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LE MADE IN ITALY QUI AUGMENTE À L’EXPORTATION AU SALON DE LA « SUMMER FANCY FOOD 2008 »

C’est le deuxième secteur manufacturier de l’économie italienne avec 113 milliards d’euros de chiffre d’affaire : c’est le secteur agro-alimentaire italien, qui s’est remis en marche ces deux dernières années après quatre ans de stagnation, due au ralentissement des consommations intérieures et du phénomène croissant de la contrefaçon. Le secteur s’apprête à tester les progrès récents dans l’un des événements clé de l’Amérique du Nord : la Summer Fancy Food (www.fancyfoodshows.com), considérée comme la manifestation la plus importante des Etats-Unis dédiée au secteur agro-alimentaire et qui se déroulera à New-York du 29 juin au 1er juillet 2008. L’Italie sera présente au salon avec une participation collective organisée par l’ICE (Institut national pour le Commerce Extérieur), qui a aussi inséré pour 2008 la foire américaine dans son programme promotionnel avec l’objectif de promouvoir l’offre Made in Italy à travers un enrichissement et une mise à jour des productions typiques, et, en même temps, de consolider et de défendre les positions déjà acquises sur le marché local pour les produits agro-alimentaires les plus exposés à la concurrence globale.
L’année dernière – en dépit d’une certaine stagnation de la consommation sur le marché domestique – l’exportation des produits alimentaires Made in Italy a répondu de façon significative aux difficultés conjoncturelles : en valeurs absolues, le plafond des 18 milliards d’euros a été atteint, égal à un progrès de 7 %, en ligne avec les données de l’année précédente (+ 7,1 %). À l’augmentation en valeur, a correspondu un accroissement de la quantité (+3,5 %), avec une croissance consécutive de la valeur unitaire moyenne d’environ 3,5 points. Comme relevé au cours des dernières semaines par l’association de secteur Federalimentare (www.federalimentare.it), qui a publié les données annuelles le 5 mai 2008, “l’exportation, à la différence de ce qui s’est produit souvent dans le passé, a été, dans de nombreux cas, plus rémunératrice que le marché intérieur”. L’incidence du chiffre d’affaire extérieur sur le total a rejoint les 16 %, gagnant plus d’un demi-point par rapport aux 15,3 % de l’année précédente. L’objectif d’atteindre l’incidence moyenne communautaire des 18 % est donc toujours plus proche.
Les secteurs qui ont réalisé les meilleures performances 2007 sur les marchés extérieurs sont celui de la bière (+ 37,8 %), du laitier-fromager (+ 13,6 %), du café (+ 13,7 %) et du riz (+ 13 %). Et, même les créneaux exportation-orientée, en théorie moins capables d’augmenter leurs niveaux d’internationalisation, ont réalisé une performance à deux chiffres : pâtes (+ 10,2 %), transformation des fruits (+ 12,9 %) et des légumes (+ 11,1 %). En ligne avec la tendance générale, deux autres secteurs leader à l’exportation, celui du secteur vinicole et celui de la confiserie, ont marqué, respectivement, un progrès de 6,3 % et de 6,1 %. L’Allemagne s’est confirmée comme le principal marché d’ouverture de l’industrie agro-alimentaire Made in Italy, avec une augmentation de 5,1 %. A lui seul, le Pays Européen absorbe 18 % de l’exportation alimentaire totale Made in Italy. Bien qu’ils apprécient l’euro les Etats-Unis ont marqué un important recouvrement par des résultats partiels de début d’année négatifs (entre -5 % et -10 %) sur une tendance presque stationnaire, avec une baisse limitée à -1,2 % et une part de marché égale à 12,3 % de l’exportation italienne totale de secteur. Troisième, la France avec une part de marché de 11,9 % et une augmentation de 6,1 %. Des signes positifs – et désormais c’est une constante – de la part du Royaume-Uni, un marché qui depuis des années récompense l’agro-alimentaire italien et qui s’est confirmé comme quatrième « client » étranger : en 2007 +10,4 %. Sur le front des marchés émergents, les taux de développement de la Pologne (+ 38,6 %) et de la Russie (+ 17,6 %) méritent une mention.
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