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EMILCERAMICA IMPOSE LE CARRELAGE ITALIEN DANS LE MONDE, DES U.S.A Á LA CHINE

Au-delĂ de ses 45 ans dâhistoire, un chiffre dâaffaires qui a dĂ©passĂ© les 200 millions ( 206 lâannĂ©e derniĂšre, +11,5 % sur 2005 ), presque 1.100 employĂ©s : les chiffres sont importants, mais ne suffisent pas Ă qualifier la particularitĂ© dâEmilceramica (www.emilceramica.it), groupe industriel actif dans le secteur de la cĂ©ramique. InstallĂ©e dans le district historique de Sassuolo dans la province de ModĂšne, lâentreprise a changĂ© de peau ces derniĂšres annĂ©es, prenant la route de lâinternationalisation.
Demandons Ă lâadministrateur dĂ©lĂ©guĂ© Sergio Sassi, quels dĂ©fis est en train de vivre, actuellement, le secteur de la cĂ©ramique et avec quel scĂ©nario les entreprises sont appelĂ©es Ă se confronter.
Comme dans beaucoup dâautres domaines, ainsi que dans le monde de la cĂ©ramique, les marchĂ©s ont Ă©voluĂ©s dans la derniĂšre dĂ©cennie. Pour les entreprises qui veulent rester compĂ©titives, un changement de direction sâest imposĂ© et je dois admettre que peu dâentre elles y sont parvenues en cueillant les opportunitĂ©s de la globalisation.
Entrer dans la compĂ©tition sur les marchĂ©s globaux, donc, doit ĂȘtre un passage culturel : un parcours en somme aisĂ© pour un secteur qui dĂ©sormais depuis des dĂ©cennies sâest projetĂ© hors des frontiĂšres nationales.
La vocation Ă lâexportation est certainement dans lâADN de notre rĂ©gion, qui a commencĂ© Ă sâimposer sur les marchĂ©s extĂ©rieurs dans les annĂ©es soixante-dix et qui aujourdâhui se confirme par une part de marchĂ© de profits extĂ©rieurs qui va de 70 Ă 72 %. Les principaux marchĂ©s, actuellement, sont la France et les Etats-Unis, bien que ce dernier a Ă©tĂ© rĂ©cemment pĂ©nalisĂ© par la crise du marchĂ© immobilier.
Quâest en train de faire en particulier Emilceramica sur le thĂšme de lâinternationalisation ?
Nous avons agit sur deux versants : dâun cĂŽtĂ© nous avons dĂ©barquĂ© dans une Ă©conomie mĂ»re comme celle des Etats-Unis, qui toutefois prĂ©sente encore des niveaux bas dâutilisation de cĂ©ramiques. Dans les prochaines annĂ©es le marchĂ© amĂ©ricain sâannonce ĂȘtre le marchĂ© principal au niveau mondial et nous sommes prĂ©sents sur place avec un Ă©tablissement qui produit 16 millions de mĂštres carrĂ©s par an, contrĂŽlĂ© par une sociĂ©tĂ© en joint-venture avec lâamĂ©ricaine Dal-tile : la Dal-Italia. Les cĂ©ramiques, distribuĂ©es dans la chaĂźne de magasins Dal-tile, sont dĂ©veloppĂ©es et projetĂ©es en Italie, et rĂ©alisĂ©es en partie Ă Sassuolo et en partie aux Etats-Unis. ParallĂšlement, nous avons misĂ© sur le marchĂ© ukrainien, qui offre des avantages au point de vue des coĂ»ts (aussi bien des matiĂšres premiĂšres que des transports par voie ferroviaire) et aussi au point de vue de la position gĂ©ographique voisine des marchĂ©s prometteurs de lâEurope de lâEst.
La voie de lâinternationalisation passe-t-elle seulement par j-v avec des partenaires Ă©trangers ?
Pas nĂ©cessairement. Aux Etats-Unis nous opĂ©rons aussi de notre propre initiative Ă 100% : une sociĂ©tĂ© de distribution qui sâappelle EmilAmerica avec laquelle nous distribuons directement nos produits sur le marchĂ© local. Dans nos trois magasins (en Virginie, Californie et Floride) nous stockons les cinq-six lignes de produit demandĂ©es par les amĂ©ricains. Cette structure de service, qui nous permet de maintenir notre position dans un scĂ©nario difficile, dans le cas des Etats-Unis, donne au client la possibilitĂ© de ne payer que le coĂ»t du stockage : il dĂ©duit de cette façon les 40 jours de transport depuis lâEurope et reçoit le produit en 48 heures.
Et le Far-East ? JusquâĂ prĂ©sent vous nây avez pas fait allusion : mettez-vous de cĂŽtĂ© ce gigantesque marchĂ© ? Pas du tout. Au mois de juin dernier nous avons formalisĂ© un accord avec un producteur chinois pour la constitution de EmilMajor, une jv qui gĂšrera, Ă partir de 2008, trois magasins de marque italo-chinoise. Le plan prĂ©voit de commencer avec Shenzhen, PĂ©kin, et Shanghai, pour enrichir le rĂ©seau â dans le cas oĂč lâinitiative aurait lâapprĂ©ciation du marchĂ© â de 20 magasins sur trois annĂ©es successives. LâĂ©tape successive est de sâĂ©tendre de façon capillaire mĂȘme dans les villes les plus petites, Ă©ventuellement avec des magasins franchisĂ©s.
Le modĂšle de distribution en partnership avec des ouvriers locaux nâest pas destinĂ© Ă ĂȘtre une expĂ©rience seulement chinoise. Justement dans les prochains jours doit dĂ©marrer une nouvelle expĂ©rience en Roumanie. Peut-on en savoir quelque chose ?
Nous avons créé la marque « Ceramica Royal », qui vĂ©hiculera nos marques italiennes sur le marchĂ© roumain, oĂč nous voulons dĂ©velopper une stratĂ©gie commerciale Ă lâenseigne du Made in Italy : nous sommes en train de chercher Ă rattacher dâautres producteurs italiens dans le secteur « bain », comme Teuco ( baignoires dâhydromassage) ou des entreprises de meubles pour salle de bain, pour aiguiser lâappĂ©tit du Made in Italy de la clientĂšle roumaine de haut niveau. Le premier magasin sera inaugurĂ© Ă Costanza le 16 novembre. En 2008 sâajouteront les points de vente de Bucarest, Timisoara et Cluj. Lâobjectif est de copier les lignes du business model chinois, avec la pĂ©nĂ©tration successive, aussi, dans les centres de moyenne dimension. La caractĂ©ristique distinctive de lâinitiative en Roumanie, sera le caractĂšre des magasins, dans lesquels il y aura des zones dĂ©diĂ©es Ă lâItalie et Ă lâitalianitĂ© avec, par exemple, des dĂ©gustations de produits typiques de notre territoire, comme le traditionnel vinaigre balsamique de ModĂšne, accompagnĂ©es de musique italienne.
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