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LE DISTRICT VENITIEN DE LA CONSTRUCTION ECOLOGIQUE RELANCE LE DEFI

Dans les années à venir, les exigences croissantes de réhabilitation à l'enseigne de « nouveaux » systèmes du patrimoine architectural et urbain, notamment dans une région d’urbanisation très ancienne comme celle de la Méditerranée, stimuleront la construction écologique et ses techniques de construction et de restauration durables. En Italie, 20% des entreprises du bâtiment opèrent aujourd’hui dans le secteur des technologies et des matériaux écologiques, un marché que 91% des opérateurs considèrent en expansion. De la Lombardie aux Pouilles, des districts de la construction écologique sont disséminés dans tout le pays. L’un des agrégats productifs de plus ancienne institution est le district vénitien de la construction écologique, créé en 2003 et qui, ces dernières semaines, a reconduit l’accord de district jusqu’en 2012. Actuellement, 470 entreprises y adhèrent (132 à sa création), employant au total 7000 personnes sur le territoire régional, réparties entre entreprises du bâtiment et du bois, installateurs et producteurs de matériaux écologiques. Le chiffre d’affaires estimé s’élève à près de 2 milliards d’euros.
52% des entreprises opèrent dans la construction tandis que 15% sont des installateurs, voués à se développer tant en raison de la dynamique favorable du marché de la construction écologique que du succès croissant des offres de formation professionnelle destinée à ce secteur. La part d'entreprises (15% du total) qui se positionnent en fonction transversale par rapport aux segments de production en tant que fournisseurs de produits (couleurs, peintures ou briques) est un élément intéressant. Cette catégorie constitue l’un des principaux avantages compétitifs du district car elle optimise la flexibilité de processus et la vaste proposition de variétés dans les combinaisons de gamme. Parmi les structures du district, les entreprises leaders au niveau national dans le secteur sont nombreuses : la mission qui leur est confiée est de stimuler toutes les entreprises associées en vue d’un rapprochement horizontal et vertical progressif.
Le point commun des grands et petits opérateurs vénitiens de la construction écologique est la haute spécialisation de l’entreprise, capable de rivaliser au niveau national voire européen en tant que protagoniste du secteur. L’intérêt des perspectives ambitieuses est accru par un autre élément : l’attention croissante des opérateurs du secteur pour la conception durable, associée à la diffusion des entreprises impliquées dans cette activité, a progressivement fait baisser les prix pour le consommateur final. Les coûts de réalisation de bâtiments écologiques neufs sont très proches des coûts des techniques traditionnelles.
Un autre facteur vient favoriser les potentialités des entreprises vénitiennes de la construction écologique : d’après de récentes estimations, sur la période 2007-2009, les communes de la région ont alloué environ 3,5 milliards d’euros à la réhabilitation urbaine. Grâce aux capitaux mis à la disposition des administrations locales, les entreprises du district de la construction écologique pourront donc consolider leur structure patrimoniale et financière, au-delà d’acquérir un savoir-faire de plus en plus spécifique. Le modèle italien pourra alors servir d’exemple de réussite pour reproduire ces expériences à l’étranger : le marché communautaire est extrêmement réceptif, au vu des objectifs fixés par la Commission Européenne en 2006. Dans l’optique de Bruxelles, la construction écologique est en fait destinée à prendre une double valeur stratégique, tant pour réduire les consommations énergétiques qu’en prévision d’une plus grande maîtrise des émissions de CO2.
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