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SOCOTHERM, LA "PETITE MULTINATIONALE" INVENTÉÉ PAR ZENO SOAVE

Tout commence à la moitié du dix-neuvième siècle, avec une activité industrielle fondée par Zenone Soave pour la fabrication et l'application de l'asphalte dans l'industrie civile. Après quatre générations, Zenone Eugenio (dit Zeno) Soave décide de prendre des risques, en amenant l'entreprise familiale sur le marché de niche des applications pour la protection des tubes en acier. Né dans les années soixante-dix, le groupe Socotherm (http://www.socotherm.com/index.php) dont Zeno Soave est le président et l'administrateur délégué est aujourd'hui un des plus grands opérateurs mondiaux dans le secteur des revêtements de tubes pour l'extraction et le transport du pétrole, du gaz et de l'eau, et fournisseur principal d'isolements thermiques des tubes pour les explorations pétrolifères en grande profondeur.
Président, comment vous est venue la conviction qu'il fallait oser aller vers un secteur jamais testé auparavant?
Il y a trente ou quarante ans une industrie pétrolifère en expansion demandait ceci: des tubes d'acier protégés contre les corrosions. L'entreprise Soave, qui connaissait l'asphalte, commença à utiliser ce matériau pour les revêtements, pour passer ensuite au polyuréthanne jusqu'à ce que nous ayons développé, dans de nouveaux locaux, des solutions d'avenir pour l'isolation thermique des tubes qui transportaient de l'huile combustible. Au début des années soixante nous opérions uniquement en Italie, mais en un peu plus de trois décennies nous sommes devenus une petite multinationale qui travaille dans le monde entier. Désormais, en Italie, nous réalisons une facturation de près de 10% sur un total de 280 millions consolidés en 2006, +8% par rapport à 2005.
Une entreprise comme Socotherm, qui au début de son histoire n'avait pas la taille, la force, ni le savoir-faire actuel, comment a-t-elle pu s'affirmer sur les marchés internationaux?
A l'étranger il y deux voies: opérer seuls ou en partenariat avec des groupes locaux. Socotherm a choisi, depuis toujours, la voie de la Joint Venture: synergies qui garantissent le colmatage de déficit de compétences dans des domaines comme la logistique, les réseaux commerciaux et la connaissance 'politique' du territoire.
Un modèle basé sur les Joint Venture locales ne risque-t-il pas, toutefois, de soustraire au nerf névralgique du groupe, qui reste en Italie, c'est-à-dire en Vénétie, une vision d'ensemble du scénario global?
Pas du tout. La gestion doit être nécessairement locale, avec des hommes choisis par nous-mêmes et venus d'Italie ou sélectionnés sur le marché de référence. Évidemment la coordination reste ne Italie et c'est le privilège de la holding. Mais il n'y a aucune architecture 'pyramidale': nous préférons définir notre structure comme une 'plate-forme' de consultation. Nous développons ensemble les plans stratégiques et les stratégies de développement qui sont actualisés de manière autonome par les sociétés périphériques.
C'est vraiment en périphérie que Socotherm a depuis peu inauguré un établissement où sont réalisés des tubes habillés du "deep water", c'est-à-dire des explorations pétrolifères d'une profondeur marine supérieure à 500 mètres. Quelles perspectives présente ce secteur?
Désormais les extractions sont de plus en plus effectuées en mer ouverte: pas uniquement parce que les bassins, moins utilisés, sont au large des côtes mais aussi pour protéger les installations des attaques terroristes de manière plus efficace, que ce que l'on réussit à faire sur la terre ferme. On s'éloigne de plus en plus de la côte et on cherche toujours plus profond, jusqu'à 2 000 ou 3 000 mètres, où le pétrole a une température entre 80 et 100 degrés centigrades: pour le ramener à la surface on a besoin de tubes capables de résister à de hautes pressions mais aussi de tubes multicouches qui maintiennent le pétrole brut chaud et qui l'empêchent de devenir visqueux une fois qu'il a atteint le niveau de la mer, à cause de la différence de température. Dans les cinq dernières années nous avons développé une technologie que nous sommes en mesure de fournir de manière exclusive et qui fait de nous les leaders mondiaux du secteur des explorations en grande profondeur: elle s'appelle "wetisokote®" et s'appuie sur l'utilisation du polypropylène modifié par des billes creuses en verre. Récemment nous avons inauguré une nouvelle installation à Luanda, en Angola, qui est le premier et le seul établissement où on habille les tubes pour le deep water.
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