnement nécessaire sur le marché a contraint les entreprises à miser sur une production de moyenne et haute gamme et sur leurs propres marques ou bien sur des marques sous licence. Tout cela a été rendu possible aussi par l'ouverture d'un centre technologique pour la diffusion de procédés informatiques (CAD, CAM) et par un programme européen spécial "Force" pour le financement des initiatives en matière de formation professionnelle. C'est ainsi que, petit à petit, l'époque de la dépendance des grandes chaînes de distribution s'est achevée et, aujourd'hui, toute la filière de production est tournée vers la qualité, depuis le fabricant de semelles et d'empeignes jusqu'aux fabriques de chaussures. Ainsi, il a été tout d'abord possible d'augmenter, de façon significative, le prix de chaque produit et puis, par la suite, le volume de production et d'exportation.
Aujourd'hui, le district industriel est bien présent sur les marchés internationaux du monde entier, en particulier dans les pays de l'Union européenne et aux États-Unis. Les entreprises et les institutions ont créé un centre d'excellence pour le secteur de la chaussure où sont sélectionnés les matériaux. Certains commencent même à penser à une appellation d'origine contrôlée qui puisse servir à reconnaître la qualité du produit réalisé sur ce dit territoire, pendant que certains fonds d'investissement italiens et étrangers commencent à s'intéresser réellement à la zone. Mais le défi le plus important à relever, c'est la renaissance du district industriel, qui a déjà été obtenue, en misant tout sur la qualité.
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