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IL N’Y A PAS AU MONDE UN PARC DE DIVERTISSEMENTS SANS UNE ATTRACTION « MADE BY ZAMPERLA »

Le divertissement comme destin. Alberto Zamperla descend d’une dynastie de fabricants de manèges. Déjà en 1896 l’arrière grand-père avait demandé aux autorités le droit d’occupation de terrain public pour ses manèges. Le tournant s’effectue après la seconde guerre mondiale, quand Antonio, le père de l’actuel président de l’entreprise homonyme, de la région de Vicenza (www.zamperla.it), commença à construire pour lui des jeux d’attraction, s’appuyant sur des ateliers mécaniques locaux.
Née en tant que petite entreprise au rayon d’action local, l’entreprise de famille est devenue aujourd’hui un groupe de dimensions internationales, avec sièges et/ou entreprises associées répandues partout dans le monde, des Etats-Unis à la Russie, de la Chine aux Philippines, des Émirats Arabes à la Corée. Quand s’est produit le saut de qualité ?
Après les premières expériences positives, mon père décida de s’arrêter à Vicenza pour commencer une activité entrepreneuriale de production et de commercialisation de manèges et d’attractions. Le tournant remonte à 1986, l’année de mon voyage aux Etats-Unis. Suite à cette expérience, finalisée par l’exploration d’une aire stratégique pour notre secteur, nous avons ouvert la première filiale étrangère directe. Cela a été un passage décisif, parce qu’il nous a permis d’entrer en contact avec le marché, en contournant les représentants auxquels nous étions confiés jusqu’alors et qui, évidemment, gardaient pour eux les informations stratégiques sur les goûts et les tendances du marché.
Concrètement, que vous a fait comprendre ce voyage aux États-Unis ? Comment cela a-t-il orienté votre stratégie successive ?
J’ai compris combien les américains étaient différents des européens : alors que pour le client européen le manège est une attraction, qui doit aussi satisfaire un goût esthétique, pour le fabricant de manèges américain - plus pragmatique – c’est seulement un outil de travail, qui doit bien fonctionner et nécessiter le moins d’entretien possible.
Comment dire : la comparaison avec les Etats-Unis a contraint votre entreprise à opérer un effort en termes de qualité de produit ?
Je ne dirais pas. La qualité connotait déjà notre offre. Tout au plus, nous accusions, en tant qu’italiens, un préjudice de fiabilité insuffisante : j’ai eu des clients américains qui, avant de signer une commande, ont voulu visiter notre filiale américaine pour s’assurer qu’il y avait des pièces de rechange. Il craignaient que nous ne puissions fournir un service après-vente adéquat.
L’Italie, payait donc une image pas vraiment positive sur le marché américain.
Résolument. C’est grâce à la confrontation avec les Etats-Unis que nous avons compris l’importance de l’image et de la force du système Pays. C’est ainsi que, progressivement, dans les foires du secteur j’ai commencé à réserver les espaces les plus grands parmi tous les exposants présents à l’événement, capitalisant la valeur ajoutée d’une forte présence même pour la promotion. Si dans le milieu des années 80 nous devions combattre le mythe de la fiabilité allemande, alors fournisseur-leader du Nord de l’Amérique, je peux affirmer avec fierté qu’aujourd’hui nous les avons exclus du marché, en devenant le leader incontesté. Et je ne me réfère pas seulement aux Etats-Unis, mais au scénario global : à l’heure actuelle il n’y a pas de parc de divertissements au monde construit sans qu’il n’y soit une attraction « made by Zamperla ». Nous fournissons les clients les plus remarquables et les plus prestigieux : de la Disney à la MCA Universal Studios, de la Warner Bros à la Paramount.
Le groupe Zamperla, est donc devenu leader de son propre créneau parce qu’il a assumé le risque de la confrontation dans l’arène de la compétition globale.
Certainement. Dans les dix dernières années, nous avons compris une leçon fondamentale : les concurrents doivent être affrontés sur leur « terrain ». Récemment nous somme arrivés en Chine avec l’objectif d’entrer sur un marché prometteur et de produire à coûts compétitifs, mais aussi pour contrôler les concurrents locaux et leur laisser le moins la possibilité de se renforcer sur le marché domestique. Et notre vœu c’est qu’en Chine il se produise ce qui s’est produit en Russie : à environ deux ans de notre arrivée les prix des producteurs locaux se sont rapprochés des nôtres. Nous les avons obligés à se positionner sur notre tranche moyenne-haute d’offre.
Avec cette part d’export très élevée, égale à 98% du facturé annuel (aux environs de 40 millions d’euros), quel rôle détient l’innovation pour continuer à défendre en tant que leader les marchés internationaux ?
Les investissements en R&S sont décisifs. Á plus forte raison pour une entreprise comme la Antonio Zamperla Spa, qui exporte des solutions mécaniques caractérisées par une technologie très avancée. La recherche est interne à l’entreprise : nous réalisons tout « in house », du projet au domaine artistico-décoratif. La dernière solution que nous avons développé concerne des montagnes russes dont les nacelles, qui ont la forme de motocyclettes, sont capables d’atteindre une vitesse de 65 km/h après 30 mètres, c’est à dire une accélération supérieure à une voiture sportive, toute proportion gardée.
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