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LE SECTEUR DE LA CONSTRUCTION MISE SUR LES MARCHÉS ÉTRANGERS

Les entreprises italiennes du secteur du bâtiment essayent de minimiser les conséquences de la crise en misant sur les marchés étrangers. C’est ce qui ressort des derniers résultats publiés par les associations du secteur. Selon l’Ance (l’association italienne des constructeurs de bâtiment ), la part du chiffre d’affaires du secteur italien du bâtiment réalisé à l’étranger a presque doublé pour s’établir aux alentours de 12 milliards d’euros et atteindre une vitesse de croissance de 23 % par an. Ce secteur compte aujourd’hui plus de 500 chantiers à l’étranger. De plus, l’Oice, l’association italienne qui regroupe les organisations d’ingénierie, d’architecture et de conseil technico-économique, a souligné qu’en 2008, les 20 principales entreprises de conception de bâtiment ont augmenté de 60 % leurs carnets de commande sur les marchés étrangers. Après une phase de déclin, la propension internationale qui avait fait les beaux jours de l’industrie italienne dans les 1980 refait surface. Par rapport à cette période au cours de laquelle les entreprises allaient en solo à l’étranger, elles ont aujourd’hui tendance à se déplacer à plusieurs et à former des consortiums comme dans le cas d’Impregilo pour le doublement du canal de Panama.
La majorité des entreprises italiennes du secteur du bâtiment qui veulent travailler à l’international possèdent un avantage structurel par rapport à leurs concurrents étrangers (notamment français, allemands, espagnols, mais aussi chinois qui connaissent un essor fulgurant ces dernières années) : leurs entreprises sont plus petites. Pour bien se développer à l’étranger, selon les constructeurs de bâtiments, il faut que le marché intérieur soit efficace et possède des plans d’investissements sûrs dans le temps.
Parmi les objectifs les plus intéressants pour les constructeurs de bâtiments italiens, il y a les pays producteurs de pétrole où il faut construire des infrastructures. Il faut également compter avec des régions particulièrement porteuses comme l’Amérique latine et l’Europe de l’Est. Selon les dernières données publiées par Euroconstruct, une association qui regroupe environ 30 instituts de recherche du secteur du bâtiment (l’Italie étant représentée par le Cresme, le centre de recherches économiques, sociales et du marché pour le bâtiment et le territoire), les perspectives des marchés d’Europe de l’est sont plutôt encourageantes. Tandis qu’en Europe on table sur une baisse des bénéfices de 7,5 % pour 2009, les entreprises qui interviennent dans les pays de l'Est vont à contre-courant : la Pologne (qui a enregistré une hausse de 11,3 % en 2008) et la Slovaquie (+8,9 % l’année dernière) servent de locomotives. D’une façon générale, pour l’année 2009 qui restera une année noire pour le secteur du bâtiment en Europe, c’est l’Europe de l’est qui envoie des signaux positifs en s’établissant aux alentours de 1,2 %. Ce secteur devrait connaître une hausse plus significative en 2010 (on table sur une hausse de 6,3 %) et en 2011 (probablement aux alentours de 10,5 %). La croissance sera surtout stimulée par les travaux publics dont la demande devrait augmenter au rythme de 20 %.
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