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COMER INDUSTRIES, LE LEADER DE LA MÉCA-ÉLECTRONIQUE VISE UN CHIFFRE D'AFFAIRE DE 500 MILLIONS EN 2010

La spécialisation de Comer Industries (www.comer industries.com), c'est la méca-électronique, la technologie qui associe mécanique, hydraulique, électronique et informatique. Cette société se situe à Reggiolo, dans la province de Reggio Emilia, et c'est le leader mondial de la conception et de la production de systèmes avancés de méca-électronique pour les transmissions de puissance destinées aux principaux constructeurs internationaux de machines agricoles et industrielles. Et même si, dans le domaine d'application traditionnel de la mécanique agricole, Comer Industries a acquis une prédominance indubitable, c'est pourtant une excellence de niche très spécialisée. Au cours de son évolution, cette société a su diversifier ses activités d'origine en réalisant aussi des transmissions épicycloïdales, des ponts différentiels, des roues motrices et une gamme complète de transmissions hydrauliques pour le secteur industriel, destinée en particulier aux générateurs éoliens et aux machines compactes pour la construction et le terrassement. Nous interrogeons M. Fabio Storchi, président et administrateur délégué de la société, si la diversification est la clé permettant de pénétrer plus efficacement sur les marchés étrangers.
L'élargissement de la gamme des produits que propose la société Comer Industries s'est accompagné d'une présence croissante sur les marchés internationaux. Quels sont les étapes qui ont permis à votre entreprises de suivre ses clients sur des segments plus qu'intéressants ?
La société Comer a une vocation internationale : nous exportons nos produits vers 50 pays et nous sommes présents sur les principaux marchés étrangers depuis les années 1970. En 1970, lors de la création de la société, notre horizon de référence était évidemment l'Italie. Mais déjà, au cours des années suivantes, nous avons commencé à nous tourner vers l'Europe : d'abord vers la Grèce, la France et l'Allemagne. Enfin, dans les années 1980, nous avons débarqué aux États-Unis. À l'heure actuelle, nos exportations influencent nos recettes de 75 à 80 %. Nous possédons des filiales commerciales dans les principaux pays industrialisés (États-Unis, Royaume-Uni, France, Allemagne), auxquels il convient d'ajouter notre nouvelle filiale de Shanghai.
Il n'a pas dû être facile d'obtenir de telles parts d'exportations : expliquez-nous quelles difficultés vous avez rencontrées pour imposer votre produit italien sur les marchés internationaux dans les années 1970 ?
À l'époque du démarrage de l'entreprise, s'exporter représentait une démarche digne d'un pionnier. Cependant, Comer Industries a toujours réussi ses transmissions étaient absolument innovantes. En fait, il n'existait à cette époque aucun concurrent pouvant proposer le produit que nous offrions d'une façon aussi articulée et variée, et c'est la raison pour laquelle il n'a pas été difficile de devenir le leader du marché. Plus d'un concurrent français, anglais ou allemand a été contraint à fermer car il ne parvenait pas à rivaliser avec nous.
Mais de toute évidence, cette position de numéro 1, qui s'est affirmée au fil des ans, ne vous suffit pas. Est-ce que vous aussi, comme les principaux fabricants internationaux de machines, visez les marchés orientaux comme l'inde et la Chine ?
Nous sommes présents en Chine depuis 1986, grâce à des initiatives de délocalisation de la production de transmissions agricoles à des fournisseurs partenaires. Aujourd'hui, grâce à notre expérience, nous avons créé à Shanghai une filiale commerciale, Comer (Shanghai) Trading Company Ltd, afin de promouvoir nos produits industriels sur le marché chinois dont le développement est exponentiel. De plus, d'ici la fin de l'année, nous ouvrirons une nouvelle usine de production à Shaoxing, dans la province de Zhejiang, et elle sera complètement opérationnelle à compter du mois de janvier 2008. Elle fabriquera principalement des transmissions destinées au secteur industriel chinois.
Par conséquent, la Chine s'apprête à devenir pour vous non seulement une zone stratégique permettant de concrétiser des initiatives de production visant à l'approvisionnement global de composants à bas prix, mais aussi un pays favorisant la création d'usines dédiées à un marché domestique considérable ?
Nous sommes présents en Chine car nous devons suivre le processus d'internationalisation de nos clients globaux qui se délocalisent de plus en plus vers ce géant de l'Asie. Nous répondons à leurs exigences en allant produire localement les produits qui leur sont nécessaires. En parallèle, les nouvelles productions seront également destinées aux marchés traditionnels, comme cela a déjà été le cas il y a une vingtaine d'années lorsque nous avons fabriqué en Chine des transmissions agricoles de faible technologie, destinées à l'origine au marché nord-américain et, depuis quelques années, au marché européen.
C omer Industries est une entreprise qui se développe continuellement et dont les objectifs de croissance sont de plus en plus ambitieux. Comment pensez-vous atteindre l'objectif de doublement des recettes (232 millions d'euros en 2006) pour passer à 500 millions d'euros d'ici 2010 ?
Notre plan stratégique de développement (Vision 2010) est lié à trois aspects du scénario global : l'augmentation de la population mondiale, avec les phénomènes consécutifs d'urbanisation et d'abandon des campagnes, l'attention croissante portée au développement compatible et à la production énergétique provenant des sources renouvelables (bioénergies et éoliennes) ainsi que la nécessité grandissante de construire des habitations et des infrastructures pour un monde qui est voué à abriter plus de 9 milliards d'hommes en 2050. Ces trois phénomènes déterminent le développement de nos principales branches d'activité, c'est-à-dire les transmissions mécaniques et les solutions de méca-électronique destinées au secteur des générateurs éoliens, des machines industrielles mobiles et des machines agricoles. Cela explique non seulement notre croissance à deux chiffres, qui se poursuit depuis quatre ans, mais aussi les prévisions de doublement de nos ventes en 2010.
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