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POUR SORTIR DE LA CRISE, LES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION MISENT SUR LES INVESTISSEMENTS ET SUR LA QUALITE ÉLEVÉE

À l‘image de ce qui se passe dans le reste du monde, le secteur italien des technologies de l’information et de la communication (ICT) a souffert au cours de la première moitié de l’année, mais, grâce à une haute spécialisation et aux investissements en capital humain, la tendance actuelle est à la reprise. C’est ce qui ressort du dernier rapport présenté par l’Assinform, l’association italienne regroupant les entreprises fournissant des services informatiques et télématiques, concernant le premier semestre 2009.
D’un point de vue général, le marché des technologies de l’information et de la communication qui a généré 30 347 millions d’euros au cours du premier semestre de 2009 a subi une baisse de 4,5 %. Il a ainsi confirmé la phase de repli amorcée au cours du premier semestre 2008 qui a coïncidé avec la crise internationale et au cours de laquelle, après des années de croissance, il avait enregistré une baisse de 0,6 %. Tandis que les TIC ont connu une baisse de 2,5 % par rapport au même semestre de l’année 2008, c’est le marché de l’informatique qui semble payer le plus lourd tribut : il enregistre une baisse de 9 % et son chiffre d’affaires est passé de 10 049 millions d’euros à 9 142 millions. Pour le secteur informatique, ce sont les ventes de matériel qui ont accusé la baisse la plus significative avec - 15,7 %. Pour la première fois en trente ans, les PC ont arrêté leur irrésistible ascension.
Avec 97 000 entreprises, le secteur italien des technologies de l’information et de la communication qui emploie 390 000 personnes constitue l’une des réalités industrielles les plus importantes du pays et l’un des leaders des technologies de l'information en Europe. Quatrième pour la production de valeur ajoutée avec 2,8 % du P.I.B, ce secteur est le premier employeur de personnes diplômées, soit 30 % de ses employés. Il possède le rapport capital humain par unité produite le plus élevé. Selon Paolo Angelucci qui dirige l'Assinform, « à l’heure actuelle, les entreprises du secteur souhaitent surtout « conserver leur propre capital humain qui constitue le patrimoine le plus important du secteur et dont la préparation demande un engagement considérable en termes de temps et de coûts ».
Et pour passer le cap de la crise, on mise sur les investissements. Selon Angelucci, « le rôle des banques auxquelles nous demandons de développer les prêts à l’innovation sera essentiel. Il faut en fait soutenir, d'une part, les entreprises du secteur des technologies de l’information et de la communication qui luttent pour préserver leurs emplois et, de l'autre, les entreprises industrielles et les fournisseurs qui veulent y investir. Le sondage conjoncturel réalisé par l’Assinform a montré que les entreprises qui envisagent de développer de nouveaux projets dans le domaine des TIC ont augmenté de 25 %. « Nous accompagnons ces entreprises » – souligne le président d’Assinform – car elles peuvent servir de moteur à la reprise». En outre, explique Angelucci, « au niveau institutionnel, il faut donner un coup d’accélérateur aux dépenses publiques déjà engagées par les administrations, puis miser sur une meilleure utilisation des ressources déjà disponibles pour la formation. Ensuite, il y a deux autres propositions moins coûteuses. La première concerne la création de primes pour les entreprises spécialisées dans la mise au rebut des anciens logiciels, la seconde consiste à demander au gouvernement de financer, comme cela a été déjà annoncé par le ministre de l’Industrie, le projet « IT Industria 2015 » visant améliorer la qualité et la compétitivité des technologies made in Italy. Si la crise n’a pas épargné le secteur des technologies de l’information et de la communication, il s’agit de toute évidence d’un secteur ayant toutes les cartes en main pour une reprise vigoureuse. Un chiffre qui coupe court à la tendance actuelle nous rend particulièrement optimistes : l’accès Internet à haut débit a enregistré une hausse de 12,2 % par rapport au premier semestre 2008 et le nombre total d’utilisateurs dépasse 12 millions.
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